Du 21 au 26 août derniers avait lieu la 23e rencontre du CIR (Congrès international interconfessionnel des religieux) aux Pays de Galles.

Deux sœurs de la communauté y ont participé : Bénédicte Bouillot et Ágnes Diósszilágyi. L’écologie fut le thème choisit pour cette rencontre, en lien avec l’engagement des sœurs anglicanes qui l’accueillaient. 

Au-delà des réflexions sur cette thématique, la rencontre se voulait être un lieu de partage et de soutien entre les différentes communautés représentées par une quarantaine de religieux catholiques, anglicans et luthériens, dont une majorité de moines et moniales.

La dimension œcuménique avait une place centrale dans cette rencontre par la participation aux célébrations communes (offices, culte luthérien, messes anglicanes et catholique). Dans ce contexte, une difficile question a été abordée, illustrée par le cas de de David Lewis, jésuite, martyr au XVIIe siècle aux Pays de Galles : comment célébrer les martyrs des autres églises … quand ils ont été martyrisés par notre église ? Comment convertir nos mémoires, de manière à ce qu’elles n’entretiennent pas le conflit, la haine ? Cela est possible, a souligné l’ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams dans une prédication, à condition de ne pas considérer les martyrs comme des propriétés à défendre, mais comme des dons à partager, ie en contemplant en eux des exemples de foi et de fidélité à Dieu.

Enfin, Agnès et Bénédicte soulignent la façon dont elles ont été touchées par les témoignages de communautés religieuses très petites et vieillissantes, mais qui cherchent à se renouveler à l’écoute de l’Esprit, dans un élan de vitalité et créativité. 

La prochaine session du CIR aura lieu dans 2 ans dans la communauté monastique œcuménique des sœurs de Grandchamp en Suisse.

L’année 2025 est l’année de la commémoration des 500 ans de l’anabaptisme non-violent dont est issue l’Église mennonite. « Le courage d’aimer » a été le thème retenu pour faire mémoire de cette période de l’histoire de la Réforme du XVIe siècle.  Le 29 mai dernier, une célébration œcuménique a eu lieu à Zurich (Suisse) au cours de laquelle plusieurs gestes concrets ont signifié la réconciliation déjà advenue, ou encore espérée, entre nos Églises : une onction d’huile entre la responsable de la Fédération Luthérienne Mondiale et un mennonite, un lavement des pieds entre le responsable international des Réformés et celui des mennonites, un message du pape Léon XIV lu par le Cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens au Vatican :

Cette célébration a été l’occasion de recevoir liturgiquement les dialogues œcuméniques entre plusieurs Églises et les mennonites, dialogues dans lesquels notre sœur Anne-Cathy Graber (ccn), pasteure et théologienne mennonite, est engagée.

Lors du week-end de Pentecôte au monastère de Bethanien en Suisse, a eu lieu un soft opening du projet Niklaus & Dorothee Alive, une expérience immersive dans les scènes de vie de Nicolas et Dorothée de Flüe à travers une combinaison captivante d’art lumineux, de couleurs et de musique. Nicolas de Flüe est un homme profondément spirituel, il a vécu il y a plus de 500 ans dans la toute jeune confédération Suisse, qu’il préserva d’une guerre civile.

Vidéo Net For God en français (et 17 autres langues) sur Nicolas de Flue, artisan de paix

Nos frères Timothée Tillard et Charles-Étienne Lepitre, tout deux en études et en mission à Manille, aux Philippines ont été ordonnés diacres le 23 juin dernier au San Lorenzo Student Catholic Center. 

Découvrez nos frères à travers les vidéos ci-dessous

Timothée Tillard

Charles-Étienne Lepitre

La Mission Cana Brésil a vécu au mois de mars un magnifique week-end sur le thème : « Cirque Cana ou l’art d’être famille ». En utilisant comme toile de fond la vie au cirque et ses personnages, les participants ont pu approfondir différents aspects de la vie de couple et de famille.

Comment cette idée est-elle née ?

L’idée est née de travailler quelques thèmes pouvant être utilisés dans la communication pour attirer les enfants et les couples. Le premier week-end avait pour thème « la Petite Ferme de Cana », avec de nombreux animaux, une décoration champêtre et des enseignements faisant le parallèle entre la vie à la ferme et la vie conjugale. Cette année, nous avons transformé notre maison en cirque pour attirer couples et familles à un grand spectacle de l’Amour de Dieu !

La retraite a commencé par un temps d’accueil, où les familles ont participé à des jeux et à des séances photos dans un décor sur le thème du cirque. Les enseignements furent des moments de profonde réflexion, abordant le plan de Dieu pour la famille comme une œuvre d’art, et comment le péché et l’égoïsme peuvent endommager cette œuvre. Le deuxième enseignement portait sur l’art d’être une famille, en mettant en lumière les “10 brèches” que l’ennemi peut utiliser pour tenter de détruire le spectacle familial. Pendant que les parents participaient aux ateliers, les enfants avaient aussi leurs espaces : chasse au trésor, structures gonflables, temps de sport… Une belle opportunité pour chacun de s’amuser et créer de bons souvenirs.

En plus des moments classiques d’une retraite spirituelle — louange, prière, partage, enseignements — les couples ont participé à des “Ateliers du Cirque” sur la vie conjugale et familiale.

Dans l’atelier de l’Équilibriste, les couples ont réfléchi à comment équilibrer vie professionnelle, vie de couple, vie de famille, spiritualité, santé…
Dans l’atelier du Clown, ils ont appris l’importance de la joie et de la bonne humeur dans le quotidien d’un foyer.
Enfin, dans l’atelier du Magicien, ils ont écouté le témoignage d’un couple confronté à une grave maladie de leur fils, avec un diagnostic des médecins annonçant seulement quelques mois à vivre. Ils ont alors dû mettre toute leur espérance dans le Dieu des miracles.

