Du 9 au 13 mars, 24 frères et sœurs consacrés se sont retrouvés à Kismaros, en Hongrie, pour la rencontre des célibataires d’Europe centrale. Entre découverte de Budapest, plongée dans l’histoire du pays et visites de lieux marquants — comme les Archives nationales luthériennes, la Grande Synagogue ou encore le Musée national —, cette rencontre a aussi été rythmée par de beaux temps fraternels, des temps communautaires et le partage de repas traditionnels hongrois.

Reportage photos

Le groupe Méditerranée s’est retrouvé à Rome pour prier, travailler et avancer ensemble. De cette rencontre est né un parcours de Carême inspiré des moines de Tibhirine, comme une invitation à la paix, au dialogue et à une disponibilité renouvelée à l’Esprit — au moment où Carême et Ramadan se répondent et interpellent nos manières de croire, de vivre et de regarder l’autre.

Par Maher El Hage, prêtre, responsable de la Communauté du Chemin Neuf au Liban

Rencontres et disponibilité. Ce sont les deux mots qui résument notre rencontre du groupe Méditerranée. Pour la deuxième année consécutive, nous nous sommes retrouvés pour prier, réfléchir et avancer ensemble sur ce chemin qui a débuté il y a à peu près 4 ans. Cette rencontre (la deuxième en présentiel après le Caire) s’est déroulée du 15 au 18 février à Rome dans la maison de la communauté, rue Poliziano.

L’équipe Méditerranée durant une rencontre avec le dicastère pour le dialogue interreligieux

Le but principal de cette rencontre était de créer un parcours pendant le carême qui nous rapproche de la spiritualité des 7 moines de Tibhirine. Pourquoi cette idée et cette initiative ? L’année 2026 marque le 30ᵉ anniversaire de leur décès, ainsi que 10 ans de la présence de la communauté du Chemin Neuf dans ce beau lieu. Est-ce un hasard que la communauté soit appelée à vivre, à prier et à travailler dans ce lieu-là ? Sûrement le Seigneur, par notre présence au monastère de Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine, veut adresser un message à notre communauté. Encouragés par le conseil, nous nous sommes lancés dans la préparation de ce parcours, pour travailler sur le message des moines de Tibhirine et le transmettre davantage.

« Parfois nous envisageons et nous préparons les choses mais le Seigneur passe d’une autre manière, par d’autres chemins pour nous conduire vers le but. »

Maher El Hage

Mais le Seigneur ne fait pas les choses à moitié. Cette année aussi (dans de nombreux pays), Ramadan a débuté le même jour que le mercredi des Cendres dans l’Église catholique romaine. Les moines ont vécu toute leur vie dans le monastère en lien avec les voisins musulmans qui sont différents dans leur manière de penser, de vivre, de réfléchir… Il y avait une amitié profonde basée sur le respect mutuel. Cette relation entre les voisins et les moines peut-elle nous interpeller aujourd’hui ? Les textes des moines de Tibhirine, et des autres bienheureux martyrs d’Algérie sont très riches, et nous ont nourris fortement.

Nous avons choisi de partager à travers quatre chaines WhatsApp (français, anglais, arabe et italien) un texte et une intercession chaque jour, parfois un lien pour aller plus loin. Quelques fois, nous avons inséré une vidéo historique, un témoignage, ou encore des images ou des œuvres d’art qui nous parlent, en lien avec les moines et Tibhirine. 

Notre temps de travail à Rome était habité par des rencontres. En premier lieu les rencontres entre nous, les membres du groupe, habitant dans 5 pays différents (France, Liban, Terre Sainte, Algérie et Côte d’Ivoire) : chacun une réalité différente, une culture différente et une mission différente.

Mais aussi la rencontre avec cette belle ville de Rome : culture, tradition, nos frères et sœurs en mission sur place, et l’Église avec une rencontre au dicastère du dialogue interreligieux…

La troisième rencontre, c’est celle avec ces moines, avec leurs écrits, avec leurs messages transmis, avec leurs vies données. « Il n‎’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13).  

