Reflection text

This week’s service was prepared by a group of brothers and sisters from the Community in Northern France.

Brother Roger’s last Letter

Brother Roger’s last unfinished letter on August the 16th 2005, the day he died

« I leave you peace; I give you my peace. » What is this peace that God gives?

It is first of all an inner peace, a peace of the heart. This peace enables us to look at the world with hope, even though it is often torn apart by violence and conflicts.

This peace from God also supports us so that we can contribute, quite humbly, to building peace in those places where it is jeopardized. […]

In a dazzling intuition, the Gospel of Saint John expresses who God is in three words: “God is love.” If we can grasp only those three words, we shall go far, very far. […]

But what does it mean to love?

[…] Loving means forgiving, living as people who are reconciled. And reconciliation always brings springtime to the soul. […]

Seeking reconciliation and peace involves a struggle within oneself. It does not mean taking the line of least resistance. Nothing lasting is created when things are too easy. The spirit of communion is not gullible. It causes the heart to become more encompassing; it is profound kindness; it does not listen to suspicions.

To be bearers of communion, will each of us walk forward in our lives on the road of trust and of a constantly renewed kind-heartedness? […] And, our whole life long, the Holy Spirit will enable us to set out again and again, going from one beginning to another towards a future of peace.

           

Intercessions

This week’s service was prepared by a group of brothers and sisters from the Community in Northern France.

On October 18, 1685, King Louis XIV signed the Edict of Fontainebleau restricting freedom of Protestants in the Kingdom of France. Schools were closed, synods were banned, and more and more Huguenots were forced to convert to Catholicism. It was not until the French Revolution, a century later, that religious freedom was proclaimed in France.

Lord, we entrust to you all the historical research and commemoration that will take place in a few days in Fontainebleau. May this event help us to continue to draw closer and reconcile ourselves as Christian brothers and sisters, and may it lead us to give thanks for the journey we have already made together.

In September 2025, during the millennium of the coronation of Duke Baleslas I as King of Poland, the city of Gniezno hosted a major ecumenical event: the Congress for Peace. Peace is a Paschal gift that we can welcome through dialogue, fraternity, reconciliation, and prayer.

Lord, so many people are suffering from war: those who have been exiled, those who have lost loved ones, the wounded. Peace often seems blocked and unattainable. May enemies become brothers through your grace.

In 1925, two friends, Anglican Viscount Halifax and French Catholic priest Fernand Portal, entered into dialogue, which lead to the Malines Conversations. A century later, in September 2025, commemorations were held in Malines to give thanks for the Anglican-Catholic dialogue, which has made great strides thanks in part to these fraternal exchanges.

Lord, thank you for these friendships forged between brothers and sisters of different denominations. We pray especially for our brothers and sisters in the Chemin Neuf Community who are from Christian Churches other than Roman Catholics. May our shared brotherhood and mission be an authentic sign of your Kingdom.



« Pour moi, il n’y a d’autre gloire que celle de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » Gal 6, 14

C’est avec ce verset de la lettre aux Galates que le pape Léon XIV a introduit son homélie lors de la Commémoration des Martyrs et des témoins de la foi du XXIe siècle, le 14 septembre 2025, jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Ces témoins/martyrs manifestent que l’amour du prochain et de la justice, au nom de l’Evangile, « est plus fort que la mort ». En cela, ils sont témoins de l’espérance qui va au-delà de toute espérance : une telle célébration s’inscrit donc logiquement dans le Jubilé de l’espérance. Or, lors de cette commémoration, le pape était entouré de vingt-quatre responsables d’Eglises. Pourquoi un tel choix ? 

Ce signe œcuménique indique que les nouveaux martyrs dont il est fait mémoire (environ 1700) appartiennent à diverses Eglises, comme l’a souligné le dernier synode sur la synodalité : « Dans quelques régions du monde, il existe surtout un œcuménisme du sang : des chrétiens de différentes appartenances donnent ensemble leur vie pour la foi en Jésus-Christ. Le témoignage de leur martyre est plus éloquent que toute parole : l’unité vient de la Croix du Seigneur. » (Pour une Eglise synodale, §23). Conscient de ce fait, le pape François a nommé il y a quelques années une commission chargée d’établir la liste des personnes qui ont témoigné de leur foi jusqu’à la mort, quelle que soit leur appartenance ecclésiale. Le pape Léon XIV a confirmé cette tâche confiée à la « Commission pour les nouveaux martyrs » (du dicastère pour la cause des Saints), en collaboration avec le dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens. 

