Dix-huit jeunes adultes, venus de douze pays différents, ont embarqué pour une aventure missionnaire avec la Communauté du Chemin Neuf au service du Festival-Forum Pré-JMJ et des Journées Mondiales de la Jeunesse à Séoul. Leur camp de base : SanLo à Manille. Leur devise : servir le Christ.
Le père Luciano Couto, prêtre dans la communauté du Chemin Neuf et responsable de la mission Jeune Internationale, nous partage les joies mais aussi les difficultés rencontrées pour l’organisation du projet.
L’année missionnaire pour les JMJ 2027 a commencé
Le 20 septembre, la maison de SanLo à Manille a basculé dans un autre rythme. Ce jour-là, l’année missionnaire pour les JMJ de Séoul 2027 a officiellement démarré. Pas avec une cérémonie, mais avec ce qui ressemble davantage à la réalité d’une mission : des valises, des décalages horaires, des visages qui se découvrent, et un jeepney bondé pour aller découvrir Manille !

Ils sont dix-huit jeunes adultes, venus de douze pays. La Pologne, Taïwan, les Philippines, l’Indonésie, Hong Kong, la France, le Vietnam, la Chine, la Belgique, Maurice, la Thaïlande. La plupart ont entre vingt et trente ans. Certains n’avaient jamais quitté leur continent. Les arrivées se sont étalées : Claire le 17 septembre, puis Terry, Aurora, Maciek, Weronika, Jessie, Irene, Nicklaus, Erick, Ryanne, Amaïa, Myriam. D’autres arrivent encore — Hong Kong fin septembre et début octobre, la France le 20 octobre. La fraternité se construit par vagues, littéralement.
Ce qu’ils viennent faire n’a rien d’abstrait. Pendant un an, ils vont porter la préparation de deux événements : le Festival-Forum Pré-JMJ, du 28 juillet au 2 août 2027, puis les Journées Mondiales de la Jeunesse à Séoul, du 3 au 8 août. Traduction, communication, fundraising, accueil des intervenants, musique, logistique — les services sont répartis selon les compétences et les désirs de chacun. C’est un vrai travail, avec des délais, des budgets et des partenaires. Et c’est en même temps une année de formation, de vie communautaire, de prière et de service social. Les deux ne se séparent pas.

