Godly Play est un programme d’exploration du mystère de la présence de Dieu. Cet outil s’appuie sur le conte d’un récit biblique, mis en scène avec des jouets en bois. Il fait découvrir les histoires bibliques de manière innovante et créative.
Beata Sorial, membre de la communauté du Chemin Neuf, s’est formée à la pédagogie et nous partage comment cet outil l’a rejointe.

« Je me demande si tu es heureux(se) d’animer le catéchisme ? Moi, peut-être comme toi, je voudrais qu’il y ait plus de silence, de participation active pour développer la spiritualité, que chacun puisse s’approcher de Jésus et que ça porte du fruit… Mais la plupart du temps ce n’est pas le cas. Avec le temps, je me suis fatiguée et lassée de faire le catéchisme avec souvent l’envie de tout arrêter.
Mon expérience avec Godly Play a commencé en mars 2024 à Nantes dans un temple protestant. Depuis tout a changé. Je suis émerveillée et passionnée par cette pédagogie qui s’adresse à tous les âges, enfants et adultes. Un vrai coup de cœur.
Dans Godly Play, il y a des étapes : accueil individuel, récit, émerveillement, temps de réponse (espace de créativité), festin, prière et bénédiction. L’Esprit Saint est partout présent.
Après l’accueil et la préparation des participants, c’est le temps de la narration. Chacun s’installe en rond sur des coussins, comme autour d’un feu. Dès le début, le silence s’installe et accompagne les personnes durant le récit.

On raconte des histoires de la Bible, on aborde les temps liturgiques, les sacrements, la vie des saints… c’est une approche œcuménique, respectueuse de chaque confession chrétienne et tout à fait adaptée pour des non-croyants.
Le moment d’émerveillement ouvre une réflexion à partir d’interpellations.
Par exemple : « Je me demande ce que vous aimez le plus dans cette histoire ? ». C’est l’occasion de mettre en commun les partages de chacun, d’entendre et se nourrir des différents témoignages.
On découvre ensemble l’impact de la parole de Dieu dans nos vies. C’est très ignatien… et c’est mon moment préféré. Les réponses sont souvent très variées et très riches. Il y a un vrai travail intérieur qui se met en place. On se sent tous un peu « théologiens ».
Pendant l’étape suivante, on propose de choisir une activité : dessiner l’histoire entendue ou une autre histoire, s’amuser à refaire le récit tout en manipulant le matériel, faire un bricolage… C’est un moment très riche d’expression libre, où l’on découvre tout ce que le récit peut faire naître d’idées et de créativité.

Godly Play, c’est aussi une école de prière spontanée. On apprend à exprimer sa prière à haute voix ou par un geste simple, comme déposer silencieusement un petit objet près de la bougie.

Cette proposition est basée sur la pédagogie de Maria Montessori. Elle invite à un lâcher-prise de l’adulte et une remise en question du catéchisme classique. Car il s’agit de prendre conscience que chaque personne n’est pas un vase qu’il faut remplir d’informations, mais plutôt une fleur qu’il faut arroser pour l’aider à grandir par elle-même. Les enfants ont une connaissance innée de Dieu. Le catéchiste n’est plus l’enseignant qui transmet un savoir, mais celui qui accompagne l’éveil spirituel. Il grandit et apprend avec l’autre. Il se retire comme la mer qui s’efface pour que l’autre puisse grandir et petit à petit, éveiller sa spiritualité intérieure. »
Cette méthode propose ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans l’éducation religieuse : une invitation collective et personnelle à cheminer avec Dieu, au milieu des Écritures.
“Jesus is Black because He was a Jew.” De la Blackness/Négritude dans la Christologie de James H. Cone
Cette recherche s’intéresse à l’identité contemporaine de Jésus telle que formulée par le théologien méthodiste africain américain James H. Cone. Elle vise plus particulièrement à interroger la notion de Black (Blackness) attribuée au Christ, ainsi que les enjeux théologiques qu’elle soulève.