Autour du pape, représentants et responsables orthodoxes (Patriarcat de Moscou, Eglise apostolique arménienne, Eglise copte d’Egypte, Eglise orthodoxe roumaine,…), protestants (luthéro-réformé, mennonite, méthodiste, baptiste,…), anglicans, étaient donc ensemble pour écouter la voix de ces martyrs car « leur témoignage demeure comme une prophétie de la victoire du bien sur le mal » a souligné Léon XIV.

La communauté s’engage

Chaque année, du 1er septembre au 4 octobre, les chrétiens du monde entier sont invités à célébrer le Temps pour la Création. Ce temps privilégié nous encourage à réfléchir à notre relation avec la nature et à agir concrètement pour la protéger.

Inspiré par la figure de saint François d’Assise, patron de l’écologie, le Temps pour la Création nous rappelle que la Terre est un don précieux que nous avons la responsabilité de garder et de cultiver. C’est aussi l’occasion de méditer sur l’interconnexion entre écologie, justice sociale et spiritualité, comme le souligne l’encyclique Laudato si’ du pape François qui fête cette année ses 10 ans.

Durant ce mois, chacun peut s’engager à son échelle envers la sauvegarde de la création. Chaque geste compte et nous rapproche d’une écologie intégrale, respectueuse de la vie sous toutes ses formes.

Depuis plusieurs années, la Communauté du Chemin Neuf s’engage à être acteur dans ce processus.  Plusieurs initiatives ont vu le jour au sein de nos maisons et fraternités à travers le monde. Portée par l’appel à une conversion écologique, la communauté cherche à vivre plus simplement, dans le respect de la nature, et à éveiller les consciences à la responsabilité commune envers la création. Cet engagement s’incarne à la fois dans des choix concrets du quotidien, dans des projets de formation et dans la vie spirituelle.

C’est ce qui se passe notamment à l’abbaye de Sclerder en Angleterre ou à l’abbaye Notre Dame des Dombes, ou encore à l’abbaye de Hautecombe, en France.

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À l’abbaye de Sclerder : écologie et vie communautaire

À l’abbaye de Sclerder, dans le sud-ouest de l’Angleterre (1km de la mer), l’écologie se vit au cœur  de la vie communautaire, à travers le « Green Abbey Project ». Le projet s’articule autour de plusieurs dimensions, cherchant à approfondir son lien à la création, la permaculture (cultiver les légumes, entretenir le verger, développer des techniques durables), la vie communautaire (partager les repas, échanger et vivre ensemble dans un esprit fraternel) la prière et la formation à une agriculture durable. Pour la communauté il est important de s’investir localement dans la relation avec les habitants de la région, les paroisses locales, les projets d’agriculture, et la jeunesse, dans une région où le tissu local se distend de plus en plus.

À l’abbaye des Dombes : foi et écologie au service de la création

À l’abbaye Notre-Dame des Dombes, la Communauté du Chemin Neuf unit spiritualité et écologie sur un vaste domaine de 200 hectares. L’agriculture y est durable et diversifiée : élevage de vaches laitières Montbéliardes, vergers en conversion biologique, gestion d’étangs, production de miel, fabrication de fromages et de confiseries artisanales.

L’abbaye a aussi investi dans les énergies renouvelables grâce à un système de chauffage à biomasse, réduisant ainsi sa consommation d’énergie et ses émissions de CO₂.

Par ailleurs, la communauté anime des programmes de formation et de sensibilisation, tels que la Mission Écologie intégrale, qui combinent vie communautaire, prière, réflexion théologique et pratiques écologiques. L’abbaye accueille également des visiteurs pour des séjours, des visites et des événements thématiques.

À l’abbaye d’Hautecombe : patrimoine, foi et écologie

À l’abbaye d’Hautecombe, « Laudato Si » se vit concrètement au sein de l’un des cinq piliers de la formation Hautecombe Discipleship School (formation biblique et spirituelle de 3 mois à 1 an pour les jeunes de 18 à 35 ans). Par le travail de la terre – potager en permaculture, poulailler, parc – mais aussi à travers la formation spirituelle, Laudato Si’ occupe une place centrale tout au long de l’année.

Les jeunes vivent un véritable parcours de conversion écologique, enrichi par des conférences, des temps de prière, la contemplation de la Création, des projections de films, et plus encore. Plusieurs témoignages montrent comment cette conversion du cœur conduit à des engagements concrets dans leur vie quotidienne.

Entourée d’une nature préservée, l’abbaye contribue également à la protection de la biodiversité du lac du Bourget. Elle offre ainsi aux visiteurs un lieu où patrimoine, foi et création se rejoignent harmonieusement.

