Depuis septembre, la mission Siloé s’enracine aussi à Mistów, en Pologne. Cette nouvelle étape invite à revenir aux sources de Siloé : accompagner la relecture de vie à la lumière du Christ pour grandir en liberté et répondre à son appel. Asia Sikorska responsable de Siloé à l’international nous partage comment ce nouveau chapitre conduit l’équipe à discerner les étapes à venir.
Depuis septembre, j’habite au centre Siloé de Mistów (Pologne), – petit frère du centre de Montagnieu, – en tant que responsable de la mission Siloé en Pologne et à l’international. C’est un grand changement pour notre mission : jusqu’à présent, son cœur avait toujours été à Montagnieu. et maintenant nous apprenons comment travailler à distance. Je vois que pour avancer, dans cette expérience de la distance et de la création de ce nouveau centre, nous avons besoin de toujours revenir aux origines de notre mission, ses débuts et ses premières intuitions.

« La Communauté du Chemin Neuf anime des retraites de relecture de vie depuis longtemps, elles ont évolué sur la forme, mais le fond reste le même : biblique et christo-centré. Ces retraites s’inscrivent dans un cheminement à la suite du Christ. Nous sommes tous appelés à mettre nos pas dans ceux du Christ, afin d’aimer et servir Dieu. Cette marche peut être rendue plus ou moins difficile en fonction de nos histoires, de certains événements ou de certaines relations. Il peut alors être bon de prendre le temps de relire ce vécu à la lumière de l’Esprit Saint. »
C’est ainsi que la retraite Siloé (Anamnèse) a été définie par les membres de l’équipe et les accompagnateurs spirituels. Cette définition décrit bien le cœur de la mission Siloé. Mais Siloé n’est pas seulement une retraite ; elle englobe également le cycle annuel Siloé, la formation à la prière Délié, les accueils de longue durée à Montagnieu et à Mistów, le travail collaboratif de réflexion des accompagnateurs spirituels et des professionnels de santé.
En effet, la première Anamnèse, est née à l’initiative de Laurent Fabre (fondateur de la Communauté du Chemin Neuf), de la relecture faite par les frères et sœurs qui ont animé des retraites de trente jours. Ils ont constaté que certaines personnes éprouvaient des difficultés à répondre à l’appel du Seigneur, comme si elles boitaient à cause d’une pierre dans leur chaussure. Dans le deuxième exercice de la première semaine des trente jours, saint Ignace invite à relire sa vie en dialogue avec la Parole de Dieu, de se reconnaître aimé(e) de Dieu. Certaines personnes avaient besoin de s’attarder davantage lors de cette relecture, pour accueillir l’histoire de leur vie, y compris ce qui était douloureux. Revenant donc au cœur de Siloé, nous pouvons dire qu’il ne s’agit pas de guérir pour guérir, mais de recevoir la guérison et la libération pour suivre Jésus, et répondre à son appel avec plus de liberté.
A l’époque où la Communauté a commencé à proposer les premières Anamnèses, une division était manifeste dans la société française entre la perspective spirituelle et la perspective psychologique sur l’articulation de la personne. Il n’est donc pas surprenant que notre appel à l’unité ait également trouvé un écho ici, et très vite, frères et sœurs de la Communauté, de la Communion, mais aussi amis – accompagnateurs spirituels, médecins, psychologues, infirmiers – ont eu envie de travailler et réfléchir ensemble. Cette réflexion et ce travail partagés ont donné lieu à plusieurs colloques Siloé, réunissant des professionnels de la santé, des accompagnateurs spirituels et toutes les personnes intéressées par divers sujets (libération, pardon, souffrance…).
Dès ses débuts, Siloé a adopté la vision de la personne humaine non pas comme une simple composition d’éléments – corps, psychisme et esprit – mais comme une personne corporelle créée à l’image de Dieu pour la relation à soi-même, aux autres et à Dieu. Dans cette articulation la dimension spirituelle a toujours été, et demeure, prioritaire. Les accompagnateurs Siloé, même s’ils sont thérapeutes par profession, ne se présentent pas comme tels, mais comme des accompagnateurs spirituels. Les connaissances psychologiques éclairent la compréhension de ce que vit une personne, la compréhension des étapes de la vie et des blessures qui y sont associées, des mécanismes qui la protègent, mais une retraite Siloé (Anamnèse) est avant tout une retraite, un temps spirituel.

Et ensuite ? Au sein de l’équipe internationale Siloé de cette année, largement dispersée : Mirjam à Montagnieu, Claudine à Tigery, Pierre-Louis à Bonn et Asia à Mistów, nous constatons le besoin de créer des lieux et des moyens d’unité :
• Entre les équipes Siloé dans le monde à travers la formation pour les accompagnateurs spirituels. Cette formation étant aussi un lieu de partage d’expériences et de questionnements.
• Dans le travail linguistique : en effet, l’expérience de la traduction des enseignements Siloé dans d’autres langues invite à travailler à l’adaptation de la version française à la diversité de nos cultures francophones (principalement en Afrique).
• En renforçant les liens entre Montagnieu, Mistów et l’ensemble de l’équipe internationale Siloé, tant dans l’unité de prière pour la mission que dans la réflexion. Aujourd’hui, un espace de réflexion particulier se dessine : la place du corps dans notre perspective de l’unité psychique/spirituelle. Les progrès rapides de la neurobiologie, de la biochimie et de la neuropsychologie nous permettent de mieux comprendre nos expériences, mais aussi invitent à réfléchir à la manière dont notre propre corps pourrait nous conduire vers plus de vie et d’unité dans les relations avec Dieu, avec nous-mêmes et avec autrui.
En République démocratique du Congo, la Communauté du Chemin Neuf est implantée à Kinshasa et à Menkao. À Kinshasa, elle porte plusieurs missions : une maison communautaire, le foyer Saint-Paul pour étudiants, la paroisse Sainte-Christine et son école. À une soixantaine de kilomètres au nord-est de la capitale, à Menkao, elle anime également le centre spirituel Ubuntu.
À Kinshasa, la fraternité se vit au quotidien avec une grande intensité. Prêtre et responsable de la mission auprès des 18-30 ans, le père Thomas Prévost habite la maison communautaire. Il parle d’une vie fraternelle « puissance dix ». Sa mission se déploie au sein d’une association fondée par la communauté, qui mène des actions sociales auprès des enfants de la rue.
Sur ce même lieu de mission, trois frères et sœurs de la communauté, qui vivent à l’extérieur de la maison communautaire, sont salariés et partagent leur bureau avec lui.