En analysant et commentant les œuvres de Cone, la recherche rend compte de sa proposition christologique : « Jesus is Black because He was a Jew », ancrée dans l’expérience (spirituelle, politique, culturelle) particulière des Africains Américains. Pour le théologien, l’identité de Jésus juive se révèle dans son identification aux pauvres, aux opprimés, aux Noirs qu’il libère et rend capables de lutter contre les systèmes et structures d’oppression. La Blackness ou Négritude, apparaît ainsi comme une notion révolutionnaire et provocatrice, qui exprime le mystère de la personne et la mission de libération du Christ, telles dévoilés dans les Écritures.
Cependant, cette élaboration théologique laisse entrevoir certains silences, qui donneront naissance à la théologie womanist. Les critiques portées par cette dernière, ainsi que la mise en lumière des limites de la christologie de Cone, permettent une approche plus englobante et plus riche de la notion de Blackness appliquée au Christ, dans la mesure où elle prend compte l’expérience souffrante des femmes noires de même que leur capacité de survie et de résistance.
Au terme de cette étude, la Négritude, utilisée pour traduire la Blackness, acquiert un contenu théologique suffisamment dense pour exprimer l’identité du Christ à partir de l’expérience des Africains descendants du continent africain et des Caraïbes. La négritude de Jésus désigne la révélation du Christ qui transforme la nuit des opprimés en une aurore de résurrection.
Anne-Cathy Graber, sœur consacrée de la Communauté du Chemin Neuf, pasteure a participé à la rencontre entre les représentants de diverses traditions chrétiennes qui s’est tenue à Istanbul et nous partage son expérience.
« Quand les responsables exécutifs des Églises choisissent de partager et de porter les fardeaux des uns et des autres… » : tel pourrait être l’intitulé des rencontres annuelles qui existent depuis 1950 entre les responsables des différentes Communions Mondiales (« Conference of Secretaries of Christian World Communions »), tout le spectre protestant, évangélique et pentecôtiste,…, le Dicastère pour l’Unité des Chrétiens, et plusieurs patriarcats orthodoxes.
Quatre jours où il n’y a rien à négocier ! Ni déclaration finale, ni texte œcuménique, … très peu de photos, pas (ou presque pas) de comptes rendus officiels… Alors pourquoi des responsables aux agendas surchargés consacrent-ils une semaine de leur temps à une rencontre dépourvue de visibilité, une sorte de réunion « à huis clos » ?

Peut-être parce qu’ils savent qu’après avoir partagé les événements significatifs de l’année écoulée et les projets de son Église, chacun sera invité à oser dire les vulnérabilités et les tensions auxquelles sa famille ecclésiale doit faire face, notamment concernant les questions de gouvernance. Chacun s’exposera ensuite aux questions (très libres) des uns et des autres, et à leurs prières (spontanées… c’est dire aussi la confiance mutuelle). Ce tour de table de vingt à trente personnes permet une écoute mutuelle qui change le regard que nous avons sur l’institution de l’autre… comme de la sienne, grâce aux questionnements et aux encouragements des uns et des autres.
Cette année 2025, en raison de l’anniversaire de Nicée, nous étions reçus par le patriarcat œcuménique de Constantinople. L’œcuménisme tient une grande place dans ces rencontres non seulement par le fait d’être ensemble, mais aussi parce que c’est l’endroit favorable pour relire tel ou tel dialogue qui vient de se conclure. C’est la raison pour laquelle certaines Eglises viennent à cette rencontre avec leur responsable des relations œcuméniques (d’où ma participation).
