La communauté s’engage
Chaque année, du 1er septembre au 4 octobre, les chrétiens du monde entier sont invités à célébrer le Temps pour la Création. Ce temps privilégié nous encourage à réfléchir à notre relation avec la nature et à agir concrètement pour la protéger.
Inspiré par la figure de saint François d’Assise, patron de l’écologie, le Temps pour la Création nous rappelle que la Terre est un don précieux que nous avons la responsabilité de garder et de cultiver. C’est aussi l’occasion de méditer sur l’interconnexion entre écologie, justice sociale et spiritualité, comme le souligne l’encyclique Laudato si’ du pape François qui fête cette année ses 10 ans.
Durant ce mois, chacun peut s’engager à son échelle envers la sauvegarde de la création. Chaque geste compte et nous rapproche d’une écologie intégrale, respectueuse de la vie sous toutes ses formes.
Depuis plusieurs années, la Communauté du Chemin Neuf s’engage à être acteur dans ce processus. Plusieurs initiatives ont vu le jour au sein de nos maisons et fraternités à travers le monde. Portée par l’appel à une conversion écologique, la communauté cherche à vivre plus simplement, dans le respect de la nature, et à éveiller les consciences à la responsabilité commune envers la création. Cet engagement s’incarne à la fois dans des choix concrets du quotidien, dans des projets de formation et dans la vie spirituelle.
C’est ce qui se passe notamment à l’abbaye de Sclerder en Angleterre ou à l’abbaye Notre Dame des Dombes, ou encore à l’abbaye de Hautecombe, en France.
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À l’abbaye de Sclerder : écologie et vie communautaire
À l’abbaye de Sclerder, dans le sud-ouest de l’Angleterre (1km de la mer), l’écologie se vit au cœur de la vie communautaire, à travers le « Green Abbey Project ». Le projet s’articule autour de plusieurs dimensions, cherchant à approfondir son lien à la création, la permaculture (cultiver les légumes, entretenir le verger, développer des techniques durables), la vie communautaire (partager les repas, échanger et vivre ensemble dans un esprit fraternel) la prière et la formation à une agriculture durable. Pour la communauté il est important de s’investir localement dans la relation avec les habitants de la région, les paroisses locales, les projets d’agriculture, et la jeunesse, dans une région où le tissu local se distend de plus en plus.
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À l’abbaye des Dombes : foi et écologie au service de la création
À l’abbaye Notre-Dame des Dombes, la Communauté du Chemin Neuf unit spiritualité et écologie sur un vaste domaine de 200 hectares. L’agriculture y est durable et diversifiée : élevage de vaches laitières Montbéliardes, vergers en conversion biologique, gestion d’étangs, production de miel, fabrication de fromages et de confiseries artisanales.
L’abbaye a aussi investi dans les énergies renouvelables grâce à un système de chauffage à biomasse, réduisant ainsi sa consommation d’énergie et ses émissions de CO₂.
Par ailleurs, la communauté anime des programmes de formation et de sensibilisation, tels que la Mission Écologie intégrale, qui combinent vie communautaire, prière, réflexion théologique et pratiques écologiques. L’abbaye accueille également des visiteurs pour des séjours, des visites et des événements thématiques.
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À l’abbaye d’Hautecombe : patrimoine, foi et écologie
À l’abbaye d’Hautecombe, « Laudato Si » se vit concrètement au sein de l’un des cinq piliers de la formation Hautecombe Discipleship School (formation biblique et spirituelle de 3 mois à 1 an pour les jeunes de 18 à 35 ans). Par le travail de la terre – potager en permaculture, poulailler, parc – mais aussi à travers la formation spirituelle, Laudato Si’ occupe une place centrale tout au long de l’année.
Les jeunes vivent un véritable parcours de conversion écologique, enrichi par des conférences, des temps de prière, la contemplation de la Création, des projections de films, et plus encore. Plusieurs témoignages montrent comment cette conversion du cœur conduit à des engagements concrets dans leur vie quotidienne.
Entourée d’une nature préservée, l’abbaye contribue également à la protection de la biodiversité du lac du Bourget. Elle offre ainsi aux visiteurs un lieu où patrimoine, foi et création se rejoignent harmonieusement.
Plusieurs maisons de la Communauté sont aussi engagées dans une démarche de conversion écologique, accompagnées par le Label Église Verte : diagnostic, plan d’actions, mise en œuvre de transformations. C’est le cas par exemple au Centre Notre Dame du Roucas à Marseille.