Notre sœur Dominika Ercsey est la responsable de l’année missionnaire. C’est elle qui porte la vie fraternelle, le rythme, le quotidien de chacun — ce qui tient une maison quand dix-huit personnes de douze cultures différentes partagent la même cuisine. Timothée Tillard est responsable local du projet JMJ : la coordination du travail, les liens avec la Corée, le pilotage concret de la préparation.
Toute la maison de SanLo s’engage dans l’aventure. Et les jeunes missionnaires aussi s’engagent dans les projets sociaux portés par la Communauté à Manille. Ce n’est pas un groupe de jeunes avec une vie à côté. C’est la communauté entière qui prend le projet, qui l’accueille, qui l’assume. Temps ensemble, fraternités partagées, mission. Ça change tout.
À l’abbaye de Hautecombe, Célie Pignier rejoint elle aussi l’année missionnaire, mais depuis la France, pour appuyer l’équipe du Chemin Neuf Jeunes International sur le projet JMJ. Manille et Hautecombe travaillent sur le même chantier, à onze mille kilomètres et six fuseaux horaires d’écart.
Un projet porté à deux communautés
Le Festival-Forum n’est pas un projet du Chemin Neuf seul. Il se construit avec la Communauté de l’Emmanuel.
Cette collaboration est l’une des choses les plus solides du chantier aujourd’hui. En septembre, nous étions quatre en Corée du Sud : Timothée et moi pour le Chemin Neuf, sœur Myriam Moderne, responsable internationale des jeunes, et le père Benoît Leclerc, missionnaire en Indonésie, pour l’Emmanuel. Dix jours ensemble pour la première fois à quatre.
Ce voyage devait servir à finaliser le lieu du festival. Il a servi à autre chose. Le projet préparé depuis deux ans et demi avec l’archidiocèse de Daegu, à Gyeongju, s’est arrêté à notre arrivée. Nous l’avons appris sur place, et nous avons passé les jours suivants à chercher une autre porte. Une piste sérieuse s’est ouverte dans un diocèse proche de Séoul : accord de principe obtenu, demande officielle déposée, dossier technique transmis. Reste l’étape décisive, une lettre signée par les modérateurs des deux communautés demandant à l’évêque de nous accueillir. Tant que sa réponse n’est pas là, le lieu n’est pas fixé. Ce qui restera de ces dix jours, au-delà de la déception, c’est que nous avons vécu ce refus ensemble. Nous avons fermé cette porte ensemble et ouvert la suivante ensemble. Chemin Neuf et Emmanuel sortent renforcés de cette épreuve plutôt que fragilisés. Pour les deux équipes, c’est une vraie consolation.
« Prenez courage »
Le thème choisi pour Séoul 2027 est tiré de l’Évangile de Jean : « Prenez courage » (Jn 16, 33). Ce seront les premières JMJ du pape Léon XIV. Pour beaucoup de jeunes d’Asie, ce sera la première fois qu’un rassemblement de cette ampleur se tient à portée de leur continent. Rien n’est encore joué. Le lieu du festival n’est pas confirmé, les budgets se construisent, les billets d’avion se cherchent. Le message des JMJ est d’abord pour notre équipe de préparation et pour les jeunes missionnaires ! Avec courage, nous avançons ! Prenez courage !
Ces derniers jours, la France vit un moment de grâce inoubliable avec la venue du Pape à Paris, Lourdes et Metz. Avec la Communauté du Chemin Neuf, nous avons eu la joie de vivre intensément chaque étape de cette visite apostolique, qui est venue fortifier notre foi et renouveler notre élan missionnaire !
Des créateurs du Web à Notre-Dame de Paris
Ce temps de grâce a débuté dès jeudi soir lors de la veillée des créateurs de contenu et des influenceurs chrétiens à l’Eglise Saint Sulpice. Quelle émotion d’y retrouver à la manœuvre Thibault Pfeffer et Benoît Gélébart (la chaîne Two Disciples), qui ont notamment croisé les chemins de la Communauté lors des JMJ au Portugal ou encore au sein de la Maison Neuf Media à Villeneuve d’Ascq ! Joie d’y voir aussi bon nombre de jeunes proches de la Communauté au service de la musique et de la louange. Les prises de parole de figures variées — comme le frère Paul Adrien ou Sœur Albertine qui nous a exhorté sur la sainteté — ont manifesté une belle diversité et une forme « d’œcuménisme interne » à l’Église catholique : tous rassemblés dans la même louange et la même adoration.
Vendredi, place au recueillement et à la prière lors des Vêpres solennelles à Notre-Dame de Paris, entourés des religieux, religieuses et consacrés de toute la France. Nombre de nos frères et sœurs étaient présents dans la cathédrale pour célébrer ce temps d’encouragement précieux pour nos vocations.





Une jeunesse rayonnante et le souffle de l’Esprit
Le vendredi soir, le Stade de France s’est transformé en un immense sanctuaire à ciel ouvert pour la grande veillée des jeunes. Dans une ambiance rythmée par la louange, la prière et les feux d’artifice, des dizaines de milliers de jeunes ont témoigné de la vitalité de l’Église. Parmi eux, certains partagent le quotidien de la communauté dans des foyers d’étudiants et ils nous ont témoigné de leur joie de cette rencontre !
Samedi a marqué le sommet de ce pèlerinage parisien : une messe solennelle grandiose célébrée entre la place de la Concorde et l’avenue des Champs-Élysées. Les grands écrans reflétaient le visage de cette foule fervente et joyeuse. Pour notre communauté rassemblée sur place, c’était comme une confirmation de cette vague de retour à la foi palpable dans les paroisses confiée à la communauté, et devenue largement tangible et réelle sous nos yeux avec ces 800 000 personnes rassemblées.
Clin d’œil de la Providence quand le ciel nuageux s’est découvert précisemment au moment où le Saint Père a commencé la messe. Il nous a rappelé notamment cette grande responsabilité face aux très nombreux jeunes adultes qui demandent chaque année les sacrements de l’initiation chrétienne. Ces nouveaux croyants viennent dynamiser nos communautés par leur désir sincère de suivre le Christ.
Un élan pour la mission
Dans les médias comme au cœur de nos fraternités, les images de cette Église vivante, jeune et rassemblée ont résonné profondément. Le message d’espérance, de fraternité et d’unité porté par le Pape nous réconforte tous : nous ne sommes pas seuls, et la grâce continue de germer.
Ce voyage apostolique n’est pas une fin en soi, mais un magnifique point de départ pour consolider notre foi et poursuivre la mission ensemble.
To be continued…