Plusieurs maisons de la Communauté sont aussi engagées dans une démarche de conversion écologique, accompagnées par le Label Église Verte : diagnostic, plan d’actions, mise en œuvre de transformations. C’est le cas par exemple au Centre Notre Dame du Roucas à Marseille.

Le P. Luciano, responsable de la mission Jeune International, nous partage sa relecture de l’été 2025.

L’été 2025 a été plein de bénédictions pour la mission Chemin Neuf Jeunes International (18-30 ans) en Europe. À Hautecombe nous avons proposé aux jeunes deux Retraites des Exercices Spirituels, deux semaines de Festival Welcome to Paradise (WTP), un temps pour les Jeunes du Chemin Neuf d’Europe ainsi qu’une belle célébration des ordinations avec la présence du Cardinal Jean-Paul Vesco. Sans parler des semaines de préparation qui permettent aussi de vivre la grâce de la fraternité entre la prière et le service. 

Deux nouveautés de cette 
année : d’abord le travail de l’équipe d’animation en Anglais pour la deuxième semaine du Festival WTP avec la présence des jeunes d’autres pays (Pologne, Pays-Bas, Philippines et France) et aussi la « House of Prayer » avec la louange en continu. Des beaux témoignages de notre identité communautaire. 

Les jeunes témoignent de l’importance de toutes ces propositions qui leur permettent d’avoir une véritable rencontre personnelle avec Jésus à travers l’Esprit Saint. AMDG !

Du 11 au 14 septembre 2025, la ville de Gniezno, première capitale de la Pologne, a accueilli un événement œcuménique majeur : le Congrès pour la Paix.

Organisé à l’occasion du millénaire du couronnement du duc Boleslas Ier comme roi de Pologne, ce congrès a réuni des leaders religieux du monde entier pour prier et dialoguer en faveur de la paix. Plusieurs frères et sœurs de notre communauté en Pologne y ont participé, vivant ces journées comme un temps fort de prière et de partage au sein de l’Église universelle. 

Parmi les invités de marque figuraient le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, et Mgr Mounir Khairallah, évêque de Jbeil. Ils ont partagé leurs réflexions sur la paix comme un « don pascal », soulignant l’importance d’une approche spirituelle et fraternelle face aux conflits actuels. L’archevêque Wojciech Polak, primat de Pologne, a ouvert les travaux du congrès en appelant à une « narration différente » de la paix, centrée sur le dialogue et la réconciliation, notamment dans les contextes de guerre en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique. 

Ce message a résonné profondément au sein de l’Église universelle, présente en force à cette rencontre internationale. Ce congrès s’inscrit dans le cadre des célébrations du millénaire de la couronne royale polonaise, marqué par des événements culturels, historiques et spirituels tout au long de l’année 2025.

Septembre, c’est aussi la rentrée pour les frères et sœurs étudiant la philosophie et la théologie dans les universités partenaires de la communauté. Ils étaient réunis à Montagnieu pour ceux qui étudient en France, mais aussi à travers le monde : à Manille (Philippines), à Kinshasa (RDC) ou encore à New-York !

Nina est sœur consacrée et étudie pour la deuxième année la théologie aux Facultés Loyola à Paris, après deux années de philosophie. Elle nous livre son témoignage lors de la rentrée des étudiants à Montagnieu (France).

“Je commence ma 4ème année d’études. Chaque année, cette session m’aide à me rappeler que ce temps d’études qui m’est donné est une mission, un appel du Seigneur qui passe par la Communauté.

Cette semaine a été riche et simple, une « mini retraite » à la fois personnelle et communautaire. Il y avait des temps personnels, des temps en petits groupes et des temps tous ensemble. C’était un moment spirituel, intellectuel, et communautairement constructif.Nous avons eu un temps de travail en ateliers avec comme consigne de partir d’une relecture de notre expérience pastorale et d’en tirer des convictions et des questions. Dans le groupe où j’étais, c’était impressionnant de voir la diversité de nos expériences pastorales et des questions théologiques, philosophiques, anthropologiques qu’elles suscitent, et de voir des points communs, ou encore comment la conviction, la question de l’un resonne pour les autres.

En outre, nous avons pu partager sur le choix de nos travaux écrits, les découvertes qu’on en a faites. On m’avait demandé de dire quelque chose sur comment j’ai pu travailler des questions que je portais en arrivant aux études, notamment sur les questions de diversité, d’unité, de justice. Cet exercice m’a permis de relire mes trois ans d’études et de voir que ce n’est pas déconnecté de ce que je suis. Les études m’apprennent à mettre des mots sur ce que je pense, je porte, pour pouvoir le défendre, le communiquer, le partager.