Pour le père Doudou Nduelo, responsable du pays pour la Communauté du Chemin Neuf, les liens fraternels sont un moyen de « sortir de soi-même pour rencontrer l’autre ». La vie fraternelle lui permet « d’aller plus loin dans l’accueil de l’autre, y compris de ce qui m’est plus difficile à supporter. Elle élargit aussi ma manière de considérer mon prochain », reconnaît-il.
Un élan missionnaire nourri par les liens créés
À Kinshasa, les membres de la communauté partagent de nombreux moments de vie. Les invitations fréquentes chez les frères et sœurs vivant à l’extérieur de la maison communautaire nourrissent la fraternité au quotidien. La proximité des différents lieux de la communauté « renforce l’impression que tous les communautaires habitent un même quartier », souligne Doudou. Et, ajoute-t-il, « l’élan missionnaire est nourri par le fait d’être ensemble ».
« Je pense qu’il n’y aurait pas de mission s’il n’y avait pas la fraternité en premier ici à Kinshasa »
Thomas Prevost, prêtre de la communauté du Chemin neuf
Du côté des missions sociales, « je pense qu’il n’y aurait pas de mission s’il n’y avait pas la fraternité en premier à Kinshasa », observe Thomas.
« Ces différentes missions sociales sont nées de la vie de prière et de la vie fraternelle des premiers frères arrivés ici. C’est parce que les frères et sœurs étaient ensemble, priaient et cherchaient la volonté de Dieu que les missions ont commencé à naître. C’est ce que je garde chaque jour en mémoire lorsque je me rends au bureau, et ce qui me motive dans les tâches plus ingrates qu’il me faut assumer », poursuit-il.
Pour Doudou, responsable du pays, la fraternité « est une force et un témoignage pour la mission ».
Depuis plus de vingt ans, ces liens fraternels continuent ainsi de porter la mission. Ils se nourrissent de la prière, des démarches de réconciliation vécues ensemble et des encouragements mutuels.


Face aux nombreuses sollicitations, la vigilance reste de mise. « Elle est d’autant plus nécessaire en raison des missions quotidiennes que nous portons et qui nous conduisent souvent à être à l’extérieur de la maison pendant la journée », explique Thomas.
Souvent en mission le week-end dans le cadre de sa responsabilité auprès des jeunes, il veille néanmoins à préserver des temps de repos et de vie fraternelle. « J’ai choisi d’être présent, autant que possible, au repas du dimanche midi pour retrouver les frères présents dans la maison », affirme-t-il.
La fraternité comme lieu de combat
« La fraternité est un trésor, mais elle est aussi un combat », rappelait le père Bruno Cadoré lors du chapitre de la Communauté du Chemin Neuf en 2023.
Cette réalité se manifeste concrètement dans la vie quotidienne de la communauté. Ainsi, certaines questions liées aux aspects matériels et financiers de la vie commune ne sont pas toujours simples à aborder.

Pour Thomas, originaire de France, la vie fraternelle est à la fois une source de grande joie et un lieu d’apprentissage exigeant. « Malgré mes six années ici, je reste un étranger. Il y a encore beaucoup d’aspects de la culture congolaise que je n’ai pas intégrés. Cela entraîne parfois des incompréhensions, voire des frustrations. Mais l’avantage de notre vie ensemble est que le dialogue reste possible et que, en tant que Français, je n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat.
Il est aussi plus facile pour quelqu’un d’extérieur de remarquer certains travers culturels, mais ce n’est jamais évident de les mettre en face de son frère ou de sa sœur », confie-t-il.
À Kinshasa, un autre défi consiste à « libérer la parole pour que les frères et sœurs osent se parler directement et se réconcilier, plutôt que de parler les uns des autres ». Les membres engagés de la communauté se connaissent depuis longtemps et partagent une histoire commune. Comme dans toute famille, les relations peuvent parfois se tendre. Certaines blessures ou irritations risquent alors de s’installer et de nourrir la rancœur.
Face à ces situations, un accompagnement attentif est souvent nécessaire. « Cela demande parfois de désamorcer certaines tensions afin de rechoisir la fraternité », conclut-il.
Et pour continuer à grandir ensemble dans la confiance et la vérité, la fraternité demeure un chemin précieux qui permet de traverser les difficultés et de garder l’espérance.
Traduit par l’intelligence artificielle
Le vendredi 21 août, à l’Abbaye Notre-Dame des Dombes, auront lieu les engagements à vie de 11 célibataires consacrés et de 7 couples dans la communauté du Chemin Neuf. Ces engagements auront lieu au cours d’une eucharistie présidée par Monseigneur Olivier de Germay, archevêque de Lyon. 4 d’entre eux nous partagent les itinéraires intérieurs qui les ont amenés à ce choix.
Traduit par l’intelligence artificielle
Six ans après sa première édition, le retour de Just The Beginning à La Salette s’annonce comme un temps fort pour les jeunes de l’île Maurice et de l’océan Indien, placé sous le signe de la rencontre, de la joie et de l’espérance.

