La récente reprise de la guerre au Proche-Orient ravivent la peur et les traumatismes.

La Communauté du Chemin Neuf, implantée au Liban et en Israël, n’est pas épargnée. Un frère en Israël et une sœur au Liban nous partagent des nouvelles, leurs inquiétudes et leurs lieux d’espérance. Pour retrouver les nouvelles d’Israël cliquez ici.

Ci-contre : capture d’écran d’une frat’ fortifiante entre des frères et sœurs des deux pays Terre-Sainte/Liban

Par Nathalie Moussa, membre de la Communauté au Liban

Deux semaines se sont écoulées depuis le début de la crise et la situation demeure tendue. De nombreux déplacés se sont installés un peu partout, certains dans des écoles publiques, d’autres sous des tentes assez précaires au milieu des places publiques, malmenés par les intempéries. Face aux menaces de l’armée israélienne et au Hezbollah, qui ne compte pas baisser les bras, la situation demeure inquiétante. D’ailleurs, les attaques n’ont pas pour autant cessé. Certains éprouvent une sourde colère monter en eux… Colère face à l’entêtement… Colère, frustration et fatigue face à cette souffrance et à cette situation sisyphéenne qui handicape le pays. Les avis sont partagés entre la compassion, la pitié devant la misère des déplacés, la colère de ceux qui ne peuvent plus accepter la tyrannie d’un parti politique, ou encore l’indifférence de ceux qui ne veulent pas s’enliser émotionnellement dans ce conflit et préfèrent poursuivre leur rythme de vie, dans la mesure du possible.

À cela s’ajoutent les bruits terribles et constants des avions militaires et des bombardements. Malgré cela, les frères ont décidé de tenir bon, de rester chez eux, de ne pas abandonner leurs terres. Mais la situation n’en demeure pas moins éprouvante et dangereuse. Leur véritable arme de combat est la prière. Ils se réunissent souvent pour prier ensemble et suivre le chemin de Pâques.

Le témoignage de Rita, responsable des 14-18 :

« Vivre au Liban est une fierté pour moi. Je suis à l’abri des bombardements directs, mais la situation actuelle me fatigue et me met en colère. Parfois, j’en ai simplement marre et mon seul rêve est la paix. En tant que responsable de la mission 14.18, j’ai été triste de devoir annuler notre week-end à la dernière minute. Malgré la fatigue, ma foi reste ma force. Je suis certaine que le Seigneur veille sur nous. Mon espérance et ma paix intérieure n’ont pas de prix, et ce qui me fait tenir, c’est de rester fidèle à ma mission et à mon appel. »

Le témoignage de Jihad et Claudine

« Nous sommes Jihad et Claudine engagés dans la communauté, nous vivons à proximité de la banlieue sud de Beyrouth actuellement bombardée. Dès les premiers jours de guerre, nous avons quitté notre maison et nous sommes actuellement accueillis par des frères de la communauté dans une région plus sécurisée.
Ce n’est pas facile de quitter son chez-soi ! … Bien que nous soyons favorisés par rapport à bien d’autres concitoyens qui n’ont rien pu emporter avec eux. Mais cette maison, c’est notre foyer, nous l’avons bâtie, c’est notre vie ! Et aujourd’hui, notre vie est dans une valise ! Nous vivons un déchirement continu, un dilemme permanent entre l’urgence de tout quitter et la peur de tout laisser derrière nous…. Entre la peur de tout perdre et l’espérance que le Seigneur nous donne… Entre le “jugement” de l’autre qui a provoqué cette guerre que nous n’avons pas choisie, et la miséricorde que nous devons avoir envers l’autre différent de nous…
Je suis enseignante et les écoles privées ont repris les cours. Le travail est une parenthèse dans la guerre, le lieu où tout se fige pour une matinée. Parfois, les enseignants arrivent fatigués, n’ayant pas fermé l’œil de la nuit à cause des bombardements. On se regarde, on se comprend et on continue… D’où vient cette force ? Est-ce vraiment une force ? Devons-nous vivre de la sorte ? Est-ce normal ? Est-ce juste ? Jihad est avocat à la cour, les tribunaux sont fermés. Les dossiers s’entassent. Achever une affaire, un dossier, est impossible… Est-ce normal ? Est-ce juste ? »

L’engagement de la Communauté pour les réfugiés

Malgré la situation tragique et douloureuse que nous traversons, nous poursuivons notre engagement dans la mesure du possible. Ainsi, le service Esperanza de la Communauté soutient certains centres qui accueillent des déplacés. Nous apportons des vêtements que nous recevons, de la nourriture, des produits d’hygiène ou de première nécessité. Nous sommes actuellement en lien avec la Croix-Rouge, avec les Frères capucins qui accueillent des familles dans deux centres. Nous allons certainement aider par la suite 35 familles chrétiennes accueillies par le patriarcat grec-catholique, soit 110 personnes dont 40 enfants, qui n’ont plus rien…