Le P. Luciano, responsable de la mission Jeune International, nous partage sa relecture de l’été 2025.
“L’été 2025 a été plein de bénédictions pour la mission Chemin Neuf Jeunes International (18-30 ans) en Europe. À Hautecombe nous avons proposé aux jeunes deux Retraites des Exercices Spirituels, deux semaines de Festival Welcome to Paradise (WTP), un temps pour les Jeunes du Chemin Neuf d’Europe ainsi qu’une belle célébration des ordinations avec la présence du Cardinal Jean-Paul Vesco. Sans parler des semaines de préparation qui permettent aussi de vivre la grâce de la fraternité entre la prière et le service.
Deux nouveautés de cette
année : d’abord le travail de l’équipe d’animation en Anglais pour la deuxième semaine du Festival WTP avec la présence des jeunes d’autres pays (Pologne, Pays-Bas, Philippines et France) et aussi la « House of Prayer » avec la louange en continu. Des beaux témoignages de notre identité communautaire.
Les jeunes témoignent de l’importance de toutes ces propositions qui leur permettent d’avoir une véritable rencontre personnelle avec Jésus à travers l’Esprit Saint. AMDG !”
Du 11 au 14 septembre 2025, la ville de Gniezno, première capitale de la Pologne, a accueilli un événement œcuménique majeur : le Congrès pour la Paix.
Organisé à l’occasion du millénaire du couronnement du duc Boleslas Ier comme roi de Pologne, ce congrès a réuni des leaders religieux du monde entier pour prier et dialoguer en faveur de la paix. Plusieurs frères et sœurs de notre communauté en Pologne y ont participé, vivant ces journées comme un temps fort de prière et de partage au sein de l’Église universelle.
Parmi les invités de marque figuraient le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, et Mgr Mounir Khairallah, évêque de Jbeil. Ils ont partagé leurs réflexions sur la paix comme un « don pascal », soulignant l’importance d’une approche spirituelle et fraternelle face aux conflits actuels. L’archevêque Wojciech Polak, primat de Pologne, a ouvert les travaux du congrès en appelant à une « narration différente » de la paix, centrée sur le dialogue et la réconciliation, notamment dans les contextes de guerre en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique.
Ce message a résonné profondément au sein de l’Église universelle, présente en force à cette rencontre internationale. Ce congrès s’inscrit dans le cadre des célébrations du millénaire de la couronne royale polonaise, marqué par des événements culturels, historiques et spirituels tout au long de l’année 2025.
Septembre, c’est aussi la rentrée pour les frères et sœurs étudiant la philosophie et la théologie dans les universités partenaires de la communauté. Ils étaient réunis à Montagnieu pour ceux qui étudient en France, mais aussi à travers le monde : à Manille (Philippines), à Kinshasa (RDC) ou encore à New-York !

Nina est sœur consacrée et étudie pour la deuxième année la théologie aux Facultés Loyola à Paris, après deux années de philosophie. Elle nous livre son témoignage lors de la rentrée des étudiants à Montagnieu (France).
“Je commence ma 4ème année d’études. Chaque année, cette session m’aide à me rappeler que ce temps d’études qui m’est donné est une mission, un appel du Seigneur qui passe par la Communauté.
Cette semaine a été riche et simple, une « mini retraite » à la fois personnelle et communautaire. Il y avait des temps personnels, des temps en petits groupes et des temps tous ensemble. C’était un moment spirituel, intellectuel, et communautairement constructif.Nous avons eu un temps de travail en ateliers avec comme consigne de partir d’une relecture de notre expérience pastorale et d’en tirer des convictions et des questions. Dans le groupe où j’étais, c’était impressionnant de voir la diversité de nos expériences pastorales et des questions théologiques, philosophiques, anthropologiques qu’elles suscitent, et de voir des points communs, ou encore comment la conviction, la question de l’un resonne pour les autres.
En outre, nous avons pu partager sur le choix de nos travaux écrits, les découvertes qu’on en a faites. On m’avait demandé de dire quelque chose sur comment j’ai pu travailler des questions que je portais en arrivant aux études, notamment sur les questions de diversité, d’unité, de justice. Cet exercice m’a permis de relire mes trois ans d’études et de voir que ce n’est pas déconnecté de ce que je suis. Les études m’apprennent à mettre des mots sur ce que je pense, je porte, pour pouvoir le défendre, le communiquer, le partager.