Sur la moquette rouge de la chapelle Paul Couturier, à une centaine de mètres de la gare Lyon-Perrache, 3 nouveaux diacres de la Communauté du Chemin Neuf ont été ordonnés.
Diógenes Fonseca Lima, Matthieu Leprêtre et Prudent Bayizere font un pas de plus sur le chemin du sacerdoce.


Lors d’une eucharistie présidée par Monseigneur Loïc Lagadec, l’évêque auxiliaire de Lyon a exhorté les trois nouveaux diacres à vouloir servir leurs frères plutôt qu’à être servis. En effet, le mot « diacre » vient du mot grec « diaconos » qui signifie « serviteur ».
« Soyez les diacres du peuple de pécheurs pardonnés, ayant à cœur de devenir miséricordieux, comme le Père est miséricordieux, ayant à cœur de rendre libres du poids du mal de nos vies », leur a-t-il demandé.
Cet homme d’Église a également insisté sur la mission d’« être un serviteur des pauvres tout d’abord, et surtout des vrais pauvres ». Il souligne l’importance d’être au service des plus démunis « dans votre vie à tous les trois, et que votre diaconat soit le signe que c’est important pour la communauté et pour toute l’Église », ajoute-t-il.
L’évêque précise que le Christ n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et qu’il a mis les plus petits, les exclus et les pauvres au centre de sa mission.
Au moment de la célébration où Monseigneur Lagadec remet à chacun l’Évangile, il les invite à être « attentifs à croire à la parole que vous direz, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous avez enseigné. »



Être ordonné diacre, aujourd’hui, comment cela se vit-il ?
Par François Hohwald, diacre permanent sur le diocèse de Strasbourg.
Nos frères ont été ordonnés diacres en vue du sacerdoce, c’est un peu différent par rapport au diaconat permanent, parce que, pour eux, c’est une étape vers le sacerdoce, mais l’esprit du diaconat est bien le même.
Le diaconat permanent a été rétabli par le concile Vatican II dans le décret Lumen Gentium (chapitre III, 29. Les diacres) du 21 novembre 1964.
Le texte biblique de référence concernant le diaconat est celui des Actes : Ac 6,1-6.
La réalité du Christ qui est la plus proche du ministère diaconal est bien celle du Christ Serviteur, et particulièrement dans le moment du lavement des pieds : Jn 13,1-17.
Ainsi, dans l’Église catholique, ce qui est le fondement du ministère diaconal est le Service : au sein de son couple, si le diacre est marié ; dans son travail, si le diacre exerce une activité professionnelle ; dans l’Église, auprès des personnes qui demandent le sacrement du baptême ou le sacrement du mariage, dans tous les multiples services de l’Église, dans le service de la liturgie et aussi auprès des personnes en situation de fragilité, de maladie, de handicap, de pauvreté, d’exclusion, d’abandon, …
Le ministère du service se déploiera alors avec le ministère de l’accueil et de l’écoute dans le respect de l’unicité et de la dignité de chaque personne humaine, créée par Dieu, à Sa Ressemblance.
Dans le monde, le diacre, en tant que ministre de l’Amour de Dieu, par le service et par la charité, pourra être sujet de questionnements ou d’interrogations auprès des personnes de notre temps, auprès des personnes en recherche de sens de l’existence et en recherche de Dieu. Son ministère se déploiera souvent auprès des personnes hors de l’Église et en quête de Foi. Le ministère diaconal est un ministère missionnaire, allant à la rencontre de toute personne, quelle que soit sa quête.
Prions pour que le ministère diaconal de nos frères – et que tout ministère dans l’Église – porte du fruit, beaucoup de fruits, pour la plus grande Gloire de Dieu.


