La fraternité comme ressource

Nous poursuivons, en outre, les rencontres fraternelles hebdomadaires, moments précieux de partage revivifiant qui renforcent notre fraternité. Les groupes de prière sont maintenus chaque mardi. Par la prière, à travers les frères et par le Christ qui nous unit, nous goûtons à la véritable paix du Seigneur. Nous savons que même au sein de l’obscurité, brille l’étoile de l’Espérance parce que le Christ agit au cœur de l’impossible.

« Même quand je marche dans une vallée d’ombre mortelle, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. » Psaume 23.

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à Saint Sulpice de Favières

Texte de méditation

Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? (Amos 3,3)
Bertrand Mathys, pasteur (UEPAL)
https://www.presseregionaleprotestante.info/spiritualite/theologie/grain-de-sable/deux-hommes-font-ils-route-ensemble-sans-setre-dabord-rencontres-amos-3-3/

« Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? » (Amos 3,3)
Ce verset du livre d’Amos est très souvent employé pour insister sur le besoin de s’entendre avant de prendre la route ensemble. En effet, il est de bon ton qu’un groupe établisse son itinéraire avant de partir en randonnée… Mais est-ce vraiment là le sens du verset ?
Amos, bouvier cultivateur de sycomores, n’était pas prophète de métier et c’était un prophète de malheur car dans une période de faste et de sérénité, il annonce des malheurs pour tous les voisins d’Israël, Juda y compris, avant d’annoncer un oracle contre Israël. Il dérange, parce qu’il rappelle à Israël les devoirs qui découlent de sa bénédiction. Israël ne peut se complaire d’être le peuple élu. À cause de cette bénédiction il faut qu’il se soucie du respect du droit et de la justice, pour rester en phase avec l’Alliance. Le malheur est annoncé à Israël parce que la bénédiction n’a pas été honorée, parce qu’elle n’a pas été respectée.
Le verset qui nous intéresse correspond donc à un rappel de cette Alliance entre Dieu et son peuple.
John Wesley a fait un joli parallèle dans l’une de ses prédications entre ce verset d’Amos 3.3 et la rencontre de Jéhu et Yonadab (II Rois 10.15):
« Un peu plus loin, Jéhu vit Yonadab, fils de Rékab, qui venait vers lui. Jéhu le salua et lui dit :
“Es-tu loyal envers moi, comme je le suis envers toi ?
— Oui ! répondit Yonadab.
— Eh bien, serrons-nous la main ! déclara Jéhu.”
Ils se serrèrent la main, puis Jéhu le fit monter sur son char. »
Cette rencontre entre Jéhu et Yonadab, avant de prendre la route ensemble, leur permet de vérifier, la disposition de cœur de l’autre. Rien de plus ! Pas besoin d’un long discours. Par contre, cela introduit un investissement inconditionnel dans le service de l’autre. Ce sont toutes ces missions qu’Amos réclame au peuple d’Israël.
Il nous encourage donc à être des Jéhu et des Yonadab, à nous rencontrer, oui, mais aussi plus encore à nous serrer la main au-devant de nos projets communs. Qu’est-ce que cela veut dire ? Une ouverture d’esprit par rapport à l’autre ou à sa pratique de la foi. Une démarche d’amour, de respect mutuel. Mais aussi un engagement commun dans la prière et dans les œuvres bonnes.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Seigneur nous te confions le petit « groupe Méditerranée » de la communauté du Chemin Neuf. Qu’il se laisse toujours plus inspiré par ton Esprit Saint, tout spécialement en ces temps de graves conflits au Proche-Orient. Que leurs axes de travail d’écoute et de rencontre au niveau islamo-chrétien et avec les chrétiens d’Orient se fassent toujours plus dans l’humilité et la confiance, à ta suite. Protège chacun des membres de ce groupe, tout particulièrement celles et ceux qui sont au Liban, à Jérusalem et à Tibhirine. 

Seigneur, nous te confions la Marche des Rameaux du vendredi 27 Mars, à 19h00 au Grand Temple de Lyon, organisée par le CREL (Comité des Responsables d’Eglises à Lyon). Que ce temps de Marche et de prière, composé de 7 étapes dans 7 églises, en priant dans l’unité 7 psaumes pour la paix et l’unité entre nos Eglises, portent des fruits selon Ta volonté.