Une des questions centrales est celle de discerner les conséquences concrètes d’un dialogue œcuménique pour la vie concrète des Églises. Ainsi, par exemple, celles ayant ratifié la Déclaration Conjointe sur la Justification se retrouvent pour identifier les conséquences de ces signatures communes. Ou encore, cette année, avons-nous échangé autour de l’éventualité d’un jour commun de « fête de la création », l’écoute des réalités douloureuses vécues en Ukraine et de ses conséquences ecclésiales était bien présente…
Ces quatre jours sont aussi le terreau favorable pour prévoir d’autres dialogues et commencer à labourer la terre pour qu’ils puissent avoir lieu. Rien de spectaculaire donc ! Un choix de discrétion, d’un certain silence, pour écouter les questions posées aux Églises.
Des frères et sœurs, économes de pays, se sont retrouvés à Bethanian, en Suisse, pour quelques jours de travail et de prière, de formation et de partage. Un temps fort et fraternel qu’ils vivent chaque année.

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté de l’abbaye des Dombes
Texte de méditation
Extrait du texte de la Commission théologique internationale « Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur » écrit à l’occasion de 1700e anniversaire du concile œcuménique de Nicée (325-2025)
Source : paragraphes 121-122 : https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/cti_documents/rc_cti_doc_20250403_1700-nicea_fr.html
La célébration des 1700 ans du Concile de Nicée est une pressante invitation faite à l’Église de redécouvrir le trésor qui lui a été confié et d’y puiser afin de le partager avec joie, dans un nouvel élan, voire dans une « nouvelle étape de l’évangélisation. »[…]
Annoncer Jésus notre Salut à partir de la foi exprimée à Nicée ne fait pas fi de la réalité de l’humanité. Elle ne se détourne pas des souffrances et des soubresauts qui taraudent le monde et semblent aujourd’hui mettre à mal toute espérance. Au contraire, elle se confronte avec ces troubles en professant la seule rédemption possible, acquise par celui qui a connu jusqu’à la violence du péché et du rejet, la solitude de l’abandon et la mort, et qui, de l’abîme même du mal, est ressuscité afin de nous porter nous aussi dans sa victoire jusqu’à la gloire de la résurrection. Cette annonce renouvelée ne fait pas fi non plus de la culture et des cultures, mais, au contraire, là aussi avec espérance et charité, se met à leur écoute et s’enrichit par elles, les invite à une purification et les surélève. Entrer dans une telle espérance exige bien évidemment une conversion, mais tout d’abord de la part de celui qui annonce Jésus par la vie et la parole, car elle est renouvellement de l’intelligence selon la pensée du Christ. Nicée est le fruit d’une transformation de la pensée qui est impliquée et rendue possible à la fois par l’évènement Jésus-Christ. De même, une nouvelle étape d’évangélisation ne sera possible que de la part de ceux qui se laissent renouveler par cet évènement, par ceux qui se laissent saisir par la gloire du Christ, toujours nouveau.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Le Pape Léon XIV se rend du 27 novembre jusqu’au mardi 2 décembre en Turquie et au Liban pour son premier voyage apostolique qui sera placé sous le signe de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux. En Turquie il accomplira le voyage que son prédécesseur affaibli, le pape François, n’a pas pu réaliser. Avec le patriarche Bartholomée, ils célébreront le 1700e anniversaire du Concile de Nicée dans la ville même qui accueillit le premier concile œcuménique de l’histoire chrétienne.
Seigneur, nous te confions cette rencontre, qu’elle soit l’occasion de promouvoir le dialogue, la concorde et la fraternité au milieu du tumulte de la violence et de la guerre.
Le 6 novembre 2025 a été signée à Rome une version actualisée de la Charte œcuménique européenne. Ce document commun de la Conférence des Églises européennes (KEK) et du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), élaboré et signé par six théologiens dont notre sœur Estelle Sogbou, a pour but de répondre aux défis contemporains tels que la migration, la justice climatique, la numérisation et le rôle des jeunes dans les Églises.
Seigneur, nous te confions toutes ces Églises qui travaillent ensemble pour relever les défis de l’unité, de la paix et de la justice en Europe. Qu’elles soient source de créativité et chemin d’espérance pour notre monde d’aujourd’hui.