Le festival Just The Beginning se déroulera du 22 au 26 juillet 2026 à Notre-Dame de La Salette, à Grand-Baie, à l’île Maurice. Près de 500 jeunes de 18 à 35 ans sont attendus pour cette nouvelle édition, accompagnés de plus de 250 serviteurs et bénévoles mobilisés afin d’assurer l’accueil, la logistique, l’animation et le bon déroulement du festival.
Le retour du festival à La Salette constitue un événement particulièrement attendu. La première édition de Just The Beginning, organisée en 2019, avait réuni plusieurs centaines de jeunes de l’île Maurice ainsi que des jeunes venus des différentes îles de l’océan Indien. Les organisateurs espèrent renouveler cette dimension régionale en accueillant, cette année encore, des participants des îles sœurs.
Le retour du festival à La Salette constitue un événement particulièrement attendu. La première édition de Just The Beginning, organisée en 2019, avait réuni plusieurs centaines de jeunes de l’île Maurice ainsi que des jeunes venus des différentes îles de l’océan Indien. Les organisateurs espèrent renouveler cette dimension régionale en accueillant, cette année encore, des participants des îles sœurs.
Le thème retenu pour cette édition 2026 est « Rooted in Christ » (« Enracinés dans le Christ »). À travers ce thème, les organisateurs souhaitent offrir aux jeunes un véritable retour à l’essentiel et aux sources. Dans un monde où tout va toujours plus vite et où chacun est constamment sollicité, le festival se veut une invitation à faire une pause, à prendre du temps pour soi et à se recentrer sur ce qui compte vraiment.
Pendant 5 jours, les participants seront invités à vivre des temps de prière, de célébration, de fraternité et de ressourcement. De nombreux ateliers et workshops leur seront également proposés afin de favoriser les échanges et la croissance personnelle.

Mais Just The Beginning se veut aussi un festival festif et convivial. Les jeunes pourront participer à de nombreuses activités telles que le kayak, le football, la natation, le paddle, le dragon boat, des ateliers d’initiation à la fabrication de bougies ou encore la Fresque du Climat. Autant d’occasions de créer des liens, de se détendre et de vivre une expérience humaine et spirituelle forte.
Ce grand rassemblement se vivra sous un format résidentiel. Les participants pourront être hébergés soit en camping, soit dans des salles de classe spécialement aménagées pour l’occasion.
Depuis le mois d’octobre 2025, une quinzaine de personnes se sont engagées dans la préparation du festival. Chaque mois, elles se retrouvent pour un week-end complet de travail afin de préparer les différents aspects de l’événement, tant sur le plan logistique que sur le contenu spirituel.


Vendredi 15 mai, à la cathédrale d’Évry, 5 frères de la Communauté du Chemin Neuf ont été ordonnés prêtres par Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort.
Dans son homélie, Mgr Eric de Moulins-Beaufort a notamment souligné, à propos de la Communauté du Chemin Neuf, qu’elle était « un signe pour l’Église, par delà la différence habituelle des états de vie et aussi la différence des confessions chrétiennes ». Mgr de Moulins-Beaufort a ajouté que la Communauté était « une lumière et un gage d’espérance pour l’Eglise de Dieu en sa totalité ».
Qui sont-ils ?
Charles-Étienne Lepitre
- 36 ans
- né à Versailles
- Grand frère dans l’âme
- Idéaliste en conversion
- Un pauvre aimé de Dieu

Avant la communauté, tu faisais quoi ?
J’ai terminé mes études d’ingénieur, plutôt orienté production et logistique dans l’aéronautique.
Qu’est-ce qui te ressource ?
Marcher dans la nature, en montagne, lire un bon bouquin et passer un bon temps de sport avec les frères et sœurs.
Pourquoi tu as envie d’être prêtre aujourd’hui ?
Je réponds à l’appel du Christ et j’ai le grand désir de le faire connaître et de dire au monde: « C’est vrai, il existe ! Il est celui que vous cherchez, celui qui vous apportera le vrai bonheur ! »
Je sens dans mon cœur le désir d’être pasteur et de conduire, autant que je pourrais, par les sacrements, la parole et le don de moi-même au Christ qui nous sauve. Tant de personnes le méconnaissent ou le connaissent si peu, le cherchent consciemment ou inconsciemment, parce qu’ils ont soif de lumière et de vraie vie !
Une parole de la Bible ?
« ce que nous proclamons, ce n’est pas nous-mêmes ; c’est ceci : Jésus Christ est le Seigneur ; et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus.
2 Corinthiens 4, 5-7
Car Dieu qui a dit : Du milieu des ténèbres brillera la lumière, a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ.
Mais ce trésor, nous le portons comme dans des vases
d’argile »
Rémi Charpigny
- 70 ans
- originaire de Berry – Sologne
- « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » Jean 15, 13
Avant la communauté, tu faisais quoi ?
Veuf, père de 4 enfants et grand-père de 9 petits-enfants, j’aurais pu profiter d’une retraite agréable au bord de la mer à servir le Seigneur dans la continuité des engagements que j’avais avec mon épouse. Mais, répondre à l’appel de Dieu est l’assurance d’être à ma place, d’y être heureux, avec aussi l’assurance que mes enfants en recevront des grâces.
Qu’est-ce qui te ressource ?
Avoir des temps forts avec mes enfants, faire du sport régulièrement, me promener dans la nature, ramasser des champignons.