Sarah Mullaly sera installée comme archevêque de Canterbury le 25 mars. Souhaitant s’émanciper de l’Église d’Angleterre, dix primats plus conservateurs ont créé un conseil anglican mondial, et élu Laurent Mbanda à la tête de cette institution anglicane nouvelle, sans vouloir créer de schisme.

Seigneur, nous te prions pour l’unité de la Communion anglicane dans sa grande diversité, qu’elle continue à témoigner de la bonté de Dieu pour tous les peuples et dans toutes les cultures.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à l’abbaye de Sablonceaux

Texte de méditation

Pratiquer la bénédiction comme ultime parole contre la malédiction !
Extrait du livre « Réparation » du Cardinal François Bustillo
(édition Fayard, 2025, tiré des pages 149-152)

La tradition biblique nous lègue l’art sacré de la bénédiction ! La bénédiction loin d’être un simple mot était une offrande, elle liait les vivants à leur lignée, les âmes aux promesses ! Nous sommes appelés à dire du bien dans notre quotidien, à faire du bien par nos paroles, à oser vaincre la crainte du regard et celle d’être jugé ! la bénédiction réhabilite une parole généreuse et une manière d’être au monde plus bienveillante. Mais, avant de parler, soumettre sa parole aux trois tamis de Socrate ! (est-ce vrai ? est-ce bon ? est-ce utile ?). Cultiver une parole vraie, bonne, féconde, et qui élève. Notre époque exige une créativité nouvelle dans la manière de transmettre le bon et le bien surtout aux jeunes générations ! Selon Ephésiens 4, 31, il est urgent d’extirper de nos vies l’amertume, la colère, les emportements, pour ressusciter une parole capable de bénir, qui ne blesse pas mais relève ! Là où l’humiliation abaisse, la bénédiction restaure ! Là où le mépris enferme, la louange libère ! Faire de notre société « une vallée de baraka » selon 2 Chroniques 20, 26, une vallée de bénédictions, un espace où les êtres humains s’habituent à dire du bien les uns des autres avec naturel et liberté ! Bénir c’est créer du lien, bâtir une fraternité sociale où les talents de chacun sont mis en lumière, où les réussites sont saluées, où les beautés de l’âme sont reconnues ! En bénissant même à contre-courant, nous tissons les fils d’une société plus humaine ! Nous entrons dans le grand courant de l’histoire du salut où Dieu bénit son peuple !

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Depuis quelque temps, les rencontres œcuméniques dans le diocèse de La Rochelle sont en lien avec les amitiés judéo-chrétiennes. Un projet de formation pour les jeunes est en réflexion pour les aider à connaître le judaïsme et pour lutter contre l’antisémitisme. Une deuxième rencontre est prévue le 1er mai.

Seigneur, nous Te confions ce travail œcuménique, en particulier jusque dans nos racines juives. Que Ton Esprit Saint guide celles et ceux qui s’engagent sur ce chemin de compréhension mutuelle et de respect envers l’autre.

Depuis quelques années, les frères et sœurs de l’abbaye travaillent à mettre l’Abbaye de Sablonceaux au service de l’évangélisation des visiteurs : une exposition, une nouvelle chapelle, une nouvelle boutique… et l’accueil qui ouvrira fin mars.

Seigneur, nous Te confions tous ces projets, ainsi que toutes les personnes qui passent par l’Abbaye. Que tout ce qui s’y vit et s’y construit soit pour Ta gloire, que ce lieu soit un espace de paix, de lumière et d’annonce de l’Évangile.

Le 18 mars, au couvent des franciscains à Paris, une conférence aura lieu sur le thème « L’unité chrétienne à Jérusalem : défis, réalités et espérance ». Elle sera animée par le Frère Stéphane Milovitch, un franciscain français en mission à Jérusalem, où vivent 13 confessions chrétiennes différentes. Il parlera de la cohabitation, de la communion et de l’espérance malgré les différences et les blessures.

Seigneur, nous Te confions notre monde. Nous Te prions pour que la violence ne soit jamais la solution au conflit ni entre les nations, ni entre les Églises. Que Ton Esprit nous guide vers l’unité et la justice afin que nous soyons artisans de paix dans nos communautés et dans le monde entier.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de l’équipe œcuménique de la communauté

Texte de méditation

Méditation de Frère Matthew, prieur de la communauté de Taizé dans le cadre de la 48ème rencontre européenne des jeunes à Paris le 31 décembre 2025
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.