Nous avons été invités ces quelques jours à avoir une grande disponibilité à l’Esprit Saint. Parfois nous envisageons et nous préparons les choses mais le Seigneur passe d’une autre manière, par d’autres chemins pour nous conduire vers le but. L’Esprit Saint avait prévu une rencontre différemment de la façon dont on l’envisageait : celle avec le sous-secrétaire du dicastère du dialogue inter-religieux. La rencontre avec lui et ses collègues était très fraternelle, simplement pour se connaitre. Ils étaient surpris de la richesse de nos parcours à chacun, du fait qu’il y ait beaucoup de femmes parmi nous (ils ont moins l’habitude d’en voir dans le dialogue interreligieux), très intéressés aussi par la présence de notre communauté à Tibhirine. Une heure et demie de partage, de discussion et d’encouragement dans ce que nous faisons en général, mais aussi une invitation à diffuser largement ce message des moines de Tibhirine.

Nous avons clôturé ce temps de travail par une messe à Saint-Pierre. Nous avons confié notre communauté, nos pays, notre groupe et ce parcours en demandant surtout la disponibilité à l’Esprit Saint pour faire sa volonté. 

Messe à Saint-Pierre de Rome
De droite à gauche (Thomas, Marie-Laure, Marie-Farouza, Gisèle, Maher et Clémence)

C’est le début du chemin : les moines et tous les martyrs d’Algérie peuvent nous enseigner la fraternité, la prière, la rencontre avec l’autre, le désarmement… Ouvrons nos oreilles, nos yeux, notre cœur pour laisser l’Esprit Saint travailler en nous et à travers nous. 

Les retours du parcours Carême / Ramadan 2026

« Ce parcours Carême/Ramadan m’a profondément accompagnée durant cette période de guerre au Liban. Il m’a aidée à poser un regard plus miséricordieux sur les musulmans en laissant peu à peu tomber la colère que je portais en moi. À travers le témoignage des moines de Tibhirine, leur simplicité, leurs prières et leur amour concret du prochain, j’ai appris à regarder au-delà de la peur et des jugements du moment. Ce chemin m’invite aujourd’hui à voir en l’autre, différent de moi, un frère créé à l’image de Dieu, et à choisir la paix, l’espérance et la rencontre. Une invitation à bâtir des ponts, même au cœur de la guerre. » Manal

« Quand je rencontre un musulman, le premier réflexe est de lui parler du christianisme et de ne pas entrer dans sa religion musulmane. Cela est dû peut-être à la peur et à l’orgueil qui habitent mon cœur. Mais à travers ce parcours j’ai appris que Dieu est Un et nous unit malgré nos différences. Ce qui m’a touché le plus, ce sont les témoignages des uns et des autres : chrétiens et musulmans. Les prières d’intercession me touchaient au plus profond de mon cœur, me libéraient de mes stress surtout pendant la guerre. Je prie maintenant pour la paix des cœurs. » Bernadette

« Grâce à ce parcours, j’ai découvert un véritable trésor au sein de notre Église ! Je ne savais pratiquement rien des Frères de Tibhirine, mais après avoir vu le film Des Hommes Et Des Dieux (qui était recommandé au début du parcours), j’ai immédiatement ressenti une grande proximité avec eux et j’ai été frappée par leur foi et leur amour ! J’apprécie beaucoup tous les passages et les lettres écrits par les Frères. Ils sont une leçon d’humilité, d’hospitalité et surtout de fidélité à leur vocation. » Dona

La récente reprise de la guerre au Proche-Orient ravivent la peur et les traumatismes.

La Communauté du Chemin Neuf, implantée au Liban et en Israël, n’est pas épargnée. Un frère en Israël et une sœur au Liban nous partagent des nouvelles, leurs inquiétudes et leurs lieux d’espérance. Pour retrouver les nouvelles du Liban cliquez ici.

Ci-contre : capture d’écran d’une frat’ fortifiante entre des frères et sœurs des deux pays Terre-Sainte/Liban

Mars 2026 – Par le père Damien Artiges, Responsable de la communauté du Chemin Neuf en Israël

Chers frères et sœurs,

Merci pour vos prières et messages de soutien ! Voici rapidement quelques nouvelles de notre situation en Terre Sainte. Dans la maison de l’Ecce Homo à Jérusalem, tout le monde va bien : quatre hôtes encore présents pour études ou travail, les sœurs de Notre-Dame de Sion, et nous-mêmes.

Les alertes sont encore fréquentes, au moins une ou deux par jour, et souvent la nuit. Chaque fois, nous descendons à l’abri au sous-sol, qui est le lieu archéologique du « Lithostrotos », c’est-à-dire le dallage, selon la tradition le lieu où Pilate a présenté Jésus à la foule (Jean 19,13).