Pourquoi tu as envie d’être prêtre aujourd’hui ?
Parce que c’est la place à laquelle le Seigneur m’a appelé et qu’ainsi c’est la place où je suis assuré de la fécondité de ma vie, tout en étant conscient que cette fécondité m’échappe car elle appartient à Dieu.
Un moment clé où tu as compris que Dieu t’appelait ?
Mon épouse est décédée dans la paix après que les souffrances qu’elle endurait aient disparu. Elle s’est éteinte tout doucement, comme une petite bougie. À minuit, 3 h 30 après son décès, j’étais sous la douche et j’ai entendu la parole suivante : « Tu vas devenir prêtre. » Une telle parole s’entend non seulement par les oreilles, mais, je dirais, par tous les pores de ma peau. Il est impossible d’oublier une telle parole ainsi révélée.
Timothée Tillard
- 36 ans
- né sur l’Île de la Réunion
- Passionné
- Impatient
- Accessible

Avant la communauté, tu faisais quoi ?
J’ai fait des études de menuiserie pendant 3 ans. J’ai obtenu mon diplôme en 2012, juste avant de commencer la formation à l’Abbaye d’Hautecombe. Je me suis ensuite engagé dans la communauté.
Qu’est-ce qui te ressource ?
La vie fraternelle, la musique et le silence en montagne !
Pourquoi tu as envie d’être prêtre aujourd’hui ?
D’abord parce que le Seigneur m’y a appelé. Je suis convaincu que c’est par obéissance à Sa voix que mon appel s’est fait plus précis dans ma vie et qu’il sera solide.
Ensuite, parce que j’aimerais rendre plus visible le visage de Miséricorde et d’Amour du Père dans ce monde.
« Celui qui m’a vu a vu le Père »
Jean 14, 9
Le prêtre est le visage de Jésus sur Terre, par les sacrements, mais aussi par toute sa vie. Enfin, il essaie de l’être. J’espère pouvoir être ce visage pour ceux que je vais servir dans mon sacerdoce. Rendre plus visible la présence de Jésus qui Lui-même cherchait à rendre visible le visage de Son Père.
Une parole de la Bible ?
2 Timothée 4, 17.
« Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion »
Emmanuel de Langle
- 37 ans
- Breton
- Entier, lorsqu’il choisit de s’engager pour une cause ou un projet, il y va à fond
- Simple
- Pragmatique (il reconnaît que le critère esthétique influe assez peu sur son discernement)
Avant la communauté, tu faisais quoi ?
Je travaillais comme consultant dans la cybersécurité à la Défense chez WaveStone.
J’habitais à Levallois-Perret, où j’ai rencontré la communauté.
Qu’est-ce qui te ressource ?
- La course à pied
- La théologie (et oui, j’aime suivre des cours en ligne pendant mes vacances)
- Boire un verre avec des frères (ça c’est l’incontournable)
Pourquoi tu as envie d’être prêtre aujourd’hui ?
Cela me donne tellement de joie et de sens d’annoncer le Christ, notamment aujourd’hui auprès des jeunes !

J’aime la pastorale et je souhaite répondre à l’appel du Christ qui m’invite à l’annoncer aussi dans la célébration des sacrements, afin qu’il se donne aux hommes et puisse répandre sa miséricorde.
Une parole de la Bible ?
« entraine moi à ta suite, courrons ».
Cantique des Cantiques 1, 4
Ce verset me rappelle que je ne peux rien sans le Seigneur et que c’est lui qui m’attire et me donne sa grâce afin que je me mette à sa suite…. et quelle suite : le Cantique retrace le chemin de l’âme vers l’union au Christ-Époux !
Nicolas Rhoné
- 37 ans
- né à Nancy
- Chercheur
- Passionné
- Émerveillé