La communauté orientale de la région de Bourg en Bresse et Grenoble sera pour la première fois intégrée dans la préparation de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens en janvier 2026.
Seigneur, nous te confions ce début de collaboration de l’équipe œcuménique autour de l’Abbaye des Dombes avec les Églises orientales afin qu’il soit un germe fécond pour le devenir de l’œcuménisme dans la région.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du centre Notre Dame du Roucas à Marseille
Texte de méditation
Extrait de l’allocution du Patriarche œcuménique Bartholomée lors de la messe du 4 novembre, en la basilique du Rosaire
Source : https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-eveques-france-novembre-2025/567099-allocution-patriarche-bartholomee-eveques-lourdes/
Le Patriarche œcuménique Bartholomée était l’invité de l’Assemblée des évêques de France réunis à Lourdes du 4 au 9 novembre 2025
Chaque année au mois de janvier, nous nous retrouvons au cours d’une semaine que nous appelons « de prière pour l’unité des chrétiens ». La coutume est belle, et le sentiment est juste. Mais est-ce suffisant ? Ne risquons-nous pas d’en faire un symbole parmi d’autres, un moment convenu pour nous souvenir, une fois l’an, de la blessure du schisme, avant de reprendre notre chemin comme si de rien n’était ? Cette parole peut sembler sévère, mais il est à craindre que parfois de telles cérémonies n’aient pas le résultat espéré. Elles deviennent une forme de bureaucratie spirituelle, un rite accompli pour apaiser la conscience plutôt que pour éveiller le cœur. Or, la prière pour l’unité ne peut être une formalité. Elle doit jaillir des profondeurs — comme un cri, une supplication née de la douleur du Corps du Christ meurtri par la division de ses membres.
Et si chaque semaine de l’année pouvait être ainsi ? Et si chaque dimanche, lorsque nous nous rassemblons dans un même lieu pour la fraction du pain, devenait non seulement le jour de la joie pascale, mais aussi celui d’une douleur partagée — la douleur de la division ? Lorsque, debout devant le saint autel, nous ne pouvons communier au même calice, ce n’est pas un simple empêchement canonique : c’est une blessure profonde. C’est une tragédie. C’est le signe d’un manque d’amour, l’échec de notre témoignage dans le monde. Voilà la vraie prière pour l’unité : non pas des mots, mais la souffrance silencieuse de chaque Liturgie célébrée séparément. Quand le schisme ne fait plus mal, c’est que nous avons cessé d’aimer. Et quand nous cessons d’aimer, c’est que nous sommes déjà morts.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Le Comité œcuménique de Marseille a décidé d’organiser un Forum Chrétien Francophone au cours des prochaines années. Ce Forum, suscité dans les différents pays par le Conseil Œcuménique des Églises, vise à élargir et approfondir les relations entre les frères et sœurs en Christ ainsi qu’entre des Églises qui ne se rencontrent jamais ou presque ou qui ont très peu de chances de se rencontrer.
Seigneur, nous te prions afin que, pendant cette phase de préparation, les membres de ce comité soient inspirés pour créer des relations et inviter des leaders d’Églises qu’on n’a beaucoup l’habitude de rencontrer.
La prochaine Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens 2026 a été préparée par un groupe œcuménique coordonné par l’Église Apostolique Arménienne. A Marseille les chrétiens se rassembleront à la Cathédrale Apostolique Arménienne pour une célébration filmée et retransmise par la Télévision nationale au cours d’une émission du « Jour du Seigneur ».
Seigneur, nous te confions ces rencontres de préparation, qu’elles nous ouvrent le cœur à la réalité de la diversité de ces Églises orientales et fassent grandir la fraternité et le désir de recevoir le don de l’Unité entre nos Églises.
Du 27 au 30 novembre, le Pape Léon XIV sera en voyage en Turquie, il rencontrera le Patriarche œcuménique Bartholomée à Iznik, anciennement Nicée.