Chaque fois on entend les détonations de missiles interceptés, et ces derniers jours, des débris plus ou moins gros de ces missiles sont tombés sur la vieille ville. Jusqu’à présent, les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits, et les grands lieux de prière sont donc fermés : église du Saint-Sépulcre, esplanade des mosquées, mur occidental.

Quand le conflit a éclaté fin février, il y avait une quinzaine d’hôtes dans la maison, et nous avons formé un bon groupe, international et très œcuménique : un petit groupe évangélique des USA, une femme évêque luthérienne de Norvège avec son mari, quelques allemands dont un pasteur, une femme grecque-orthodoxe de Chypre.

Avec eux et les sœurs de ND de Sion, nous avons vécu ensemble un temps de louange évangélique, la messe du dimanche au sous-sol, la bénédiction commune avec les autres ministres, une sainte Cène luthérienne.

Un vrai moment de grâce et de diversité réconciliée au cœur de l’épreuve, en ce lieu marqué par la Passion du Christ.
Dans les jours suivants, tous ces pèlerins ont heureusement pu trouver un moyen de rentrer chez eux.

Du côté de Tantur, Marie Farouza et la petite équipe de l’institut œcuménique accompagnaient un programme de formation avec quatre participants, le premier depuis le début de la guerre (octobre 2023). Tous ont choisi de rester jusqu’à la fin prévue du programme le week-end des 14-15 mars.

Ils ont donc vécu quinze jours de prière, de partage, mais aussi de rencontres. Si, pour obéir aux régulations, ils ne sont pas sortis du Campus, les intervenants sont venus sur place : ainsi, le gardien des clés du Saint Sépulcre, d’une famille en charge de cette fonction depuis 28 générations.

Juste avant l’attaque israélo-américaine, le groupe était en Galilée. Sur le lac de Tibériade, un double arc-en-ciel s’est levé l’avant-veille du début de la guerre, et ce fut comme un appel à veiller et à croire dans l’incertitude qui est devant nous. À veiller avec les habitants de ce pays et des pays voisins, à croire que le mal n’aura pas le dernier mot, qu’une paix juste peut advenir.

Les frères et soeurs de la communauté du Chemin Neuf à Jérusalem

Pour la Semaine Sainte et le temps de Pâques, nous attendions beaucoup de pèlerins à l’Ecce Homo, ce qui était très encourageant pour la vie de la maison, les communautés et le personnel. À mesure que le temps passe, les séjours sont annulés et il faut se résigner à une maison presque vide. Aux tensions de la guerre s’ajoute donc l’inquiétude face à l’avenir sur le plan économique, en particulier pour garder le personnel et continuer à leur donner les moyens de faire vivre leurs familles. Quelques religieux locaux nous rejoindront autour du triduum pascal et, comme chaque année, nous préparons et espérons vivre malgré tout les célébrations pascales avec les Pères Blancs et les Assomptionnistes.

Nous pensons à ceux qui sont plus menacés et qui souffrent de la guerre plus que nous, en particulier en Iran et au Liban ; nous continuons à compter sur la Providence, sur vos prières, pour la paix ici et dans tout le Moyen-Orient.

Bien en communion,

Damien

La récente reprise de la guerre au Proche-Orient ravivent la peur et les traumatismes.

La Communauté du Chemin Neuf, implantée au Liban et en Israël, n’est pas épargnée. Un frère en Israël et une sœur au Liban nous partagent des nouvelles, leurs inquiétudes et leurs lieux d’espérance. Pour retrouver les nouvelles d’Israël cliquez ici.

Ci-contre : capture d’écran d’une frat’ fortifiante entre des frères et sœurs des deux pays Terre-Sainte/Liban

Par Nathalie Moussa, membre de la Communauté au Liban

Deux semaines se sont écoulées depuis le début de la crise et la situation demeure tendue. De nombreux déplacés se sont installés un peu partout, certains dans des écoles publiques, d’autres sous des tentes assez précaires au milieu des places publiques, malmenés par les intempéries. Face aux menaces de l’armée israélienne et au Hezbollah, qui ne compte pas baisser les bras, la situation demeure inquiétante. D’ailleurs, les attaques n’ont pas pour autant cessé. Certains éprouvent une sourde colère monter en eux… Colère face à l’entêtement… Colère, frustration et fatigue face à cette souffrance et à cette situation sisyphéenne qui handicape le pays. Les avis sont partagés entre la compassion, la pitié devant la misère des déplacés, la colère de ceux qui ne peuvent plus accepter la tyrannie d’un parti politique, ou encore l’indifférence de ceux qui ne veulent pas s’enliser émotionnellement dans ce conflit et préfèrent poursuivre leur rythme de vie, dans la mesure du possible.