Avant la communauté, tu faisais quoi ?
J’étudiais à l’école Polytechnique avec un master de recherche en physique fondamentale.
Qu’est-ce qui te ressource ?
Marcher dans les montagnes suisses et passer la nuit sous les étoiles à photographier nébuleuses et galaxies.
Pourquoi tu as envie d’être prêtre aujourd’hui ?
Pour servir l’Eglise et annoncer la miséricorde de Dieu pour chacun !
Un moment clé où tu as compris que Dieu t’appelait ?
Lors de mon Baptême dans l’Esprit Saint à l’Abbaye d’Hautecombe, en 2006.
Une parole de la Bible ?
« Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. »
Éphésiens 2, 4-5
Traduit par IA
Texte de méditation
Jésus, la lumière qui guérit notre vision
Lettre du Pasteur Rogério Alves de Carvalho à la Communauté du Chemin Neuf pour l’office pour l’unité
« L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé », Matthieu 6,22
De manière très simple, le mécanisme de notre vision se produit lorsque la lumière réfléchie par les objets traverse la cornée, la pupille et le cristallin pour atteindre la rétine, où des cellules spécialisées codent l’image et le nerf optique transmet le stimulus au cerveau. La pupille fonctionne comme le diaphragme d’un appareil photo, contrôlant l’entrée de la lumière en fonction de l’environnement.
Jésus nous enseigne à travers un langage accessible, en comparant les yeux à la fenêtre d’une maison : « L’œil est la lampe du corps. » La qualité de la lumière qui pénètre dans une habitation dépend de l’état de la fenêtre. Il en va de même pour la lumière qui pénètre le cœur et l’âme : elle dépend de l’état spirituel de nos yeux.
Nous apprenons avec Jésus que si nos yeux sont mauvais, tout notre corps sera dans les ténèbres. Une vision distordue nous empêche de voir Dieu, Sa bonté, qui nous sommes et vers où nous marchons. Lorsque la lumière en nous n’éclaire pas correctement, tout devient confus et fragmenté.
Quand notre vision est guérie par le Christ, nous cessons de voir de manière divisée : nous nous mettons à regarder avec clarté non seulement Dieu, mais aussi notre prochain. Le manque d’unité naît souvent d’une vision altérée — de jugements précipités, d’orgueil, d’un manque d’amour et de compréhension. Mais lorsque la lumière de Jésus illumine nos yeux, elle aligne également notre cœur avec le cœur de Dieu.
La véritable unité ne consiste pas seulement à être ensemble, mais à regarder ensemble — avec des yeux illuminés par la vérité. C’est voir l’autre avec grâce, c’est comprendre le dessein commun, c’est marcher dans la même direction.
Le remède à cette vision distordue est la Lumière, qui est Jésus lui-même. Il ouvre nos yeux et illumine tout notre être, restaurant ainsi nos relations et nous conduisant vers l’unité. C’est pourquoi nous prions avec le psalmiste : « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi. » (Psaume 119/118:18)
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Seigneur, dans cette année d’élections au Brésil, au milieu des tensions, des divisions et des polarisations, apprends-nous à chercher ce qui unit plutôt que ce qui sépare ; donne à notre communauté de demeurer un signe de communion et de fraternité.
Nous te prions, Seigneur : donne-nous de chercher et de trouver ton unité et ta paix.
Seigneur, nous te confions l’Église Centrale de Belo Horizonte, avec laquelle notre Communauté entretient des liens d’amitié et de communion ; bénis particulièrement le couple de cette Église qui vit un chemin de discernement avec nous ainsi que les pasteurs qui nous soutiennent et nous enseignent. Donne à cette Église de chercher et de trouver Dieu en toutes choses.
Nous te prions, Seigneur : donne-nous de chercher et de trouver ton unité et ta paix.
Seigneur, nous te confions les Églises évangéliques de notre quartier, spécialement les liens fraternels avec la paroisse et avec les pasteurs qui œuvrent pour l’annonce de l’Évangile ; fais grandir entre nous l’estime mutuelle, la confiance et le désir de marcher ensemble.
Nous te prions, Seigneur : donne-nous de chercher et de trouver ton unité et ta paix.
Seigneur, nous te prions pour tous les lieux du monde marqués par la guerre, la violence et la haine ; fais se lever des femmes et des hommes de justice, de paix et de concorde, capables d’ouvrir des chemins de réconciliation entre les peuples.
Nous te prions, Seigneur : donne-nous de chercher et de trouver ton unité et ta paix.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf à Jérusalem
Texte de méditation
Jérusalem, ville de conflits et ville de la Pentecôte
Lettre pastorale du Cardinal Pizzaballa (patriarche latin de Jérusalem)
https://www.lpj.org/en/news/letter-to-the-diocese
Le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, adresse à l’Église une lettre pastorale. À travers une réflexion sur le mystère de Jérusalem, il nous invite à nous interroger sur la manière de vivre notre vocation chrétienne dans une situation de tension et de conflit.
« Que nous demande le Seigneur en ce moment ? Et comment donner une expression concrète à notre foi dans ce contexte difficile ? […] Comment, en tant que chrétiens, en tant qu’assemblée ecclésiale, vivre au sein de cette situation de conflit, politique, militaire, spirituel, dont nous savons qu’elle durera encore de nombreuses années ? Elle fait désormais partie intégrante de la vie ecclésiale, de l’existence ordinaire de chacun d’entre nous. Malheureusement, elle fait désormais partie de la culture de cette Terre. Ce n’est donc pas un moment à surmonter, mais le lieu où notre Église est appelée à mettre en œuvre sa mission spécifique de communauté de croyants dans le Christ.
La première ville mentionnée dans la Bible est fondée par Caïn (Gn 4,17). Après avoir tué son frère, il construit un refuge : un lieu où mettre un terme à la violence, où reconstruire la fraternité perdue. Dans les Écritures, la ville naît comme une tentative humaine de recréer une vie commune là où la relation a été rompue. La dernière ville de la Bible est, quant à elle, la Nouvelle Jérusalem “qui descend du ciel” (Ap 21–22). C’est entre ces deux pôles – la ville-refuge construite par l’homme par peur, et la ville-don qui descend de Dieu par amour – que se joue toute l’histoire du salut.
C’est une tension qui traverse toute l’Écriture et qui se concentre de manière unique sur Jérusalem. Aucune autre ville dans la Bible ne reçoit autant d’amour et autant de reproches, autant de promesses et autant de condamnations. Et cette même tension […] habite également l’Église née à Jérusalem.
Dans cette ville, les différentes confessions chrétiennes se retrouvent à partager l’espace et le temps, donnant vie à un chemin imparfait mais vital vers l’unité des croyants. À travers des rites et des langues différents, célébrés dans les mêmes lieux, vécus et fréquentés par nos familles, ces Églises nous offrent une image vivante de ce qui s’est passé à Jérusalem le jour de la Pentecôte : des peuples différents réunis dans le même Esprit. Tout comme les Apôtres sont alors partis annoncer l’Évangile à toutes les nations, de même aujourd’hui ces communautés, enracinées dans la même terre et dans les mêmes familles, sont appelées à redécouvrir la pleine communion dans la foi et la charité. »
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Père de tous les croyants, merci pour les fêtes de ces derniers jours : Shavouot, fête des prémices et mémoire du don de la Torah au Sinaï, Pentecôte, don de l’Esprit fêté par les catholiques dimanche dernier puis par les orthodoxes dimanche prochain, et Eid El Adha, mémoire du sacrifice d’Ishmael pour les musulmans. Que ces fêtes nous ouvrent à la gratitude et à la joie devant la richesse de nos différences.
Jésus, Fils de Dieu, tu connais cette Terre Sainte et sa souffrance, sa beauté et son espérance qui semble s’essouffler. Viens faire ta demeure dans les cœurs afin de renoncer à toute idolâtrie de la terre et toute justification de la violence en ton nom.
Esprit-Saint, défenseur des pauvres, nous te confions les victimes des guerres, en particulier celles qui continuent malgré les cessez-le-feu au Liban et à Gaza. Nous te prions pour une paix enracinée dans la justice et un réveil des consciences en ce monde : viens guérir les blessures et donner ta paix, juste et durable.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf de Somerset en Angleterre
Texte de méditation
L’unité dans la diversité
Extrait de “To Be One”, Fr Joseba Kamiruaga Mieza CMF – traduction ccn
Le chemin de l’unité commence par la redécouverte de la place centrale que tient le Christ Ressuscité dans nos vies. Ce chemin est à la fois profondément personnel et intrinsèquement collectif, tissant ensemble les expériences diverses de chacun pour en faire un canevas de la fraternité. Cette unité n’efface pas la diversité mais l’embrasse, la transformant en un parcours commun.
Dans la vie chrétienne, l’unité n’est pas un espoir lointain mais l’expression de la volonté divine. Elle nécessite d’embrasser la diversité à l’intérieur du Corps du Christ et de transformer les blessures historiques en lieux propices à la guérison et à la réconciliation. Le chemin de l’œcuménisme, bien que semé d’embûches, témoigne de la foi commune en Jésus Ressuscité.
La réconciliation entre les confessions chrétiennes commence par la reconnaissance de nos différences et la volonté de grandir ensemble. Il s’agit de tisser des liens d’unité, non pas en effaçant l’individualité, mais en adoptant un mode de vie fraternel qui reflète l’appel de l’Évangile à l’amour et à la communion.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
En Angleterre, la nouvelle archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, a été installée en Mars 2026. Nous prions pour elle et pour la communion anglicane, afin que son élection apporte bénédiction, unité ainsi qu’un nouvel élan à l’Eglise.
Nous prions pour l’Iran, l’Ukraine, le Liban, le Soudan et tous les lieux de part le monde où conflits, guerres et violence ont cours actuellement. Nous te demandons de donner force et espérance à tous ceux qui souffrent, de toucher les cœurs et les esprits de ceux qui sont en position de force et de responsabilité, afin qu’ils œuvrent en faveur d’un dialogue, de négociations et pour la paix.
Nous prions pour tous les gens de foi, spécialement ceux qui sont persécutés, opprimés et effrayés¹. Aide chacun d’entre nous à promouvoir le respect mutuel, la reconnaissance de nos différences, dans l’assurance que nous sommes tous tes enfants, appelés à grandir dans l’amour et la fraternité.
Nous prions pour la Communité du Chemin Neuf au Royaume-Uni : que notre prière et nos échanges autour de notre mission et de nos maisons soient guidés par l’Esprit Saint et nous conduisent à discerner des chemins nouveaux, porteurs de fruit dans notre appel à vivre en frères et sœurs ainsi qu’en disciples du Christ.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Par Katrīna Reda, mariée, membre de la Communauté
Jésus-Christ est ressuscité ! Alléluia ! Cette année, pour la première fois, la communauté Chemin Neuf en Lettonie a invité ses frères et sœurs, les jeunes, les amis et tous ceux qui le souhaitaient à célébrer ensemble Pâques. Ce furent quatre jours pour s’arrêter ensemble et vivre l’événement pascal, expérimenter la communion fraternelle et se servir les uns les autres, consacrer du temps à la prière personnelle et méditer le chemin de Jésus vers la résurrection.