« Comment pourrions-nous célébrer le premier concile de l’Église indivise alors que nous sommes divisés ?» a déclaré le Patriarche Bartholomée lors de son discours devant l’assemblée des évêques à Lourdes. Et d’ajouter plus loin, « nous n’y célèbrerons pas une victoire, mais nous confesserons les blessures de notre division ».
Seigneur, nous te confions ce voyage du Pape, que ton œuvre de réconciliation puisse se poursuivre. Que nos Églises trouvent des chemins de dialogue et de paix. Que ce travail inlassable qui est fait puisse rejaillir sur le monde.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du centre Notre Dame du Roucas à Marseille
Texte de méditation
Extrait de l’allocution du Patriarche œcuménique Bartholomée lors de la messe du 4 novembre, en la basilique du Rosaire
Source : https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-eveques-france-novembre-2025/567099-allocution-patriarche-bartholomee-eveques-lourdes/
Le Patriarche œcuménique Bartholomée était l’invité de l’Assemblée des évêques de France réunis à Lourdes du 4 au 9 novembre 2025
Chaque année au mois de janvier, nous nous retrouvons au cours d’une semaine que nous appelons « de prière pour l’unité des chrétiens ». La coutume est belle, et le sentiment est juste. Mais est-ce suffisant ? Ne risquons-nous pas d’en faire un symbole parmi d’autres, un moment convenu pour nous souvenir, une fois l’an, de la blessure du schisme, avant de reprendre notre chemin comme si de rien n’était ? Cette parole peut sembler sévère, mais il est à craindre que parfois de telles cérémonies n’aient pas le résultat espéré. Elles deviennent une forme de bureaucratie spirituelle, un rite accompli pour apaiser la conscience plutôt que pour éveiller le cœur. Or, la prière pour l’unité ne peut être une formalité. Elle doit jaillir des profondeurs — comme un cri, une supplication née de la douleur du Corps du Christ meurtri par la division de ses membres.
Et si chaque semaine de l’année pouvait être ainsi ? Et si chaque dimanche, lorsque nous nous rassemblons dans un même lieu pour la fraction du pain, devenait non seulement le jour de la joie pascale, mais aussi celui d’une douleur partagée — la douleur de la division ? Lorsque, debout devant le saint autel, nous ne pouvons communier au même calice, ce n’est pas un simple empêchement canonique : c’est une blessure profonde. C’est une tragédie. C’est le signe d’un manque d’amour, l’échec de notre témoignage dans le monde. Voilà la vraie prière pour l’unité : non pas des mots, mais la souffrance silencieuse de chaque Liturgie célébrée séparément. Quand le schisme ne fait plus mal, c’est que nous avons cessé d’aimer. Et quand nous cessons d’aimer, c’est que nous sommes déjà morts.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Le Comité œcuménique de Marseille a décidé d’organiser un Forum Chrétien Francophone au cours des prochaines années. Ce Forum, suscité dans les différents pays par le Conseil Œcuménique des Églises, vise à élargir et approfondir les relations entre les frères et sœurs en Christ ainsi qu’entre des Églises qui ne se rencontrent jamais ou presque ou qui ont très peu de chances de se rencontrer.
Seigneur, nous te prions afin que, pendant cette phase de préparation, les membres de ce comité soient inspirés pour créer des relations et inviter des leaders d’Églises qu’on n’a beaucoup l’habitude de rencontrer.
La prochaine Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens 2026 a été préparée par un groupe œcuménique coordonné par l’Église Apostolique Arménienne. A Marseille les chrétiens se rassembleront à la Cathédrale Apostolique Arménienne pour une célébration filmée et retransmise par la Télévision nationale au cours d’une émission du « Jour du Seigneur ».