Dans le cadre sacré et millénaire de l’abbaye de Sablonceaux (Charente-Maritime), la communauté du Chemin Neuf a inauguré cet été une formule originale de vacances spirituelles.
Elle a fait le pari de rassembler pendant 4 à 5 jours plus de 170 membres des paroisses de l’Ouest de la France animées par le Chemin Neuf (Angers, Bordeaux, Caen, Nantes…), parmi lesquels 50 enfants.
La singularité du concept, mi-retraite, mi-vacances, fut de réunir catéchumènes, néophytes, jeunes familles avec enfants et paroissiens « ordinaires » pour vivre ensemble des temps de vacances fraternels qui conjuguent détente et approfondissement spirituel.
« Détente garantie, cœurs nourris »
Chaque journée a suivi le même souffle : un temps fort le matin pour se poser ensemble devant Dieu, de larges plages libres l’après-midi pour se reposer et découvrir la région, des propositions quotidiennes d’eucharistie, d’adoration, d’office chanté, de louange, des repas simples pris en commun par paroisse, et une veillée chaque soir.
Dans une journée centrale plus dense vécue tous ensemble, se sont alternés des olympiades sur le thème des vertus, un grand chemin du cœur (chemin de croix) et une soirée réconciliation, sans oublier l’éclipse qui s’est invitée dans la vaste prairie !


Un cap par jour
Après avoir largué les amarres de tout ce qui encombrait les paroissiens, ils ont pris le large avec un cap par jour :
- Cap sur le Christ pour le laisser nous rejoindre là où nous sommes,
- Cap sur la Croix et l’Amour qui guérit les blessures et pardonne les péchés,
- Cap sur la mission en découvrant vers qui le Seigneur les appelle.
- L’eucharistie finale a envoyé les participants, les yeux fixés sur le Christ, comme disciples missionnaires dans leur quotidien pour faire connaître l’amour de Dieu qui a transformé leurs vies.
Les enfants et jeunes, de leur côté, ont suivi par tranche d’âge une aventure avec Saint François d’Assise. Chaque jour, ils ont eux aussi suivi un cap pour s’émerveiller, aimer et pardonner, vivre avec les autres et rayonner de joie.
Le style Chemin Neuf
Les participants ont pu découvrir en quelques jours tout ce qui fait la spécificité du Chemin Neuf : louange, prière ignatienne, vie charismatique, prière des frères, partage en petits groupes, esprit œcuménique, simplicité et sobriété dans la vie quotidienne et le service, vaisselle et ménage faits en commun, sens de la fête…
« Merci beaucoup pour la semaine c’était vraiment parfait et ça m’a fait beaucoup de bien ! »
Elise, néophyte d’Angers et baptisée à Pâques 2026
Vivre la joie
Au terme de cette session où chaque participant a été invité à prendre le temps de poser sa vie devant Dieu, à se laisser éclairer par sa Parole et à vivre concrètement la fraternité, la joie illuminait chaque visage, malgré la chaleur et les moustiques.
La joie d’expérimenter intérieurement l’amour personnel de Dieu pour chacune des personnes présentes, de croire que le Christ est réellement présent dans leur vie et qu’il les accompagne sur leurs chemins.
La joie bondissante des enfants, la fraîcheur de la foi des catéchumènes et des jeunes nouvellement baptisés, les témoignages vivants du passage de Dieu dans les vies, qui donne un sens à la moindre action, ont permis des partages de plus en plus faciles et profonds à mesure que la timidité du premier soir se dissipait.
Reste pour chacun l’appel du Christ à continuer la route, concrètement là où il est planté, et en particulier dans sa paroisse, pour se mettre ensemble au service du Royaume, sous la conduite de l’Esprit. Les sorties de messe risquent d’être différentes à la rentrée !