Pour clôturer le samedi, nous avons vécu un grand spectacle en famille, avec la participation spéciale de clowns, d’équilibristes, de jongleurs…  danses d’Israël et louange en famille ont conclu la soirée.

Après la fête, à l’heure de s’endormir, une petite fille pleurait dans son lit :
« Maman, je ne veux pas mourir.
Etonnée, celle-ci demande :
-Pourquoi dis-tu cela, ma chérie ?
-Parce que je veux continuer de vivre des soirées comme celle-ci.
La mère entre soupir de soulagement et le sourire de l’amusement :
-Ne t’inquiète pas ma puce, nous vivrons encore beaucoup de soirées comme celle-ci. Et même quand nous mourrons, le ciel sera aussi une grande fête ! »

La retraite s’est achevée par une célébration émouvante de l’Eucharistie, durant laquelle les familles ont pu méditer sur tout ce qu’elles avaient vécu et appris. Malgré la tristesse des au revoir, les enfants se sont déjà donné rendez-vous pour la prochaine retraite Cana.
Quant aux parents, émus, ils ont témoigné lors de la relecture de toutes les grâces reçues dans leur couple en seulement 24 heures de retraite.

Nous avons célébré en visio-conférence les 25 ans de Net for God, avec les différents ambassadeurs qui portent et expérimentent cette mission localement.

Nous avons pris le temps de prier, de revenir avec gratitude sur les fruits de la mission et de souffler nos bougies.

En cette année jubilaire, vous êtes invités à partager largement autour de vous les 200 films réalisés par Net for God et choisir vos films préférés grâce au lien ci-dessous !

Thomas Geze, prêtre du Chemin Neuf nous partage son expérience suite à sa participation à la 3eme étape de MED25, dont la Communauté est partenaire, un projet qui s’inscrit dans la continuité des Rencontres Méditerranéennes initiés par le Pape François.

J’ai participé pendant 2 semaines à la 3eme étape du projet de MED25, dans la continuité des Rencontres Méditerranéennes initiés par le Pape François (Bari 2020, Florence 2022, Marseille 2023, Tirana 2024). Nous sommes donc partenaire comme Chemin Neuf avec beaucoup de diocèses et d’autres dans ce projet.

Deux semaines en bateau à voiles, sur le Bel Espoir, dépendant du vent et des courants, entre Malte et la Crète en Grèce. Une unité très belle et très forte s’est formée sur ces petits bateaux. En plus de la dizaine de membres d’équipage, nous étions deux encadrants avec 19 jeunes de différents pays (Maroc, Bosnie, France, Italie, Egypte, Liban, Tunisie, Géorgie, Palestine, Roumanie) et de différents horizons (catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans, athées..).

Cet espace à ressources limitées avec une expérience commune a ouvert vraiment plein de portes de rencontres, de comprendre l’autre, de travailler sur les grosses questions méditerranéennes, comme la migration, le climat, la place des femmes… C’était très intéressant de toucher du doigt aussi les enjeux et les dynamiques qui se jouent dans les différentes structures et associations des pays et leur jointures.

Comme un signe pour notre périple, ce dernier a commencé à Malte au moment des funérailles du pape François qui avait impulsé ce travail méditerranéen et s’est terminé avec l’élection du pape Léon XIV que l’on a vécue dans un pays orthodoxe.

Très significatif aussi la messe que j’ai pu célébrer sur le bateau en plein milieu de la Méditerranée pour les migrants, au moment où des messages à l’aide étaient entendus à la radio…

Autre signe marquant : une messe célébrée pour la paix à l’ouverture du conclave (que l’on avait presque oublié) et qui s’est avérée être prophétique du discours du nouveau pape qui a commencé son allocation sur ce point essentiel de la paix donnée et à construire…

Plein d’autres fioretti, comme une pêche (presque) miraculeuse, des erreurs qui ouvrent à la providence… Beaucoup de choses à relire et à creuser ! Le Seigneur est bon et il fait des merveilles.

J’étais parti avec ce verset :
Ésaie 43,16: « Ainsi parle le SEIGNEUR, qui trace une route dans la mer et un sentier dans les eaux puissantes » et je pense que le Seigneur réalise sa promesse

Retrouvez ici l’article de l‘Observatore Romano sur le projet

Le 17 mai prochain à l’Église luthérienne de Berlin, Oliver Matri sera ordonné comme Pasteur.
Oliver est protestant, membre du Chemin Neuf. Il est marié à Setske qui est catholique.
Nous le portons dans nos prières jusqu’à l’ordination.

Une session CANA (mission auprès des couples et des familles) a été organisée pour la première fois à Washington DC avec 17 couples.

CANA USA est né il y a 20 ans sur la côte Est à Boston, et les propositions se sont ensuite développées il y a 10 ans sur la côte Ouest à San Francisco. C’est donc aujourd’hui le retour sur la côte Est, et qui plus est dans la capitale des Etats-Unis. Le week-end avait lieu dans une paroisse à 5 minutes du Congrès…

Les frères et sœurs en Égypte ont vécu une soirée œcuménique en présence de six églises différentes : l’Église copte orthodoxe, l’Église syriaque orthodoxe, l’Église anglicane, l’Église évangélique, l’Église copte catholique et l’Église catholique latine. 

La première participation de pères orthodoxes de l’Église copte, ainsi que de l’Église syriaque, furent des signes encourageants pour l’unité des chrétiens en Égypte.