À cela s’ajoutent les bruits terribles et constants des avions militaires et des bombardements. Malgré cela, les frères ont décidé de tenir bon, de rester chez eux, de ne pas abandonner leurs terres. Mais la situation n’en demeure pas moins éprouvante et dangereuse. Leur véritable arme de combat est la prière. Ils se réunissent souvent pour prier ensemble et suivre le chemin de Pâques.

Le témoignage de Rita, responsable des 14-18 :

« Vivre au Liban est une fierté pour moi. Je suis à l’abri des bombardements directs, mais la situation actuelle me fatigue et me met en colère. Parfois, j’en ai simplement marre et mon seul rêve est la paix. En tant que responsable de la mission 14.18, j’ai été triste de devoir annuler notre week-end à la dernière minute. Malgré la fatigue, ma foi reste ma force. Je suis certaine que le Seigneur veille sur nous. Mon espérance et ma paix intérieure n’ont pas de prix, et ce qui me fait tenir, c’est de rester fidèle à ma mission et à mon appel. »

Le témoignage de Jihad et Claudine

« Nous sommes Jihad et Claudine engagés dans la communauté, nous vivons à proximité de la banlieue sud de Beyrouth actuellement bombardée. Dès les premiers jours de guerre, nous avons quitté notre maison et nous sommes actuellement accueillis par des frères de la communauté dans une région plus sécurisée.
Ce n’est pas facile de quitter son chez-soi ! … Bien que nous soyons favorisés par rapport à bien d’autres concitoyens qui n’ont rien pu emporter avec eux. Mais cette maison, c’est notre foyer, nous l’avons bâtie, c’est notre vie ! Et aujourd’hui, notre vie est dans une valise ! Nous vivons un déchirement continu, un dilemme permanent entre l’urgence de tout quitter et la peur de tout laisser derrière nous…. Entre la peur de tout perdre et l’espérance que le Seigneur nous donne… Entre le “jugement” de l’autre qui a provoqué cette guerre que nous n’avons pas choisie, et la miséricorde que nous devons avoir envers l’autre différent de nous…
Je suis enseignante et les écoles privées ont repris les cours. Le travail est une parenthèse dans la guerre, le lieu où tout se fige pour une matinée. Parfois, les enseignants arrivent fatigués, n’ayant pas fermé l’œil de la nuit à cause des bombardements. On se regarde, on se comprend et on continue… D’où vient cette force ? Est-ce vraiment une force ? Devons-nous vivre de la sorte ? Est-ce normal ? Est-ce juste ? Jihad est avocat à la cour, les tribunaux sont fermés. Les dossiers s’entassent. Achever une affaire, un dossier, est impossible… Est-ce normal ? Est-ce juste ? »

L’engagement de la Communauté pour les réfugiés

Malgré la situation tragique et douloureuse que nous traversons, nous poursuivons notre engagement dans la mesure du possible. Ainsi, le service Esperanza de la Communauté soutient certains centres qui accueillent des déplacés. Nous apportons des vêtements que nous recevons, de la nourriture, des produits d’hygiène ou de première nécessité. Nous sommes actuellement en lien avec la Croix-Rouge, avec les Frères capucins qui accueillent des familles dans deux centres. Nous allons certainement aider par la suite 35 familles chrétiennes accueillies par le patriarcat grec-catholique, soit 110 personnes dont 40 enfants, qui n’ont plus rien…

La fraternité comme ressource

Nous poursuivons, en outre, les rencontres fraternelles hebdomadaires, moments précieux de partage revivifiant qui renforcent notre fraternité. Les groupes de prière sont maintenus chaque mardi. Par la prière, à travers les frères et par le Christ qui nous unit, nous goûtons à la véritable paix du Seigneur. Nous savons que même au sein de l’obscurité, brille l’étoile de l’Espérance parce que le Christ agit au cœur de l’impossible.