Cette session a, par ailleurs, été riche en échanges et en prise de paroles sur des sujets importants pour notre communauté et pour nos églises : l’interculturalité, la synodalité, la figure du prêtre à la CCN, l’accompagnement spirituel, etc.

J’ai été marqué par la simplicité et la sincérité des différentes paroles et de l’écoute bienveillante de l’assemblée. Ce temps de session a « boosté » ma confiance en l’appel du Seigneur pour moi, en ce que communautairement nous portons, et en ce temps de grâce que sont les études.”

Le dimanche 7 septembre 2025 a eu lieu la canonisation de Carlo Acutis ainsi que de Pier Giorgio Frassati par le Pape Léon XIV. Carlo Acutis, jeune figure de sainteté est particulièrement populaire et a touché des millions de personnes dans le monde. Gabriel Roussineau, prêtre du Chemin Neuf, et coréalisateur du film documentaire Net for God qui lui est consacré, nous partage l’impact du témoignage de la vie de ce saint.

Un modèle qui nous pousse à imiter davantage le Christ

Carlo incarne un modèle inspirant à travers son courage spirituel et sa pureté de cœur.

Ce qui marque Gabriel, « c’est cet appel à la sainteté très jeune. Notamment le lien avec l’Eucharistie. Le fait qu’à partir de sa première communion, sa vie soit vraiment centrée sur l’Eucharistie en allant tous les jours à la messe. De plus, il y a aussi son lien avec les plus pauvres ».

Pour Carlo, en effet, le corps du Christ qu’on voit et qu’on élève à l’autel, se retrouve dans les pauvres : les deux vont ensemble.

Le jeune Carlo a vécu durant les débuts de l’ère numérique. Il s’est pris de passion pour le « net » et a osé lancer, sur ce continent numérique, une nouvelle forme d’évangélisation.

« Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies » aimait dire ce serviteur de Dieu.

Son message encourage chacun à trouver sa couleur unique, ce pourquoi il est fait.

Pour le Père Gabriel, c’est une incitation à être vraiment soi-même, et à remplir la vocation que le Seigneur donne à chacun. « C’est ça la sainteté. C’est impressionnant de voir que la sainteté est accessible » rajoute-t-il.

Ainsi, son courage spirituel s’incarne à travers sa mission d’apôtre sur Internet.

Le Pape le cite comme un modèle d’une utilisation missionnaire et ajustée des réseaux sociaux afin de partager le royaume de Dieu.

Cette intuition d’une présence missionnaire sur le digital est aussi celle de Net for God, réseau international de prière porté par la Communauté du Chemin Neuf, qui réalise des documentaires chrétiens depuis le début des années 2000, ces derniers étant diffusés par l’intermédiaire de Youtube.

Comment est né le film ?

Ce film est né d’un faisceau convergent de plusieurs intuitions partagées au même moment. D’abord une demande de plusieurs membres du réseau Net For God, ainsi qu’un membre de la communauté touché personnellement par la vie de Carlo.

Ensuite, il y a eu la rencontre avec Hélène, réalisatrice de documentaire qui a eu un coup de cœur spirituel, en entendant le témoignage de ce jeune italien par le curé de sa paroisse. « Elle a eu tout de suite envie de mettre ses compétences au service de ce projet » nous partage Gabriel. Le curé de la paroisse de Levallois rajoute : « Côté Net for God, on savait qu’il y avait une béatification qui allait arriver pour Carlo Acutis. Et on s’est dit que ça résonnerait avec un événement important pour l’Église. »

Pour réaliser ce projet, une série de circonstances providentielles a conduit la production du film.

Tout d’abord pour le contexte, l’équipe a tourné ce documentaire en janvier-février 2020, tout juste avant la crise du Covid, qui a rendu ensuite impossible ce type d’initiative pendant plusieurs mois. « Si on avait décidé de tourner au printemps, c’était foutu. Donc là, il y a la providence du temps, du choix du délai » raconte Gabriel.

Ensuite, il y a eu la Providence de la réalisatrice Hélène qui s’est passionnée pour la figure de Carlo et qui a porté avec ferveur ce projet.

De plus, là où la maman de Carlo est habituée à parler de la vie de son fils et à en partager son témoignage, la parole de son papa est beaucoup plus rare. Or il a accepté de parler pour le film alors qu’il ne le désirait pas au départ. Gabriel nous explique : « C’était une des grâces du tournage. C’est très important qu’on ait pu interviewer le père. Sinon, cela aurait été disproportionné par rapport à la présence de la mère de Carlo. »

Lors de la sortie du film sur YouTube, le documentaire a connu le plus gros buzz des films Net for God jusqu’à présent enregistré. L’équipe avait travaillé pour sortir le film en cinq langues simultanées le 10 octobre 2020 : le jour de la béatification à Assise de Carlo Acutis. Très peu de films sur Carlo avait été réalisé dans ce format à ce moment-là.