Seigneur, nous te confions ces rencontres de préparation, qu’elles nous ouvrent le cœur à la réalité de la diversité de ces Églises orientales et fassent grandir la fraternité et le désir de recevoir le don de l’Unité entre nos Églises.
Du 27 au 30 novembre, le Pape Léon XIV sera en voyage en Turquie, il rencontrera le Patriarche œcuménique Bartholomée à Iznik, anciennement Nicée.
« Comment pourrions-nous célébrer le premier concile de l’Église indivise alors que nous sommes divisés ?» a déclaré le Patriarche Bartholomée lors de son discours devant l’assemblée des évêques à Lourdes. Et d’ajouter plus loin, « nous n’y célèbrerons pas une victoire, mais nous confesserons les blessures de notre division ».
Seigneur, nous te confions ce voyage du Pape, que ton œuvre de réconciliation puisse se poursuivre. Que nos Églises trouvent des chemins de dialogue et de paix. Que ce travail inlassable qui est fait puisse rejaillir sur le monde.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par un les frères et sœurs de la communauté à Hautecombe
Texte de méditation
Extrait du discours de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée lors de la Conférence des évêques de France à Lourdes, le Mardi 4 novembre 2025
Source : https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-eveques-france-novembre-2025/567099-allocution-patriarche-bartholomee-eveques-lourdes/
Au sujet de la protection de l’environnement, nous devons aussi en appeler à la mémoire du patriarche œcuménique Dimitrios, dont la voix prophétique appela dès 1989 notre Église à devenir la gardienne de la création. Depuis lors, toutes les Églises orthodoxes, ainsi que l’Église catholique romaine, la Communion anglicane et de nombreuses confessions chrétiennes, en comptant aussi le Conseil œcuménique des Églises, ont répondu à l’appel du Patriarcat œcuménique en consacrant le 1er septembre à la prière pour la protection de l’environnement.
Saint Grégoire de Nysse nous enseigne que la grâce divine « pénètre toute la création ». Il n’existe donc pas de frontière entre le sacré et le profane, entre le spirituel et le matériel : tout est habité par la présence de Dieu. Lorsque les scientifiques observent la fonte des glaciers et que nous méditons sur les gémissements de la création (Rm 8, 22), nous lisons le même livre : celui de la sagesse de Dieu inscrite dans le monde.
[…]
Nous savons aussi que notre foi détient une sagesse précieuse. Elle nous enseigne la patience, la mesure et la joie du renoncement. (…) Dans un monde obsédé par la vitesse et la consommation, nous devons retrouver le sens de la juste mesure et de la sobriété. Choisir la qualité plutôt que la quantité, la beauté plutôt que l’utilité, la communion plutôt que le profit. Ce n’est pas un retour en arrière : c’est une libération. La liberté de vivre avec gratitude, dans la simplicité et la paix intérieure.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
À l’abbaye d’Hautecombe, une quarantaine de jeunes venus du monde entier et de différentes confessions chrétiennes vont vivre la semaine sur l’œcuménisme la semaine prochaine dans le cadre de la formation Hautecombe Discipleship School.
Pour que cette œuvre touche de plus en plus de visiteurs souvent en recherche de sens, les jeunes en particulier, Seigneur, nous te prions.
Du 10 au 21 novembre a lieu la COP30 (Conférence des parties) à Belém, au Brésil, où les négociateurs, les scientifiques et la société civile se réunissent pour discuter des mesures prioritaires à prendre pour lutter contre le changement climatique. L’un des thèmes principaux abordés concerne la gestion des impacts socio-économiques du changement climatique sur les populations vulnérables.
Seigneur, nous te prions pour tous les participants et délégués de cette conférence. Que cette rencontre soit pour nous un lieu d’inspiration pour apprendre davantage à vivre dans l’unité avec l’ensemble de ta création et pouvoir répondre à “notre appel ecclésial en faveur de notre maison commune”.