« Même quand je marche dans une vallée d’ombre mortelle, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. » Psaume 23.

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à Saint Sulpice de Favières

Texte de méditation

Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? (Amos 3,3)
Bertrand Mathys, pasteur (UEPAL)
https://www.presseregionaleprotestante.info/spiritualite/theologie/grain-de-sable/deux-hommes-font-ils-route-ensemble-sans-setre-dabord-rencontres-amos-3-3/

« Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? » (Amos 3,3)
Ce verset du livre d’Amos est très souvent employé pour insister sur le besoin de s’entendre avant de prendre la route ensemble. En effet, il est de bon ton qu’un groupe établisse son itinéraire avant de partir en randonnée… Mais est-ce vraiment là le sens du verset ?
Amos, bouvier cultivateur de sycomores, n’était pas prophète de métier et c’était un prophète de malheur car dans une période de faste et de sérénité, il annonce des malheurs pour tous les voisins d’Israël, Juda y compris, avant d’annoncer un oracle contre Israël. Il dérange, parce qu’il rappelle à Israël les devoirs qui découlent de sa bénédiction. Israël ne peut se complaire d’être le peuple élu. À cause de cette bénédiction il faut qu’il se soucie du respect du droit et de la justice, pour rester en phase avec l’Alliance. Le malheur est annoncé à Israël parce que la bénédiction n’a pas été honorée, parce qu’elle n’a pas été respectée.
Le verset qui nous intéresse correspond donc à un rappel de cette Alliance entre Dieu et son peuple.
John Wesley a fait un joli parallèle dans l’une de ses prédications entre ce verset d’Amos 3.3 et la rencontre de Jéhu et Yonadab (II Rois 10.15):
« Un peu plus loin, Jéhu vit Yonadab, fils de Rékab, qui venait vers lui. Jéhu le salua et lui dit :
“Es-tu loyal envers moi, comme je le suis envers toi ?
— Oui ! répondit Yonadab.
— Eh bien, serrons-nous la main ! déclara Jéhu.”
Ils se serrèrent la main, puis Jéhu le fit monter sur son char. »
Cette rencontre entre Jéhu et Yonadab, avant de prendre la route ensemble, leur permet de vérifier, la disposition de cœur de l’autre. Rien de plus ! Pas besoin d’un long discours. Par contre, cela introduit un investissement inconditionnel dans le service de l’autre. Ce sont toutes ces missions qu’Amos réclame au peuple d’Israël.
Il nous encourage donc à être des Jéhu et des Yonadab, à nous rencontrer, oui, mais aussi plus encore à nous serrer la main au-devant de nos projets communs. Qu’est-ce que cela veut dire ? Une ouverture d’esprit par rapport à l’autre ou à sa pratique de la foi. Une démarche d’amour, de respect mutuel. Mais aussi un engagement commun dans la prière et dans les œuvres bonnes.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Seigneur nous te confions le petit « groupe Méditerranée » de la communauté du Chemin Neuf. Qu’il se laisse toujours plus inspiré par ton Esprit Saint, tout spécialement en ces temps de graves conflits au Proche-Orient. Que leurs axes de travail d’écoute et de rencontre au niveau islamo-chrétien et avec les chrétiens d’Orient se fassent toujours plus dans l’humilité et la confiance, à ta suite. Protège chacun des membres de ce groupe, tout particulièrement celles et ceux qui sont au Liban, à Jérusalem et à Tibhirine. 

Seigneur, nous te confions la Marche des Rameaux du vendredi 27 Mars, à 19h00 au Grand Temple de Lyon, organisée par le CREL (Comité des Responsables d’Eglises à Lyon). Que ce temps de Marche et de prière, composé de 7 étapes dans 7 églises, en priant dans l’unité 7 psaumes pour la paix et l’unité entre nos Eglises, portent des fruits selon Ta volonté.



Sarah Mullaly sera installée comme archevêque de Canterbury le 25 mars. Souhaitant s’émanciper de l’Église d’Angleterre, dix primats plus conservateurs ont créé un conseil anglican mondial, et élu Laurent Mbanda à la tête de cette institution anglicane nouvelle, sans vouloir créer de schisme.