Ce soir, nous avons écouté l’Évangile qui nous parle de la rencontre entre Marie de Magdala et Jésus après sa résurrection. Les amis de Jésus étaient troublés après sa mort et ils avaient peur de la persécution. Marie, tôt le matin du premier jour de la semaine, va au tombeau de Jésus. Sa tristesse est grande : la pierre qui fermait l’entrée a été enlevée et le corps de Jésus n’y est plus.
Une rencontre avec des messagers de Dieu, qui l’interrogent sur ses larmes, précède la venue de Jésus. Lui aussi lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ?», mais il ajoute : « Qui cherches-tu ? ». Ne comprenant pas qui il est, Marie l’interroge à son tour, pensant qu’il est le jardinier.
Mais lorsque Jésus appelle Marie par son nom, elle le reconnaît et la relation personnelle qu’elle croyait définitivement perdue se rétablit. La surprise et la joie la bouleversent. Jésus ne veut pas qu’elle le possède ou s’accapare de lui, mais qu’elle vive de lui pour les autres. Il l’envoie comme apôtre des apôtres pour annoncer la bonne nouvelle que Dieu l’a relevé de la mort. La communion entre Jésus et son Père devient ainsi ouverte à celles et ceux qui l’aiment.
La paix revient chez Marie dans cette relation avec le Christ ressuscité. Le « Que cherchez-vous ? » du début de l’Évangile de saint Jean devient « Qui cherches-tu ? ». Et un peu plus tard, les premières paroles de Jésus à ses amis, encore enfermés dans leur peur, seront : « La paix soit avec vous ! ».
Même si, comme Marie de Magdala, nous ne reconnaissons pas le Christ, comme Ressuscité il se tient à nos côtés. Quand nous avons peur, il se fait proche et nous offre sa paix. Et il nous confie à tous une mission : non pas simplement garder cette paix pour nous-mêmes, mais poursuivre son œuvre de réconciliation, devenir des pèlerins de paix.
Serons-nous de celles et ceux qui feront tout pour vivre de la paix du Christ pour les autres ? C’est ainsi qu’une espérance renaîtra sur notre continent européen et dans le monde.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Le 21 janvier dernier, le métropolite Job de Pisidie (Patriarcat œcuménique) s’est entretenu avec le Cardinal Kurt Koch lors d’une conférence publique à Rome à l’occasion du 60ème anniversaire de la levée des excommunications mutuelles par le patriarche Athénagoras Iᵉʳ et le pape Paul VI.

Seigneur, nous te rendons grâces pour ces gestes prophétiques dans le sens de la réconciliation des Chrétiens. Donne-nous à notre échelle d’être des semences de paix et de réconciliation entre nos Églises

Les propositions de sessions d’été animées par la Communauté du Chemin Neuf sont en cours de présentation dans les différents lieux d’annonce. Des personnes de tous âges, célibataires ou mariés ou en famille vont vivre un temps spirituel fort cet été

Seigneur, nous te prions pour les équipes de préparation des sessions, pour tous ceux et celles qui vont s’inscrire. Ouvre le cœur de chacun pour qu’ils accueillent ta parole de Vie.

Du fait de l’arrivée de nombreux Anglais dans les Côtes-d’Armor, des initiatives œcuméniques se développent pour favoriser les rencontres : célébrations communes, formations communes, cafés théologiques…

Seigneur, nous te rendons grâces pour la créativité de ton Esprit qui sait utiliser les opportunités de rencontre pour apprendre aux hommes à tisser la fraternité. Viens bénir toutes ces démarches.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à la Melleray.

Texte de méditation

Père, qu’ils soient un
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.


Frère, si tu te soumets à une règle commune, tu le peux seulement à cause du Christ et de l’Évangile.
Ta louange et ton service sont désormais intégrés dans une communauté fraternelle, elle-même incorporée à l’Église. Tu n’es désormais plus seul.
Tu dois compter en tout avec tes frères.
Porter les fardeaux des autres, accepter les mesquines blessures de chaque jour, pour communier concrètement aux souffrances du Christ, voilà notre première ascèse.
Tu as peur qu’une règle commune n’étouffe ta personnalité, alors qu’elle doit te libérer d’entraves inutiles pour mieux porter les responsabilités, pour mieux user de toutes les audaces du ministère. Comme tout chrétien tu dois accepter la tension entre la liberté totale donnée par le Saint-Esprit et les impossibilités où te place la nature déchue, celle du prochain et la tienne.
Sois parmi les hommes un signe d’amour fraternel et de joie.
Ouvre-toi à ce qui est humain, et tu verras s’évanouir tout vain désir de fuite du monde. Sois présent à ton époque, adapte-toi aux conditions du moment.
O Père, je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.
Aime les déshérités, tous ceux qui, vivant dans l’injustice des hommes, ont soif de justice ; Jésus avait pour eux des égards particuliers ; ne redoute jamais d’être gêné par eux.
Apporte à tes parents une affection profonde ; qu’elle les aide à reconnaitre, par sa qualité même, l’absolu de ta vocation.
Aime ton prochain quel que soit son horizon religieux ou idéologique.
Ne prends jamais ton parti du scandale de la séparation des chrétiens confessant tous si facilement l’amour du prochain, mais demeurant divisés.
Aie la passion de l’unité du Corps du Christ.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Jésus, toi qui as envoyé les disciples deux par deux, donne-nous la grâce de marcher ensemble en nous laissant guider par l’Esprit Saint. Que nous cherchions à vivre vraiment la prière et la mission dans la dépendance les uns aux autres.