Cette session a, par ailleurs, été riche en échanges et en prise de paroles sur des sujets importants pour notre communauté et pour nos églises : l’interculturalité, la synodalité, la figure du prêtre à la CCN, l’accompagnement spirituel, etc.
J’ai été marqué par la simplicité et la sincérité des différentes paroles et de l’écoute bienveillante de l’assemblée. Ce temps de session a « boosté » ma confiance en l’appel du Seigneur pour moi, en ce que communautairement nous portons, et en ce temps de grâce que sont les études.”
Le dimanche 7 septembre 2025 a eu lieu la canonisation de Carlo Acutis ainsi que de Pier Giorgio Frassati par le Pape Léon XIV. Carlo Acutis, jeune figure de sainteté est particulièrement populaire et a touché des millions de personnes dans le monde. Gabriel Roussineau, prêtre du Chemin Neuf, et coréalisateur du film documentaire Net for God qui lui est consacré, nous partage l’impact du témoignage de la vie de ce saint.
Un modèle qui nous pousse à imiter davantage le Christ
Carlo incarne un modèle inspirant à travers son courage spirituel et sa pureté de cœur.
Ce qui marque Gabriel, « c’est cet appel à la sainteté très jeune. Notamment le lien avec l’Eucharistie. Le fait qu’à partir de sa première communion, sa vie soit vraiment centrée sur l’Eucharistie en allant tous les jours à la messe. De plus, il y a aussi son lien avec les plus pauvres ».
Pour Carlo, en effet, le corps du Christ qu’on voit et qu’on élève à l’autel, se retrouve dans les pauvres : les deux vont ensemble.
Le jeune Carlo a vécu durant les débuts de l’ère numérique. Il s’est pris de passion pour le « net » et a osé lancer, sur ce continent numérique, une nouvelle forme d’évangélisation.
« Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies » aimait dire ce serviteur de Dieu.
Son message encourage chacun à trouver sa couleur unique, ce pourquoi il est fait.
Pour le Père Gabriel, c’est une incitation à être vraiment soi-même, et à remplir la vocation que le Seigneur donne à chacun. « C’est ça la sainteté. C’est impressionnant de voir que la sainteté est accessible » rajoute-t-il.
Ainsi, son courage spirituel s’incarne à travers sa mission d’apôtre sur Internet.
Le Pape le cite comme un modèle d’une utilisation missionnaire et ajustée des réseaux sociaux afin de partager le royaume de Dieu.
Cette intuition d’une présence missionnaire sur le digital est aussi celle de Net for God, réseau international de prière porté par la Communauté du Chemin Neuf, qui réalise des documentaires chrétiens depuis le début des années 2000, ces derniers étant diffusés par l’intermédiaire de Youtube.
Comment est né le film ?
Ce film est né d’un faisceau convergent de plusieurs intuitions partagées au même moment. D’abord une demande de plusieurs membres du réseau Net For God, ainsi qu’un membre de la communauté touché personnellement par la vie de Carlo.
Ensuite, il y a eu la rencontre avec Hélène, réalisatrice de documentaire qui a eu un coup de cœur spirituel, en entendant le témoignage de ce jeune italien par le curé de sa paroisse. « Elle a eu tout de suite envie de mettre ses compétences au service de ce projet » nous partage Gabriel. Le curé de la paroisse de Levallois rajoute : « Côté Net for God, on savait qu’il y avait une béatification qui allait arriver pour Carlo Acutis. Et on s’est dit que ça résonnerait avec un événement important pour l’Église. »


Pour réaliser ce projet, une série de circonstances providentielles a conduit la production du film.
Tout d’abord pour le contexte, l’équipe a tourné ce documentaire en janvier-février 2020, tout juste avant la crise du Covid, qui a rendu ensuite impossible ce type d’initiative pendant plusieurs mois. « Si on avait décidé de tourner au printemps, c’était foutu. Donc là, il y a la providence du temps, du choix du délai » raconte Gabriel.
Ensuite, il y a eu la Providence de la réalisatrice Hélène qui s’est passionnée pour la figure de Carlo et qui a porté avec ferveur ce projet.