Le Jeudi Saint
Nous avons commencé ce temps particulier ensemble avec la Sainte Messe de la Cène du Seigneur, qui fut pour beaucoup un moment important pour entrer dans ce temps liturgique. Liene, en repensant à cette expérience, dit : « Cette année, j’ai eu la possibilité de vivre Pâques dans la communauté Chemin Neuf à Liepāja. C’était la première fois que nous célébrions ensemble, et dès le jeudi soir, cette expérience fut profonde et spirituellement riche. Dans la chapelle, une table avait été préparée, symbolisant la dernière Cène des disciples. Cela m’a aidée à entrer plus profondément dans la liturgie et à prendre conscience du début du mystère pascal. »
Le Vendredi Saint
Le vendredi a commencé par une introduction à la journée, un temps de prière personnelle, de silence et la célébration de la vénération de la Croix. Liene ajoute :
« Chaque matin, nous recevions un enseignement et des points pour la prière, ce qui aidait à s’arrêter, réfléchir et entrer plus profondément dans ces jours. La vénération de la Croix m’a particulièrement touchée. »

Ce jour-là, nous avons également participé au chemin de croix œcuménique de Liepāja et, le soir, nous avons regardé ensemble le film La Passion du Christ de Mel Gibson. C’est précisément le chemin de croix qui a permis à beaucoup de vivre une grande unité avec le Christ. Elīna souligne l’importance de cette journée : « Pâques a été un temps vraiment beau et riche — notamment la possibilité de vivre plus profondément la souffrance de Jésus, tant lors du chemin de croix qu’en regardant le film. » Gunta se souvient aussi du chemin de croix : « Nous pouvions presque physiquement ressentir avec Lui le chemin de la croix, en expérimentant le froid, le désespoir et la solitude, mais aussi une joie indescriptible en étant témoins et participants véritables de la victoire de son amour ! »