Seigneur Jésus, par notre vie ensemble, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as choisi des disciples humains et vulnérables, donne-nous la grâce d’accueillir ce qui est blessé ou faible en nous et dans les autres.  Apprends-nous à aimer notre humanité, et à espérer que tu agis en toute circonstance.  Aide-nous à nous souvenir que toi, tu nous as choisis et aimé en premier.

Seigneur Jésus, par l’accueil de nos faiblesses, fais grandir notre passion pour l’unité,  telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as aimé ton prochain de tout ton cœur, donne-nous la grâce de ce même amour concret pour ceux qui nous entourent. Que notre grand désir de donner notre vie pour l’unité trouve comme première réalisation concrète le soin de ceux qui ont besoin de nous : la famille qui nous entoure, la communauté chrétienne qui nous partage notre vie, les gens que nous croisons dans le quotidien.

Seigneur Jésus, par notre amour du prochain, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as prié ardemment pour que tous soient un, donne-nous la grâce de ne jamais nous lasser de prier nous aussi pour cette unité profonde. Que nos célébrations et nos intercessions en ce sens nous aident à ne pas nous habituer à la division, en particulier la division particulièrement choquante entre les chrétiens. Que ton Esprit vienne réveiller en nos âmes la soif de former un seul corps en Toi.

Seigneur Jésus, par notre désir de communion, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à Montagnieu

Texte de méditation

Père, qu’ils soient un
Extrait de la préface du dernier livre du Groupe des Dombes, Père, qu’ils soient un. Depuis les déchirures, prier pour l’unité, Cerf, 2026.

Faites-vous partie des personnes qui se demandent à quoi bon prier pour l’unité des Églises chrétiennes, alors que tant d’autres soucis nous accablent en ces temps de transformations du monde, avec leur lot d’inquiétudes et de nouvelles divisions ? Dans le contexte politique de plus en plus dégradé ces trois dernières années, avec des situations gravissimes de morts innocentes, la prière ne semble-t-elle pas une échappatoire ?
Doutez-vous que les Églises puissent trouver suffisamment de courage pour se reconnaître mutuellement et développer des formes de communion ? Ou pensez-vous même que l’unité est suspecte d’uniformité et qu’il suffirait d’entretenir de simples liens de solidarité et de communication ?
Notre appel naît d’une conscience aiguë de devoir maintenir l’intercession, précisément ensemble : pour l’unité dans un monde si divisé, une unité qui est depuis plusieurs décennies affirmée comme une « communion respectueuse de la diversité interne. Unité « dans la diversité réconciliée, donc à vivre en commun, avec des accents polyphoniques, dans une résistance par la foi, l’espérance et l’amour aux tentations de division et d’inhumanité, en posant un horizon alternatif aux murs et frontières : réunir les personnes et communautés priantes du monde entier dans un « monastère invisible », selon l’image employée par l’un des pionniers du Groupe des Dombes, l’abbé Paul Couturier.
Volontairement bref et dense, notre plaidoyer fait suite à la longue étude qui précède, De toutes les nations… Pour la catholicité des Églises, appel à faire place à la vie commune en Christ « tout en tous ».

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Seigneur nous te rendons grâce pour le travail du Groupe des Dombes, dont les membres, théologiens de différentes Églises, se retrouvent chaque année depuis près de 90 ans pour réfléchir et prier ensemble. Nous te bénissons pour leur dernier livre, plaidoyer pour la prière pour l’unité des chrétiens qui nous pousse à nous laisser renouveler et interpeller dans notre appel.

Nous te confions le travail de ce groupe et te demandons une grâce de réception dans toutes nos Églises et communautés locales pour une conversion en profondeur et un vrai renouvellement de notre engagement aujourd’hui.

Le centre Siloé à Montagnieu (France, Isère) continue d’accueillir chaque année des personnes en recherche de restauration et d’unité intérieure pour un temps variable. Le Parcours Siloé accueille également cette année une trentaine de retraitants.