Témoignages
| Florence et Dominique | Léo : néophyte de Bordeaux |
| 1) Quelles attentes aviez-vous avant de venir? Vivre un moment à la fois spirituel et de détente pour moi, en couple et en fraternité. Mieux connaître la Communauté du Chemin Neuf. 2) Qu’est-ce que vous avez vécu pendant ces 4 jours ? De la joie, de l’émotion spirituelle et affective, de belles rencontres. 3) Avec quoi êtes-vous repartis ? De la gratitude, un projet de discernement en couple en vue d’un engagement « humanitaire » à l’étranger. | Mes attentes avant ce séjour étaient de me retrouver spirituellement, faire le point et me rapprocher de personnes qui comptent beaucoup pour moi tout en découvrant de nouveaux frères et sœurs. Vous vous en douterez bien, le Seigneur est bon et a dépassé une fois de plus mes attentes. Je ne pensais pas être transporté autant pendant si peu de temps (2 jours et demi). En effet j’ai pu faire des rencontres, vivre des moments de partage, des moments en face à face avec Jésus si forts et beaux que ces vacances resteront dans mon cœur. Je suis reparti avec une paix si douce et une transformation telle que je n’avais jamais vécue. Merci encore pour tout ! Dans la paix et l’amour fraternel de notre Seigneur Jésus Christ. |
De la nouveauté ! C’est ce qui a séduit les étudiants et les jeunes professionnels à l’abbaye de Hautecombe.
Avec un thème profond, « Holiness, no less » (« La sainteté, rien de moins »), ainsi qu’un festival spécialement adapté pour les jeunes pros et des semaines « Ora et Labora » (prière et travail), ces nouvelles propositions montrent que les jeunes ne cherchent pas de simples animations, mais une expérience spirituelle forte et exigeante.
Dans un endroit reculé, au calme, dans la nature pour prendre du recul sur sa vie, près de 1500 inscrits issus d’une vingtaine de pays, notamment d’Europe, ont profité du cadre paradisiaque de l’abbaye de Hautecombe (Savoie).
Des propositions renouvelées
Dans les grandes nouveautés de cet été, les trois semaines « Ora et Labora » (Prière et Travail) ont trouvé du succès auprès des participants. Le rythme calé sur l’Abbaye, équilibré entre prière, enseignement et service, « a plu aux participants », raconte le père Luciano Couto, responsable international de la pastorale des jeunes du Chemin Neuf.
L’objectif de ces semaines est de monter le site pour les deux festivals Welcome to Paradise, tout en favorisant la rencontre et la fraternité entre les jeunes par des temps de partage, des repas ensemble et des jeux. « Onze groupes de scouts, soit 90 jeunes, ont découvert la Communauté cet été et en sont repartis ressourcés », confie le responsable de la pastorale des jeunes du Chemin Neuf. Au final, ces trois semaines de sessions, organisées du 4 au 25 juillet, ont regroupé 300 inscrits.



Du 18 au 22 juillet, 99 jeunes professionnels se sont rassemblés autour du thème des Béatitudes : « Heureux ceux qui ont soif ! »
Un programme allégé l’après-midi pour profiter du cadre naturel au bord du lac du Bourget, se baigner, faire du sport ou discuter autour d’un café ou d’une glace. « Les retours étaient très positifs », résume le père Luciano. « Cette tranche d’âge attendait ce genre de proposition », poursuit-il.
« Nous pensons avoir trouvé la bonne formule », se félicite le p. Couto. Le festival Welcome to Paradise propose depuis deux ans une semaine française et une semaine internationale. Il ajoute que « chacune a son unité, son atmosphère, sa langue ».
145 participants et 275 volontaires ont vécu la semaine francophone, tandis que la semaine internationale a accueilli 421 festivaliers et 300 volontaires issus d’une vingtaine de pays.
Depuis le festival à Portimão (Portugal), « nous sommes confirmés dans l’intuition de proposer une prière en continu au cœur du festival », rapporte le responsable de la mission Jeune. Une maison de prière, intitulée « House of Prayer », propose de la louange sans interruption. Plusieurs groupes de musiciens s’inscrivent sur des fuseaux horaires afin de se relayer dans la conduite de la prière.
Ces propositions confirment les intuitions portées par la communauté du Chemin Neuf car elles obtiennent du succès par le nombre de participants et l’engouement qu’elles suscitent auprès des festivaliers. « Elles nous donnent des enseignements précieux sur la quête spirituelle des 18-35 ans », constate le prêtre brésilien.