La Vigile pascale
Le Samedi saint a commencé par une prière commune, un enseignement et un temps de prière personnelle, suivis de la préparation commune de la Messe de la Vigile pascale et de la fête. Chacun avait sa tâche ou son service, pour se mettre au service des autres. Ce fut un temps vraiment beau et fraternel. « Pâques à Liepāja a dépassé mes attentes. La beauté particulière de ces Pâques résidait dans le fait que nous agissions et nous sentions comme les différents membres d’un seul corps, chacun avec sa fonction, mais chacun important et apportant sa contribution ! », écrit Gunta.
La richesse de cette fête résidait aussi dans la diversité des générations, des nationalités et des confessions chrétiennes présentes, ce qui a rendu ce temps particulièrement riche et profond. Valts souligne également son importance :
« L’environnement international et œcuménique nous a touchés, où des personnes si différentes étaient unies par une seule foi. La vigile nocturne et la messe de Pâques, avec leur liturgie belle et riche, ont été une expérience très spéciale et émouvante. »
Sarmīte, de l’Église luthérienne, se souvient : « Nous avons vécu une merveilleuse communion fraternelle et, pour la première fois, j’ai vécu une vigile nocturne. Je suis luthérienne depuis 20 ans, et c’était une première pour moi. Ce furent les meilleures Pâques. Nous avons expérimenté que lorsque nous rendons gloire à Dieu, Il nous élève, nous réjouit et nous surprend — Il a préparé pour nous tant de bonnes choses que nous ne pouvons même pas imaginer. »

Lors de la Messe de la Vigile, nous avons pu vivre la beauté de la liturgie, où certains passages des Écritures ont été mis en scène. Les lectures et les chants étaient en anglais, russe, allemand, français, lituanien et népalais. Anna dit : « J’ai aimé que les enfants soient très impliqués et combien ils étaient attentifs ! C’était super que les chants et les lectures soient dans différentes langues ! »
Les enfants présents nous ont permis de vivre d’une manière particulière le passage de la mer Rouge en le mettant en scène : « Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la Vigile pascale, où les Écritures ont été représentées en petites scènes. Cela a permis de vivre encore plus profondément la Parole de Dieu. »
Un moment inoubliable de cette nuit fut également celui des baptêmes, où deux nouveaux enfants de Dieu se sont joints à nous : « Lors de la vigile pascale, ce fut une joie de voir les baptêmes et d’entendre les témoignages des personnes sur leur chemin vers Dieu. » Pankaj, qui a été baptisé cette nuit-là et a reçu sa première communion, partage avec nous : « J’ai eu l’impression d’être réuni avec quelqu’un que je connaissais, qui me connaissait, et qui m’était cher. Je me suis senti complet. Lors de la très sainte communion, auparavant je croisais les bras sur la poitrine ; maintenant ils étaient ouverts. Ouverts à la lumière, à la grâce, prêts à participer à la très sainte communion. Même en écrivant cela, je ressens la paix de Dieu et sa miséricorde. »



La dimanche de Pâques
Le dimanche matin, nous nous sommes réjouis ensemble, avons loué Dieu et partagé sur ce que nous avions vécu. Pour beaucoup, ce fut une expérience nouvelle et inoubliable :
« Pour la première fois, nous avons vécu une vraie joie pascale avec nos frères et sœurs dans le Christ. Jusqu’à présent, ces fêtes consistaient généralement à assister à un office et à partager un repas en famille ou entre amis. Cette année, nous avons pu passer trois jours en communauté, à louer, prier et nous préparer ensemble à la fête. Nous avons traversé la mer, nous avons vu le tombeau vide, nous avons exulté avec les chœurs célestes, nous avons vécu la renaissance dans les baptêmes et nous nous sommes lancés dans la danse de la victoire de la vie ! Des personnes de différentes nations, âges et parcours de foi, mais pleinement unies dans la joie et dans la conscience que nous sommes choisis par Lui et que rien — ni puissances ni événements de ce monde — ne pourra nous séparer de l’amour du Dieu Trinité », partage Gunta.
Que la joie et la lumière de la résurrection du Christ accompagnent chacun de nous dans notre vie quotidienne.



Pankaj a été baptisé la nuit de Pâques à la maison communautaire en Lettonie. Il témoigne de son parcours de foi, de sa rencontre avec Dieu à son baptême.
Par Pankaj, Lettonie
« Je suis un enfant du seul Dieu le Père vivant, aimant et tout-puissant ». Une entrée en matière assez surprenante pour un témoignage, n’est-ce pas ? Eh bien, j’avais une perspective et une compréhension tout à fait différentes de moi-même, des gens et de Dieu avant de rencontrer le personnage principal de ma vie, le Seigneur Jésus.
Je viens d’un endroit appelé le Sikkim, une petite région située entre le Népal, le Bhoutan et la Chine. Depuis mai 1975, nous faisons partie de l’Inde. Ma langue maternelle est le népalais et je suis le fils unique de ma famille. Bien que ce soit un petit endroit, nous sommes accueillants et ouverts à la gentillesse, et nous avons un faible pour les bonnes discussions autour d’une tasse de thé ou de café, ou tout simplement pour la nourriture en général. Oh, comme nous aimons la bonne chère ! J’ai étudié dans une école catholique, l’école Don Bosco, à Malbasey, dans l’ouest du Sikkim, mais mes amis et moi avions l’habitude d’aller à la chapelle pour sécher les cours et jeter des fleurs dans les bras de notre Sainte Mère pendant nos examens, dans l’espoir qu’elle nous aide à les réussir. Je suis également très heureux et béni d’avoir des parents qui m’ont fait confiance et m’ont toujours soutenu, même si tout le monde me méprisait quand j’étais adolescent. Je suis heureux qu’ils aient été ouverts aux autres ; à Noël, les gens autour de nous nous envoyaient toujours de la bonne nourriture, et nous faisions de même lors de nos fêtes. Je suis également heureux que Dieu ait toujours veillé sur mes parents et moi depuis l’enfance, qu’il nous ait toujours comblés de paix et de tout ce que nous ne pouvons ni contenir ni comprendre. Mon parrain m’a dit que Dieu était nul en maths, et bien, c’était clair avant même qu’il ne me trouve. Peut-être savait-il déjà, qu’il y aurait un mouton noir parmi ceux qu’il sauve, ceux qu’il oint et ceux qu’il utilise pour partager la bonne nouvelle, pour partager sa gloire et pour lui rendre louange à travers le témoignage.