Seigneur nous te confions toutes ces personnes dans leur chemin de vie et nous te confions la mission Siloé dans tous nos pays.




Les 13 et 14 décembre derniers, le centre Siloé de Montagnieu a accueilli le WE Délié avec des frères et sœurs de la Communauté et de la Communion du Chemin Neuf. Seigneur nous te bénissons pour ton œuvre dans nos vies, et pour la vérité de ton amour qui nous rend libres.

Seigneur, que le fruit de liberté dans la vie de chacun rayonne toujours plus dans nos vies engagées ensemble à ta suite comme disciples missionnaires, pour continuer d’annoncer ensemble la bonne nouvelle de ton Royaume.

Comme chaque année, l’ONG « Portes ouvertes » a publié en janvier son rapport concernant les chrétiens persécutés dans le monde. 388 millions de chrétiens sont aujourd’hui exposés à des fortes persécutions et discriminations en raison de leur foi, soit 1 chrétien sur 7 dans le monde.

Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui chaque jour risquent leur vie en ton nom, pour plus de liberté, de justice et de paix. Nous te prions spécialement pour l’Église catholique au Mexique, où plusieurs prêtres ont récemment été assassinés.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Par Paula Costa, soeur consacrée de la Communauté

En janvier dernier a eu lieu notre festival des 14-18 ans, le Summer Camp 2026.

Près d’une centaine de jeunes, venus de Divinópolis et de Belo Horizonte, se sont rassemblés pour vivre cinq jours de vacances avec Dieu, avec les autres et avec eux-mêmes. Au programme : enseignements, louange, partage, réconciliation, grands jeux, fraternité et beaucoup de joie.

Le thème de cette année était celui de la sainteté. À la lumière de la béatification de Carlo Acutis, nous avons voulu montrer aux jeunes que la sainteté est possible aujourd’hui. À travers la vie de Carlo Acutis, Guido Schäffer, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Chiara Luce Badano et Giorgio Frassati, ils ont découvert qu’une jeunesse donnée à Dieu est une aventure concrète et joyeuse.

Ce Summer Camp a été marqué par une forte dimension œcuménique. Pour la deuxième fois, nous avons accueilli six missionnaires de la Bethel Church. Dans un pays aussi polarisé que le Brésil, cette expérience d’unité a été une véritable grâce. Nous avons prié, adoré, joué, mangé et partagé ensemble, vivant concrètement cet appel cher à notre communauté : « Faisons ensemble tout ce que nous pouvons faire ensemble. »

Dans le même mouvement, nous avons pu inculturer davantage notre manière de vivre la foi au Brésil, où de nombreux jeunes aspirent aussi à une spiritualité plus traditionnelle et mariale. Ainsi, tout en vivant de beaux moments œcuméniques, nous avons proposé la prière du chapelet vécue tous ensemble, y compris avec nos frères et sœurs de la Bethel Church.
Une fois de plus, il est apparu clairement que Marie n’est pas la cause de nos divisions, mais bien souvent leur victime : elle est la Mère qui souffre de voir ses enfants séparés.

Ce Summer Camp restera comme un temps fort d’unité, de foi et de joie pour toute la communauté.

À Avranches, la maison Béthanie de retraite du Village du Mont Carmel héberge les religieuses âgées de plusieurs congrégations. Depuis que la communauté vieillissante des sœurs de Notre-Dame du Mont Carmel a confié, il y a dix ans, son lieu de vie à la Communauté du Chemin Neuf, cette dernière l’accompagne dans la perte d’autonomie de ses sœurs, pour leur permettre de continuer leur vie religieuse jusqu’au bout.

Depuis plusieurs années, l’établissement accueille plusieurs congrégations religieuses en perte d’autonomie. Les religieuses sont accompagnées par le personnel soignant et par des membres de la Communauté du Chemin Neuf pour rejoindre la crypte, où se déroule les célébrations liturgiques de la journée, située au rez-de-rue.
Les plus autonomes prennent les escaliers, les autres l’ascenseur.

La prière reste le fil conducteur d’une vie consacrée, même lorsque le corps impose ses limites. Marc Hodara, responsable du Village du Carmel et membre de la communauté du Chemin Neuf, explique qu’un système sonore permet de retransmettre les offices dans les chambres. « Les sœurs qui ne peuvent plus se déplacer pour certains offices restent ainsi associées à ce temps de communion fraternelle », précise-t-il. 

L’animation de la liturgie est portée par les membres du Chemin Neuf, aidés par les autres congrégations.