Soif de profondeur, silence et vie spirituelle
Le noyau du festival « avait délibérément renforcé la place des temps de prière du matin, et communiqué en ce sens. Résultat : laudes, prière ignatienne et école des charismes ont fait le plein chaque jour, tandis que des dizaines de jeunes s’installaient, Bible à la main, sur les terrasses dominant le lac… », explique le père Luciano.
Ce qui ressort également chez les jeunes est le besoin de silence et d’accompagnement spirituel. Les retraites d’exercices de saint Ignace de Loyola en silence ont affiché complet, montrant la volonté des participants de prendre du temps pour soi, de se poser et d’apprendre à discerner dans leur quotidien.
Ces étudiants et jeunes professionnels recherchent un engagement personnel fort. L’équipe organisatrice s’est entourée de jeunes pour construire les différentes propositions. Ensemble ils ont fait le pari des parcours « à la carte » : chaque participant a pu, grâce au site du festival, construire son parcours entre ateliers (éthique et IA, témoignage de vie,…) et temps de prière.
Comme l’a souligné auprès du Dauphiné Libéré le cardinal Grzegorz Ryś (archevêque de Cracovie) lors de sa venue : « Ce qui est remarquable et très inspirant, c’est que cet événement soit créé par les jeunes. Ils sont acteurs de ce qu’ils vivent. » (Dauphiné Libéré – 4 août 2026)
Ce que les jeunes disent au père Luciano Couto cet été, « c’est que la rencontre avec le Christ n’est pas une option superficielle, mais une réponse concrète à leur quête de sens. Dans la perspective de la visite du Pape en France et des rassemblements internationaux à venir, cet été confirme que la jeunesse attend une parole forte, libre et incarnée. »




À l’île Maurice, les responsables CANA de l’île Maurice, de Madagascar, des Seychelles et de la Réunion se sont rassemblés pour vivre une semaine de travail en groupe, de prière, de danses et surtout d’échanges !
L’objectif : proposer une formule pour la CANA adaptée à la réalité de la mission dans ces 4 pays.
Marie Bourbonnais, sœur consacrée dans la communauté du Chemin Neuf et responsable de CANA International, nous explique ce que les couples ont vécu autour du partage de leurs cultures.

Nous étions près de 100 pour vivre notre rencontre CANA Océan Indien, à l’île Maurice : 7 couples de Madagascar ; 2 des Seychelles ; 9 de la Réunion dont 3 au service ; 22 Mauriciens dont 10 au service. À cela s’ajoutaient le provincial de l’Océan Indien et les responsables communautaires des pays.
La venue des 7 couples de Madagascar était pleine d’espérance pour la Communauté à Madagascar : on sent qu’une nouvelle génération pousse, c’est magnifique. Ils étaient très reconnaissants de leur présence parmi nous.
La présence des 2 couples des Seychelles nous a aussi donné de l’espérance. Joseph & Chrysta, nouveaux responsables CANA depuis février 2026, étaient bien présents et ont pour défi de relancer CANA aux Seychelles.
Nous avons commencé par écouter les questions et préoccupations portées par les uns et les autres. À partir de là, nous avons lancé 7 commissions de travail :
- Visibilité et communication de la mission CANA
- La nouvelle génération au sein de CANA
- La place des enfants à CANA
- Pertinence de la pédagogie et des outils CANA
- Besoins de formation pour les noyaux, les serviteurs et les responsables de fraternité
- Les étapes de cheminement d’un couple engagé à CANA
- Adapter CANA à nos contraintes logistiques et économiques
Les pays étaient heureux de travailler ensemble et les temps de remontée étaient dans l’ensemble constructifs. En parallèle de cela, les pays avaient préparé un état des lieux de leur île et des enjeux des couples et familles au niveau sociétal. Cela nous a permis de nous accueillir avec nos différentes réalités. En fin de semaine, j’ai redonné la vision de la mission CANA et de ses enjeux, ce qui nous a amenés à présenter l’année CANA. Suite à cela, les pays ont eu un bon temps de travail ensemble avec leurs responsables pays CCN : c’était l’occasion de resaisir tout ce qu’ils avaient entendu et d’envisager des directions pour la mission CANA dans leur propre pays.
En noyau, nous avons pu relire le juste équilibre entre cette écoute des réalités des pays et ce besoin d’avoir une parole commune pour accueillir une vision et une direction pour la mission.
Au cœur de tout ce travail, les temps de prière étaient précieux (prière personnelle, eucharisties, adoration et confessions…), le travail de réconciliation autour de nos histoires (office pour l’unité des peuples, réconciliation “Océan Indien”…), la mise en valeur de nos richesses culturelles (soirée culturelle avec des stands de jeux ou danses traditionnel(le)s, messe animée par les différents pays, fête en habit traditionnel…) sans oublier un office de louange sur la plage et quelques pauses baignade !
Finalement, cette rencontre CANA Océan Indien était l’occasion de transmettre l’esprit de la Communauté du Chemin Neuf dans le fond : unité des peuples, synodalité, diversité des états de vie, formation, réconciliation… Ce serait bien de ne pas attendre plus de 5 ans pour revivre une telle rencontre ensemble !
Sous le noyer noir d’Amérique au cœur de l’abbaye de Sablonceaux (Charente-Maritime), les cinq sessions d’été pour les adolescents de 14 à 18 ans ont défilé. 251 jeunes ont profité des différents camps organisés par la Communauté du Chemin Neuf au mois de juillet.
Au menu : un camp itinérant, un spectacle d’évangélisation de rue, une semaine de sport et de défis, une semaine pour les lycéens qui désirent se mettre au service et enfin le festival Sabooost !
Laure Delpech, sœur consacrée dans la communauté du Chemin Neuf et responsable des camps de cet été, nous partage sa relecture.