À l’occasion de la célébration du 1700e anniversaire du Concile de Nicée, le Pape Léon XIV effectuera son premier voyage apostolique du 27 novembre au 2 décembre en Turquie, puis au Liban. Pour la première étape du voyage, en Turquie, la devise choisie par le pape Léon XIV sera : « Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême ».
Seigneur, nous te confions ce voyage apostolique du Pape Léon et le message qu’il apporte pour ces pays. Que cette visite du pape fasse grandir les liens d’amitié entre nos Églises et contribue à la paix et à l’unité des chrétiens dans le monde.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par un les frères et sœurs de la communauté à Hautecombe
Texte de méditation
Extrait du discours de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée lors de la Conférence des évêques de France à Lourdes, le Mardi 4 novembre 2025
Source : https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-eveques-france-novembre-2025/567099-allocution-patriarche-bartholomee-eveques-lourdes/
Au sujet de la protection de l’environnement, nous devons aussi en appeler à la mémoire du patriarche œcuménique Dimitrios, dont la voix prophétique appela dès 1989 notre Église à devenir la gardienne de la création. Depuis lors, toutes les Églises orthodoxes, ainsi que l’Église catholique romaine, la Communion anglicane et de nombreuses confessions chrétiennes, en comptant aussi le Conseil œcuménique des Églises, ont répondu à l’appel du Patriarcat œcuménique en consacrant le 1er septembre à la prière pour la protection de l’environnement.
Saint Grégoire de Nysse nous enseigne que la grâce divine « pénètre toute la création ». Il n’existe donc pas de frontière entre le sacré et le profane, entre le spirituel et le matériel : tout est habité par la présence de Dieu. Lorsque les scientifiques observent la fonte des glaciers et que nous méditons sur les gémissements de la création (Rm 8, 22), nous lisons le même livre : celui de la sagesse de Dieu inscrite dans le monde.
[…]
Nous savons aussi que notre foi détient une sagesse précieuse. Elle nous enseigne la patience, la mesure et la joie du renoncement. (…) Dans un monde obsédé par la vitesse et la consommation, nous devons retrouver le sens de la juste mesure et de la sobriété. Choisir la qualité plutôt que la quantité, la beauté plutôt que l’utilité, la communion plutôt que le profit. Ce n’est pas un retour en arrière : c’est une libération. La liberté de vivre avec gratitude, dans la simplicité et la paix intérieure.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
À l’abbaye d’Hautecombe, une quarantaine de jeunes venus du monde entier et de différentes confessions chrétiennes vont vivre la semaine sur l’œcuménisme la semaine prochaine dans le cadre de la formation Hautecombe Discipleship School.
Pour que cette œuvre touche de plus en plus de visiteurs souvent en recherche de sens, les jeunes en particulier, Seigneur, nous te prions.
Du 10 au 21 novembre a lieu la COP30 (Conférence des parties) à Belém, au Brésil, où les négociateurs, les scientifiques et la société civile se réunissent pour discuter des mesures prioritaires à prendre pour lutter contre le changement climatique. L’un des thèmes principaux abordés concerne la gestion des impacts socio-économiques du changement climatique sur les populations vulnérables.
Seigneur, nous te prions pour tous les participants et délégués de cette conférence. Que cette rencontre soit pour nous un lieu d’inspiration pour apprendre davantage à vivre dans l’unité avec l’ensemble de ta création et pouvoir répondre à “notre appel ecclésial en faveur de notre maison commune”.
À l’occasion de la célébration du 1700e anniversaire du Concile de Nicée, le Pape Léon XIV effectuera son premier voyage apostolique du 27 novembre au 2 décembre en Turquie, puis au Liban. Pour la première étape du voyage, en Turquie, la devise choisie par le pape Léon XIV sera : « Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême ».
Seigneur, nous te confions ce voyage apostolique du Pape Léon et le message qu’il apporte pour ces pays. Que cette visite du pape fasse grandir les liens d’amitié entre nos Églises et contribue à la paix et à l’unité des chrétiens dans le monde.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par un les frères et sœurs de la communauté de Bethanien en Suisse.