De plus, là où la maman de Carlo est habituée à parler de la vie de son fils et à en partager son témoignage, la parole de son papa est beaucoup plus rare. Or il a accepté de parler pour le film alors qu’il ne le désirait pas au départ. Gabriel nous explique : « C’était une des grâces du tournage. C’est très important qu’on ait pu interviewer le père. Sinon, cela aurait été disproportionné par rapport à la présence de la mère de Carlo. »
Lors de la sortie du film sur YouTube, le documentaire a connu le plus gros buzz des films Net for God jusqu’à présent enregistré. L’équipe avait travaillé pour sortir le film en cinq langues simultanées le 10 octobre 2020 : le jour de la béatification à Assise de Carlo Acutis. Très peu de films sur Carlo avait été réalisé dans ce format à ce moment-là.
Le film tirait son originalité des nombreuses archives familiales montrant Carlo s’exprimer. « Ces photos, ces vidéos : la famille nous a donné les droits, juste pour ce film. Carlo est une figure de sainteté qui paraît très proche grâce à cela. C’est une grande chance et une raison du succès » d’après le Père Gabriel.
De plus c’est extraordinaire et inhabituel de pouvoir voir en vidéo un saint actuel, pour permettre aux personnes de mieux réaliser qui il était et d’être davantage touché par sa personnalité.
« Pas longtemps après, il y a un prêtre, influenceur mexicain, qui a recommandé à son réseau, je crois que c’était sur Instagram, d’aller voir ce film.
Sur la version espagnole, on a vu en deux jours un truc incroyable. C’était vraiment le pic » nous raconte Gabriel Roussineau.
Aujourd’hui, le film compte 2 millions de vues et est traduit dans 17 langues.
Ce documentaire permet de rejoindre les personnes en mettant en lumière la figure de ce jeune italien au cœur pur.
Du 21 au 26 août derniers avait lieu la 23e rencontre du CIR (Congrès international interconfessionnel des religieux) aux Pays de Galles.
Deux sœurs de la communauté y ont participé : Bénédicte Bouillot et Ágnes Diósszilágyi. L’écologie fut le thème choisit pour cette rencontre, en lien avec l’engagement des sœurs anglicanes qui l’accueillaient.
Au-delà des réflexions sur cette thématique, la rencontre se voulait être un lieu de partage et de soutien entre les différentes communautés représentées par une quarantaine de religieux catholiques, anglicans et luthériens, dont une majorité de moines et moniales.
La dimension œcuménique avait une place centrale dans cette rencontre par la participation aux célébrations communes (offices, culte luthérien, messes anglicanes et catholique). Dans ce contexte, une difficile question a été abordée, illustrée par le cas de de David Lewis, jésuite, martyr au XVIIe siècle aux Pays de Galles : comment célébrer les martyrs des autres églises … quand ils ont été martyrisés par notre église ? Comment convertir nos mémoires, de manière à ce qu’elles n’entretiennent pas le conflit, la haine ? Cela est possible, a souligné l’ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams dans une prédication, à condition de ne pas considérer les martyrs comme des propriétés à défendre, mais comme des dons à partager, ie en contemplant en eux des exemples de foi et de fidélité à Dieu.
Enfin, Agnès et Bénédicte soulignent la façon dont elles ont été touchées par les témoignages de communautés religieuses très petites et vieillissantes, mais qui cherchent à se renouveler à l’écoute de l’Esprit, dans un élan de vitalité et créativité.
La prochaine session du CIR aura lieu dans 2 ans dans la communauté monastique œcuménique des sœurs de Grandchamp en Suisse.
L’année 2025 est l’année de la commémoration des 500 ans de l’anabaptisme non-violent dont est issue l’Église mennonite. « Le courage d’aimer » a été le thème retenu pour faire mémoire de cette période de l’histoire de la Réforme du XVIe siècle. Le 29 mai dernier, une célébration œcuménique a eu lieu à Zurich (Suisse) au cours de laquelle plusieurs gestes concrets ont signifié la réconciliation déjà advenue, ou encore espérée, entre nos Églises : une onction d’huile entre la responsable de la Fédération Luthérienne Mondiale et un mennonite, un lavement des pieds entre le responsable international des Réformés et celui des mennonites, un message du pape Léon XIV lu par le Cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens au Vatican :


Cette célébration a été l’occasion de recevoir liturgiquement les dialogues œcuméniques entre plusieurs Églises et les mennonites, dialogues dans lesquels notre sœur Anne-Cathy Graber (ccn), pasteure et théologienne mennonite, est engagée.