Ces dernières années, dans la mission auprès des adolescents, nous sommes marqués par la place que prennent, dans la vie spirituelle, les émotions, les sentiments, ce qui se fait sentir parfois avec force. De plus en plus, pour eux aussi, la vie s’accélère, et les sollicitations extérieures éloignent d’une certaine intériorité. Il devient difficile de se mettre à l’écoute de ce qui fait moins de bruit, de ce qui reste caché au premier abord.
Pour avoir l’impression d’une expérience avec Dieu, il faut quelque chose qui passe par les émotions. Pourtant, le travail du Seigneur et son passage sont souvent discrets.
Notre travail a donc été de nous décaler : apprendre aux jeunes à regarder là où ils ne le feraient pas naturellement, à relire, à nommer ce qui dure, notamment à travers l’apprentissage des motions spirituelles de St Ignace.
Notre spiritualité ignatienne est un vrai trésor pour les jeunes aujourd’hui. Saint Ignace a lui aussi pris conscience de la place des mouvements intérieurs dans la vie spirituelle. Ce qu’il apporte de nouveau à ces jeunes, c’est d’apprendre à discerner avec plus de finesse ce qui est de l’ordre du travail de l’Esprit Saint en eux, ou ce qui fait du bruit pour un temps mais qui ne laissera pas de trace.
Les jeunes sont sensibles à la louange, à un mode de prière qui leur apporte directement une certaine satisfaction, aussi parce qu’elle se vit avec d’autres, en communauté, ce à quoi les adolescents tiennent particulièrement. Ils sont moins demandeurs de temps de prière personnelle, seuls face à la Parole de Dieu qui paraît plus difficile, plus aride.
Nous avons pris conscience de notre responsabilité, dans la mission, de ne pas lâcher l’un pour l’autre. Nous avons besoin des deux pour nous mettre à l’écoute du Seigneur, et c’est ce que nous leur proposons.
À long terme, cette capacité à se mettre à l’écoute, ces outils de discernement, cet apprentissage de la relecture, cette familiarité avec “la brise légère”, c’est ce dont les jeunes ont peut-être le plus besoin. C’est surtout ce qui ne leur sera pas toujours proposé ailleurs.
Au fond, besoins et envies ne sont pas toujours les mêmes. Dans ce rôle d’éducateur, il nous faut être attentifs aux deux.
Laure Delpech
29 communautaires se sont engagés à vie dans la Communauté du Chemin Neuf cet été au Canada et en France. Un moment rempli de joie pour les 13 frères et sœurs qui ont prononcé leurs vœux d’engagement au célibat pour le Royaume, mais aussi pour les 8 couples qui ont donné leur vie à la suite du Christ.
Au Canada
À Montréal, Jonathan et Matthieu ont prononcé leurs vœux définitifs au célibat pour le Royaume devant Monseigneur Michel Proulx, évêque de Bathurst. S’en est suivi leur engagement à vie dans la communauté du Chemin Neuf avec Martin et Isabelle, un couple communautaire.