Ici, l’accompagnement repose sur un principe simple : ne jamais faire à la place sans nécessité. « Quand une sœur prend l’ascenseur, on lui demande toujours à quel étage elle souhaite aller », explique Marc Hodara. « C’est souvent à ce moment-là que l’on perçoit une éventuelle désorientation. » L’objectif n’est pas la performance, mais la continuité. « La perte d’autonomie n’est pas instantanée. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui peut parfois revenir demain », observe-t-il.

Des gestes simples

Autour de tables de quatre, les religieuses, les prêtres et des laïcs s’installent pour le déjeuner. Certaines peinent à attraper leur serviette rangée dans une pochette. Marc raconte avoir revu sa manière d’intervenir : « Il faut leur laisser faire. Et n’aider que si l’on voit que cela devient impossible. »

Sœur Marie-Catherine, supérieure de la congrégation Notre-Dame du Mont Carmel, partage cette vigilance : « Il ne faut jamais anticiper ce que les personnes ne peuvent plus faire. Il faut continuer de les accompagner pour qu’elles fassent un maximum par elles-mêmes. » 

« Encourager et valoriser »

La perte de mémoire demeure l’épreuve la plus difficile à accepter. Sr Marie-Catherine le constate au quotidien : « Lorsqu’une consœur prend conscience qu’elle perd la mémoire, c’est très douloureux. » Un accompagnement psychologique et une écoute attentive sont alors proposés. « Il ne faut pas souligner les oublis, mais encourager et valoriser », insiste-t-elle.

Pour maintenir le sentiment d’utilité, certains se voient confier de petites missions. L’une d’elles est chargée de disposer le sucre sur les tables lors du café. « Ce geste peut sembler anodin, » souligne sœur Marie-Catherine, « mais il est essentiel pour elle. C’est son service. Il lui rappelle qu’elle est encore capable de servir et d’avoir une responsabilité. »

Au Village du Mont Carmel, la vieillesse n’efface ni la vocation ni le désir de servir. À travers des gestes modestes, des prières partagées ou un accompagnement respectueux de la dignité des personnes, la communauté du Chemin Neuf marche à côté des congrégations vieillissantes et des laïcs afin de les aider à maintenir ce qui fait le cœur de la vie.

Interview de Marc Hodara sur KTO TV: https://www.facebook.com/reel/1957687251793938

Plus d’informations et contacts : https://avranches.chemin-neuf.fr/

Mathilde Montovert et Vincent Breynaert, religieux engagés dans la communauté du Chemin Neuf et en mission sur la paroisse de Vincennes, ont accueilli une délégation de jeunes Ukrainiens pour les rencontres européennes de Taizé. Ils nous partagent ce qu’ils ont vécu.

Les rencontres européennes de Taizé, qui se tiennent tous les ans dans une capitale européenne pendant la semaine du nouvel an, avaient lieu cette année à Paris. 15 000 jeunes y ont été accueillis, venant de nombreux pays. La présence toute particulière de 1000 Ukrainiens a marqué l’évènement. La paroisse de Vincennes a accueilli six jeunes mineurs ukrainiens sur le presbytère et une cinquantaine d’autres ont été pris en charge sur le doyenné.

La semaine a été rythmée par des offices portés par les frères de Taizé dans différents lieux à Paris, deux grandes veillées au stade de Bercy et une soirée dite « des nations » pour le nouvel an. « Nous avons vécu une magnifique semaine portée par la prière et la fraternité. Cela a été pour nous une intense collaboration entre nos deux communautés, dans un esprit de prière œcuménique avec nos différentes églises et de prière pour la paix entre les nations » explique Mathilde Montovert.  

Vincent Breynaert est le curé de la paroisse de Vincennes. Pour lui, deux moments marquants ont été vécus avec ces jeunes invités. Lors de la messe du 1ᵉʳ janvier 2026, au moment de la bénédiction d’Aaron (Livre des Nombres au chapitre 6, versets 24-26), les Ukrainiens se sont mis d’un côté de l’église et les paroissiens de l’autre. « Nous nous sommes bénis mutuellement. Les membres de la paroisse ont béni les Ukrainiens et inversement. C’était très beau » raconte le Père Vincent.

Après la messe, les fidèles étaient conviés à un repas partagé, préparé par les paroissiens. Une habituée de l’église a offert à chaque Ukrainien une boîte de chocolat. « Quand j’ai vu le chocolatier parisien, je me suis dit qu’elle a cassé sa tirelire pour offrir ce présent », s’étonne le curé. « Cette paroissienne est russe mais elle ne souhaitait pas dévoiler son identité. Elle voulait offrir ce cadeau discrètement pour les jeunes d’Ukraine » partage Vincent Breynaert.