Le film tirait son originalité des nombreuses archives familiales montrant Carlo s’exprimer. « Ces photos, ces vidéos : la famille nous a donné les droits, juste pour ce film. Carlo est une figure de sainteté qui paraît très proche grâce à cela. C’est une grande chance et une raison du succès » d’après le Père Gabriel.

De plus c’est extraordinaire et inhabituel de pouvoir voir en vidéo un saint actuel, pour permettre aux personnes de mieux réaliser qui il était et d’être davantage touché par sa personnalité.

« Pas longtemps après, il y a un prêtre, influenceur mexicain, qui a recommandé à son réseau, je crois que c’était sur Instagram, d’aller voir ce film.

Sur la version espagnole, on a vu en deux jours un truc incroyable. C’était vraiment le pic » nous raconte Gabriel Roussineau.

Aujourd’hui, le film compte 2 millions de vues et est traduit dans 17 langues.

Ce documentaire permet de rejoindre les personnes en mettant en lumière la figure de ce jeune italien au cœur pur.

Du 21 au 26 août derniers avait lieu la 23e rencontre du CIR (Congrès international interconfessionnel des religieux) aux Pays de Galles.

Deux sœurs de la communauté y ont participé : Bénédicte Bouillot et Ágnes Diósszilágyi. L’écologie fut le thème choisit pour cette rencontre, en lien avec l’engagement des sœurs anglicanes qui l’accueillaient. 

Au-delà des réflexions sur cette thématique, la rencontre se voulait être un lieu de partage et de soutien entre les différentes communautés représentées par une quarantaine de religieux catholiques, anglicans et luthériens, dont une majorité de moines et moniales.

La dimension œcuménique avait une place centrale dans cette rencontre par la participation aux célébrations communes (offices, culte luthérien, messes anglicanes et catholique). Dans ce contexte, une difficile question a été abordée, illustrée par le cas de de David Lewis, jésuite, martyr au XVIIe siècle aux Pays de Galles : comment célébrer les martyrs des autres églises … quand ils ont été martyrisés par notre église ? Comment convertir nos mémoires, de manière à ce qu’elles n’entretiennent pas le conflit, la haine ? Cela est possible, a souligné l’ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams dans une prédication, à condition de ne pas considérer les martyrs comme des propriétés à défendre, mais comme des dons à partager, ie en contemplant en eux des exemples de foi et de fidélité à Dieu.

Enfin, Agnès et Bénédicte soulignent la façon dont elles ont été touchées par les témoignages de communautés religieuses très petites et vieillissantes, mais qui cherchent à se renouveler à l’écoute de l’Esprit, dans un élan de vitalité et créativité. 

La prochaine session du CIR aura lieu dans 2 ans dans la communauté monastique œcuménique des sœurs de Grandchamp en Suisse.

L’année 2025 est l’année de la commémoration des 500 ans de l’anabaptisme non-violent dont est issue l’Église mennonite. « Le courage d’aimer » a été le thème retenu pour faire mémoire de cette période de l’histoire de la Réforme du XVIe siècle.  Le 29 mai dernier, une célébration œcuménique a eu lieu à Zurich (Suisse) au cours de laquelle plusieurs gestes concrets ont signifié la réconciliation déjà advenue, ou encore espérée, entre nos Églises : une onction d’huile entre la responsable de la Fédération Luthérienne Mondiale et un mennonite, un lavement des pieds entre le responsable international des Réformés et celui des mennonites, un message du pape Léon XIV lu par le Cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens au Vatican :

Cette célébration a été l’occasion de recevoir liturgiquement les dialogues œcuméniques entre plusieurs Églises et les mennonites, dialogues dans lesquels notre sœur Anne-Cathy Graber (ccn), pasteure et théologienne mennonite, est engagée.

Lors du week-end de Pentecôte au monastère de Bethanien en Suisse, a eu lieu un soft opening du projet Niklaus & Dorothee Alive, une expérience immersive dans les scènes de vie de Nicolas et Dorothée de Flüe à travers une combinaison captivante d’art lumineux, de couleurs et de musique. Nicolas de Flüe est un homme profondément spirituel, il a vécu il y a plus de 500 ans dans la toute jeune confédération Suisse, qu’il préserva d’une guerre civile.

Vidéo Net For God en français (et 17 autres langues) sur Nicolas de Flue, artisan de paix