En France
De l’autre côté de l’Atlantique, en France, ont eu lieu les engagements à vie au célibat pour le royaume de 10 frères et sœurs. Au cours de la même célébration, présidée par Monseigneur Olivier de Germay, archevêque de Lyon, 7 couples et 11 célibataires consacrés ont prononcé leurs vœux d’engagement à vie dans la Communauté du Chemin Neuf.
« Nous bénissons le Seigneur pour celles et ceux qui s’engagent à vie car c’est un signe très fort dont notre monde a besoin. »
Monseigneur Olivier de Germay, archevêque de Lyon
Durant son homélie, l’archevêque de Lyon a questionné l’assemblée sur les raisons qui pouvaient susciter un tel engagement. « C’est l’amour bien sûr », s’est-il empressé d’exclamer. Monseigneur de Germay a rappelé que la clé de lecture de toute vie chrétienne est l’amour.
Plusieurs chemins divers mènent à un engagement à vie. Pour lui, il en voit trois. Le coup de foudre, où « je suis saisi par l’amour du Christ qui me dit, allez, quitte tout, suis-moi », explique-t-il. L’appel du Christ passe aussi « par un appel à vivre en communauté », continue l’archevêque. Et enfin, le cas où le processus d’engagement s’effectue progressivement. « Cela peut prendre du temps », raconte-t-il. « Mais ce n’était pas du temps perdu. Au contraire, ce fut un temps de purification et de croissance », rassure cet ancien diplômé de Saint-Cyr.
Ensuite vient le temps de la persévérance et de la fidélité. Il est possible que le feu intérieur s’éteigne dans la vie spirituelle. L’important dans ce moment de crise est « de ne pas se regarder les pieds comme Pierre lorsqu’il marche sur l’eau », avertit l’archevêque. Mais il ajoute que « c’est plutôt le moment de lever les yeux vers le Christ, de crier vers lui, Seigneur, sauve-moi. » L’important est aussi de se tourner vers les autres plutôt que de se prendre le pouls. Dans ce cas précis, Monseigneur de Germay conseille de mettre en pratique l’Évangile en s’aimant les uns les autres.
Et ainsi, peu à peu, « avec la grâce de Dieu, la vie renaît », ajoute-t-il. « Nous revenons à Dieu. Lui, il est toujours là, toujours fidèle. Son amour envers moi s’est montré le plus fort, dit le psaume 116. Pendant les éloignements, les infidélités, les crises et même les ruptures, il était là, il m’attendait, il continuait à m’aimer », exhorte Mgr de Germay.
Et s’adressant à l’assemblée, « nous bénissons le Seigneur pour celles et ceux qui s’engagent à vie car c’est un signe très fort dont notre monde a besoin. Le signe qu’en Dieu, nous avons tout », conclut-il.


Mais ce n’est pas fini !
La fête continue son chemin jusqu’à Moundou (Tchad). Ghislaine, Valentin et Brigitte s’engageront à vie le 17 octobre lors d’une eucharistie présidée par Monseigneur Joachim Kouraleyo Tarounga, évêque de Moundou.

Nous avons la joie de vous faire part des engagements à vie au célibat pour le Royaume de
Prudent BAYIZERE
Ségolène DELOR
Laure DELPECH
Romain DENIS
Magloire DJABA TOSSOU
Diógenes FONSECA LIMA
Elvis KIZEZE
Andy MAHOUNE
Uy Sa NGUYEN
Bettina PETER
et des engagements à vie dans la Communauté du Chemin Neuf de
Prudent BAYIZERE
Rémi CHARPIGNY
Ségolène DELOR
Laure DELPECH
Romain DENIS
Magloire DJABA TOSSOU
Diógenes FONSECA LIMA
Elvis KIZEZE
Andy MAHOUNE
Uy Sa NGUYEN
Bettina PETER
Hugo et Milena ALEXANDRE
Cyrille et Blanche DE LA CHAPELLE
Prisca et Alex HORESNYI
Jozef et Dana KUCHČÁK
Martin et Eliška ROKŮSKOVI
Roberto et Renzina ROTA
Didier et Martine VAN LAETHEM
Ces engagements ont lieu le vendredi 21 août 2026 au cours d’une eucharistie à l’Abbaye Notre Dame des Dombes, présidée par Monseigneur Olivier de Germay, Archevêque de Lyon