Marie, jeune diplômée, a participé à l’édition 2025-2026 des rencontres européennes de Taizé. Elle nous partage comment ce rassemblement l’a rejoint.

Que cherchez-vous ? (Jn 1, 38)
La force de cette interpellation a donné le ton à cette 48ᵉ édition des rencontres européennes de jeunes organisée par la communauté de Taizé. Cette expérience de fraternité se déroulait cette année à Paris et sa périphérie. J’ai donc décidé d’y participer et ai vécu les derniers jours de décembre et le passage à 2026 avec 15 000 jeunes venus du monde entier (Europe principalement).

C’était une première pour moi ! 2 mois après, ce qui reste dans mon cœur a une saveur d’unité. Je pense précisément à la prière du soir du 31 décembre. Nous étions rassemblés à l’Accor Arena de Bercy. Imaginez des milliers de personnes qui ne se connaissent pas. Ils sont de pays, de langues, de confessions différentes et chantent d’une seule voix en arabe « Abana fy yadayka » (« Père entre tes mains je remets mon esprit »). La musique étant le moyen privilégié par lequel je rencontre Dieu, j’ai donc été très portée par ce moment. J’ai pensé : « quel témoignage de paix et d’unité nous donnons au monde ! »

Vivre cette expérience était aussi pour moi une histoire de rencontres. La beauté des rencontres simples m’a touché. Avec les autres et avec l’Autre. Bref, vous pouvez comprendre que je suis très attachée et fascinée par les liens qui unissent les personnes entre elles ; encore plus à celui qui me relie à la Source.
Aidée par la liturgie de Taizé, j’ai pu descendre en moi pour Le retrouver et l’entendre me dire « Qui cherches-tu ? ». Je vous souhaite d’entendre cette interpellation.

Inauguration de la maison des grands jeunes à Kinshasa

L’année 2025 fut une grande année pour la mission de Ndako ya Biso à Kinshasa. En effet, après les 20 ans de la mission en mai 2025, la communauté du Chemin Neuf a inauguré un nouveau bâtiment le 29 novembre dernier. 

Les 20 ans de la mission auprès des enfants des rues : 

La mission auprès des enfants de rues repose sur l’accueil au sein de 2 centres jusqu’à 15 ans : 

Le centre des garçons est semi ouvert. Les petits et les malades dorment sur place, les autres repartent dans la rue le soir. Beaucoup n’ont pas envie de dormir au centre car ils aiment bien gagner de l’argent dehors. Ils viennent la journée au centre. L’objectif est de les réinsérer dans leurs familles. 

Le centre des filles est un centre fermé. Les filles dorment sur place. Elles ne sont pas scolarisées. L’objectif est également de retrouver leur famille, de les réunifier avec elle, et de les scolariser depuis leur famille.

La mission pour les grands jeunes 

En 2012 a débuté une mission à destination des grands jeunes (18 à 25 ans). À cette époque, les plus jeunes sont souvent sous la coupe des grands, ce qui rend leur accompagnement plus complexe. L’équipe décide alors de commencer un travail spécifique avec ces aînés, notamment à travers des groupes de prière, afin d’avancer avec eux. 

Cette réflexion aboutit en 2014 à la création d’un centre dédié aux jeunes de 18 à 25 ans, avec un objectif clair : l’autonomisation. 5 outils sont mis à disposition pour l’atteindre :

Un nouveau bâtiment pour les grands jeunes :

Pendant plusieurs années, malgré l’importance de cette mission, les grands jeunes ne disposaient pas d’un espace qui leur soit propre. Ils étaient accueillis dans un petit bâtiment situé sur la parcelle du centre des filles, ce qui n’était pas l’idéal. 

Lorsqu’une parcelle voisine est mise en vente, un temps de discernement s’ouvre : faut-il construire un nouveau bâtiment ? Finalement, la Communauté s’engage sur la construction d’un nouveau bâtiment, puis des financements sont trouvés, principalement grâce à des donateurs privés, d’abord pour l’achat du terrain, puis pour la construction.

Après une année de travaux, entièrement réalisés par les jeunes filles et garçons en formation professionnelle (maçonnerie, soudure, électricité, menuiserie…), le nouveau bâtiment voit le jour. Il est inauguré fin novembre 2025, en présence de quatre ambassadeurs représentant la Belgique, la France, l’Allemagne et l’Ordre de Malte.

Ce nouveau centre s’inscrit dans la continuité d’une activité qui existait déjà auprès des grands jeunes, mais c’est un lieu pour eux, plus grand, au sein d’une parcelle qui leur est réservée, avec leur propre entrée. Les équipes peuvent compter sur une grande salle d’alphabétisation qui est bien équipée.