Lors du week-end de Pentecôte au monastère de Bethanien en Suisse, a eu lieu un soft opening du projet Niklaus & Dorothee Alive, une expérience immersive dans les scènes de vie de Nicolas et Dorothée de Flüe à travers une combinaison captivante d’art lumineux, de couleurs et de musique. Nicolas de Flüe est un homme profondément spirituel, il a vécu il y a plus de 500 ans dans la toute jeune confédération Suisse, qu’il préserva d’une guerre civile.






Nos frères Timothée Tillard et Charles-Étienne Lepitre, tout deux en études et en mission à Manille, aux Philippines ont été ordonnés diacres le 23 juin dernier au San Lorenzo Student Catholic Center.






Découvrez nos frères à travers les vidéos ci-dessous
Timothée Tillard
Charles-Étienne Lepitre
La Mission Cana Brésil a vécu au mois de mars un magnifique week-end sur le thème : « Cirque Cana ou l’art d’être famille ». En utilisant comme toile de fond la vie au cirque et ses personnages, les participants ont pu approfondir différents aspects de la vie de couple et de famille.
Comment cette idée est-elle née ?
L’idée est née de travailler quelques thèmes pouvant être utilisés dans la communication pour attirer les enfants et les couples. Le premier week-end avait pour thème « la Petite Ferme de Cana », avec de nombreux animaux, une décoration champêtre et des enseignements faisant le parallèle entre la vie à la ferme et la vie conjugale. Cette année, nous avons transformé notre maison en cirque pour attirer couples et familles à un grand spectacle de l’Amour de Dieu !
La retraite a commencé par un temps d’accueil, où les familles ont participé à des jeux et à des séances photos dans un décor sur le thème du cirque. Les enseignements furent des moments de profonde réflexion, abordant le plan de Dieu pour la famille comme une œuvre d’art, et comment le péché et l’égoïsme peuvent endommager cette œuvre. Le deuxième enseignement portait sur l’art d’être une famille, en mettant en lumière les “10 brèches” que l’ennemi peut utiliser pour tenter de détruire le spectacle familial. Pendant que les parents participaient aux ateliers, les enfants avaient aussi leurs espaces : chasse au trésor, structures gonflables, temps de sport… Une belle opportunité pour chacun de s’amuser et créer de bons souvenirs.



En plus des moments classiques d’une retraite spirituelle — louange, prière, partage, enseignements — les couples ont participé à des “Ateliers du Cirque” sur la vie conjugale et familiale.
Dans l’atelier de l’Équilibriste, les couples ont réfléchi à comment équilibrer vie professionnelle, vie de couple, vie de famille, spiritualité, santé…
Dans l’atelier du Clown, ils ont appris l’importance de la joie et de la bonne humeur dans le quotidien d’un foyer.
Enfin, dans l’atelier du Magicien, ils ont écouté le témoignage d’un couple confronté à une grave maladie de leur fils, avec un diagnostic des médecins annonçant seulement quelques mois à vivre. Ils ont alors dû mettre toute leur espérance dans le Dieu des miracles.


Pour clôturer le samedi, nous avons vécu un grand spectacle en famille, avec la participation spéciale de clowns, d’équilibristes, de jongleurs… danses d’Israël et louange en famille ont conclu la soirée.
Après la fête, à l’heure de s’endormir, une petite fille pleurait dans son lit :
« Maman, je ne veux pas mourir.
Etonnée, celle-ci demande :
-Pourquoi dis-tu cela, ma chérie ?
-Parce que je veux continuer de vivre des soirées comme celle-ci.
La mère entre soupir de soulagement et le sourire de l’amusement :
-Ne t’inquiète pas ma puce, nous vivrons encore beaucoup de soirées comme celle-ci. Et même quand nous mourrons, le ciel sera aussi une grande fête ! »
La retraite s’est achevée par une célébration émouvante de l’Eucharistie, durant laquelle les familles ont pu méditer sur tout ce qu’elles avaient vécu et appris. Malgré la tristesse des au revoir, les enfants se sont déjà donné rendez-vous pour la prochaine retraite Cana.
Quant aux parents, émus, ils ont témoigné lors de la relecture de toutes les grâces reçues dans leur couple en seulement 24 heures de retraite.