Texte de méditation
Engagement commun des Églises catholique et protestante d’Allemagne en 2017
(500 ans de la Réforme)
Nous voulons prendre des mesures concrètes qui transforment notre prière, notre enseignement et nos actions dans un esprit de fraternité œcuménique.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à mettre en avant les points communs fondamentaux de notre foi et à progresser continuellement sur la voie de l’apprentissage œcuménique. Nous nous engageons à approfondir les points communs dans la compréhension de la doctrine de la justification, qui ont été documentés dans la « Déclaration commune », et à les utiliser pour clarifier la conception de l’Église.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à témoigner ensemble de Dieu dans ce monde. Nous nous engageons, dans la mesure du possible, à agir ensemble et à nous soutenir activement, notamment dans les domaines de la charité et de la diaconie, de la justice sociale, du maintien de la paix et du respect des droits de l’homme.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à promouvoir et à intensifier la culture du dialogue et de la coopération à tous les niveaux de la vie ecclésiale. Pour ce faire, nous voulons nous inspirer de la Charta Oecumenica, à laquelle nous nous sommes engagés.
Nous veillerons à ce que des prières soient dites pour nos partenaires œcuméniques lors de tous les offices religieux.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à nous abstenir de tout ce qui pourrait donner lieu à de nouvelles dissensions entre les Églises. Nous nous engageons à rechercher le dialogue avant de prendre des décisions sur les questions éthiques qui nous divisent.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à apporter aux mariages interconfessionnels toute l’aide nécessaire pour renforcer leur foi commune et promouvoir l’éducation religieuse de leurs enfants. Nous nous engageons à faire fructifier l’attitude œcuménique dans les mariages interconfessionnels au sein de nos Églises.
Confiants dans la puissance du Saint-Esprit, nous nous engageons à faire tout notre possible pour que des progrès puissent être accomplis sur la voie de l’unité visible des Églises. Nous nous engageons à mettre le dialogue théologique encore plus intensément qu’auparavant au service de cette tâche.
Nous prenons ces engagements devant Dieu.
Qu’il soit avec nous afin que nous puissions les tenir et qu’il nous accorde sa paix pour y parvenir.
Intercessions
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Le 11 octobre a eu lieu l’inauguration officielle de l’exposition immersive «Lumeum», dans l’ancienne piscine du monastère de Bethanien, en présence de l’évêque de Coire Monseigneur Joseph Maria Bonnemain et de représentants des Eglises réformées et évangélique. Elle permet de faire découvrir aux visiteurs de manière nouvelle et créative la vie de l’artisan de paix suisse Nicolas de Flüe et de son épouse Dorothee Wyss.
Pour que cette œuvre touche de plus en plus de visiteurs souvent en recherche de sens, les jeunes en particulier, Seigneur, nous te prions.
Le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg. Ce sera le point de départ de la Réforme et de la séparation des Églises en Occident. Depuis lors, des personnes toujours plus nombreuses ont œuvré pour rétablir l’unité des chrétiens.
Pour qu’un jour nous retrouvions l’unité telle que tu la veux, insuffle, Seigneur, ton Esprit sur les fidèles et les responsables de nos Églises. Seigneur, nous te prions.
«Au nom du Seigneur. Amen.» C’est par ces mots que commence le traité de 1291, fondateur de la Suisse. La devise inscrite au plafond du Palais fédéral «UN pour tous, tous pour un», la neutralité du pays et l’esprit de Nicolas de Flüe et d’Henri Dunant ont depuis tenu la Suisse à l’écart des guerres et forgé un esprit de paix et de solidarité.
Pour que ces valeurs aujourd’hui menacées continuent d’inspirer les habitants, et les hommes et femmes politiques de ce pays et de tous nos pays, Seigneur, nous te prions.
Prière pour l’unité des Chrétiens
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)