Mon témoignage a commencé lorsque j’étais de retour chez moi et que j’ai pris une décision peu judicieuse, à savoir me faire tatouer l’une des divinités hindoues. Il m’a clairement fait comprendre que ce n’était pas un bon choix, car la nuit même, j’ai fait l’un des deux seuls rêves très vivants de ma vie, dans lequel je me voyais avec mes parents, dans un endroit verdoyant et lumineux, avec un lac rempli de fleurs et de bâtons d’encens, clair comme du cristal, et j’ai vu un homme vêtu d’une robe blanche, les cheveux tombant jusqu’aux épaules, assis sur la première marche d’un escalier menant à un grand bâtiment blanc. L’homme ne me regardait pas, mais détournait le regard comme s’il était blessé.
Puis, je suis arrivé en Lettonie, dans l’Union Européenne, venant d’un petit village mais avec de grands rêves et aussi des fardeaux sur les épaules. Je voulais offrir une belle vie à mes parents et à mon peuple, je voulais pouvoir les aider à financer les études de leurs enfants dans de bonnes universités, ou ouvrir une clinique, et réaliser d’autres rêves, comme m’acheter une Porsche 911 Turbo S. Je suis arrivé ici le 6 mars 2022, perdu et effrayé. C’est grâce à ma cousine népalaise, qui étudiait à l’université Stradiņš de Riga, que j’ai découvert la Lettonie.
C’est aussi grâce à elle que j’ai découvert la communauté-foyer où j’ai fini par rester trois ans et demi. J’éprouve une immense gratitude pour le soutien au sein de la communauté du Chemin Neuf. La communauté et ses membres ont joué un rôle énorme et je leur en suis reconnaissant.
En Lettonie, j’ai suivi le monde, tel un fils prodigue, j’ai cherché le bonheur dans des endroits qui m’ont rendu encore plus vide, avec des regrets aussi grands que l’océan, et ma jeunesse et mes péchés intérieurs se sont déversés comme de l’eau. Perdu en tout : l’amour, les relations, les études, la carrière, la foi… 2023 a été l’année la plus sombre de ma vie. Est-ce que j’aimerais revivre cette année ? Non, mais en même temps, bénis soient ces moments qui m’ont fait m’agenouiller devant Dieu. Tous les projets que j’avais faits étaient comme un château de cartes qui a pris feu en plein milieu de sa construction ; si Dieu voulait changer mes vêtements, il devait d’abord enlever mes vieux. Je sais que cela lui a brisé le cœur aussi. J’étais comme Barthélemy, sous le figuier, pleurant sans espoir. Puis ? La grâce s’est déversée, il a oint ma tête d’huile, ma coupe déborde.
J’ai fait un autre rêve où je tenais un vieux livre de sept pages ; à gauche de chaque page se trouvait le Notre Père et à droite, Jésus ; à la septième page, je pouvais voir directement son visage ; j’ai fermé mon livre et j’ai vu, au dos, une croix sculptée d’où rayonnait la lumière. Tous les rêves, tous les souhaits ont commencé à se réaliser, et rien n’avait de sens. Je pense que c’est ainsi que nous savons que c’était lui, car l’amour n’a pas de sens. Son amour m’a vu, et alors que toute la logique de mon esprit le rejetait, il a dit : « Non, celui-là est à moi. » Soixante-dix fois sept, c’est beaucoup de fois pour qu’un cœur soit brisé, mais son amour imprudent m’a trouvé, m’a pris sur ses épaules et m’a ramenée à la maison. Quand ? Eh bien, lorsque j’ai fait la rencontre d’un ange – j’appelle « ange » la femme que j’ai rencontré dans une église, la cathédrale Saint-Jacques, à Riga. J’ai vu une femme âgée, d’une cinquantaine d’années, qui est venue vers moi, connaissait tous les points douloureux de mon corps et a prié pour moi. Elle a également prophétisé à mon sujet et a dit qu’elle possédait l’un des neuf dons du Saint-Esprit. Je me suis sentie totalement et complètement brisée, un sentiment d’indignité m’envahissait. La sensation d’être électrocuté à l’arrière de la nuque était tout à fait nouvelle pour moi, tout comme la voix intérieure que j’ai entendue lorsque mon ange est entré dans l’église et toutes les autres choses.
Comme l’a dit saint Jean à la fin de son Évangile : « Jésus a fait bien d’autres choses encore. Si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas à contenir les livres qu’on écrirait. » De même, beaucoup de choses se sont passées qui m’ont amené à lire la parole de Dieu, puis, en rentrant chez moi, lorsque j’ai confessé ma foi à mes parents et vu à quel point ils étaient brisés, et comment cela m’a brisé moi aussi, me faisant me sentir indigne de l’amour de Dieu, quand je suis revenu, une chose en a entraîné une autre et je suis venue à la maison communautaire de Liepaja pour une semaine et j’ai fini par y rester six mois.
Il m’a rapproché encore plus de lui, m’a préparé et m’a béni à travers les gens, mes relations et le prochain chapitre de ma vie. Je suis actuellement assis dans mon appartement, me remémorant ces souvenirs, et ce qui se passe actuellement dans ma vie, dans mes relations avec les gens et avec Dieu, n’est rien d’autre que la grâce, l’amour et la miséricorde. Que la paix de notre Seigneur Jésus soit avec vous tous. Que la paix soit avec vous tous et je vous souhaite le renouveau de votre corps, de votre âme, de votre esprit et de votre foi au nom de notre Seigneur et Sauveur, notre Dieu merveilleux Jésus.