Seigneur, nous te prions pour l’unité de la Communion anglicane dans sa grande diversité, qu’elle continue à témoigner de la bonté de Dieu pour tous les peuples et dans toutes les cultures.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à l’abbaye de Sablonceaux

Texte de méditation

Pratiquer la bénédiction comme ultime parole contre la malédiction !
Extrait du livre « Réparation » du Cardinal François Bustillo
(édition Fayard, 2025, tiré des pages 149-152)

La tradition biblique nous lègue l’art sacré de la bénédiction ! La bénédiction loin d’être un simple mot était une offrande, elle liait les vivants à leur lignée, les âmes aux promesses ! Nous sommes appelés à dire du bien dans notre quotidien, à faire du bien par nos paroles, à oser vaincre la crainte du regard et celle d’être jugé ! la bénédiction réhabilite une parole généreuse et une manière d’être au monde plus bienveillante. Mais, avant de parler, soumettre sa parole aux trois tamis de Socrate ! (est-ce vrai ? est-ce bon ? est-ce utile ?). Cultiver une parole vraie, bonne, féconde, et qui élève. Notre époque exige une créativité nouvelle dans la manière de transmettre le bon et le bien surtout aux jeunes générations ! Selon Ephésiens 4, 31, il est urgent d’extirper de nos vies l’amertume, la colère, les emportements, pour ressusciter une parole capable de bénir, qui ne blesse pas mais relève ! Là où l’humiliation abaisse, la bénédiction restaure ! Là où le mépris enferme, la louange libère ! Faire de notre société « une vallée de baraka » selon 2 Chroniques 20, 26, une vallée de bénédictions, un espace où les êtres humains s’habituent à dire du bien les uns des autres avec naturel et liberté ! Bénir c’est créer du lien, bâtir une fraternité sociale où les talents de chacun sont mis en lumière, où les réussites sont saluées, où les beautés de l’âme sont reconnues ! En bénissant même à contre-courant, nous tissons les fils d’une société plus humaine ! Nous entrons dans le grand courant de l’histoire du salut où Dieu bénit son peuple !

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Depuis quelque temps, les rencontres œcuméniques dans le diocèse de La Rochelle sont en lien avec les amitiés judéo-chrétiennes. Un projet de formation pour les jeunes est en réflexion pour les aider à connaître le judaïsme et pour lutter contre l’antisémitisme. Une deuxième rencontre est prévue le 1er mai.

Seigneur, nous Te confions ce travail œcuménique, en particulier jusque dans nos racines juives. Que Ton Esprit Saint guide celles et ceux qui s’engagent sur ce chemin de compréhension mutuelle et de respect envers l’autre.

Depuis quelques années, les frères et sœurs de l’abbaye travaillent à mettre l’Abbaye de Sablonceaux au service de l’évangélisation des visiteurs : une exposition, une nouvelle chapelle, une nouvelle boutique… et l’accueil qui ouvrira fin mars.

Seigneur, nous Te confions tous ces projets, ainsi que toutes les personnes qui passent par l’Abbaye. Que tout ce qui s’y vit et s’y construit soit pour Ta gloire, que ce lieu soit un espace de paix, de lumière et d’annonce de l’Évangile.

Le 18 mars, au couvent des franciscains à Paris, une conférence aura lieu sur le thème « L’unité chrétienne à Jérusalem : défis, réalités et espérance ». Elle sera animée par le Frère Stéphane Milovitch, un franciscain français en mission à Jérusalem, où vivent 13 confessions chrétiennes différentes. Il parlera de la cohabitation, de la communion et de l’espérance malgré les différences et les blessures.

Seigneur, nous Te confions notre monde. Nous Te prions pour que la violence ne soit jamais la solution au conflit ni entre les nations, ni entre les Églises. Que Ton Esprit nous guide vers l’unité et la justice afin que nous soyons artisans de paix dans nos communautés et dans le monde entier.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de l’équipe œcuménique de la communauté

Texte de méditation

Méditation de Frère Matthew, prieur de la communauté de Taizé dans le cadre de la 48ème rencontre européenne des jeunes à Paris le 31 décembre 2025
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.

Ce soir, nous avons écouté l’Évangile qui nous parle de la rencontre entre Marie de Magdala et Jésus après sa résurrection. Les amis de Jésus étaient troublés après sa mort et ils avaient peur de la persécution. Marie, tôt le matin du premier jour de la semaine, va au tombeau de Jésus. Sa tristesse est grande : la pierre qui fermait l’entrée a été enlevée et le corps de Jésus n’y est plus.
Une rencontre avec des messagers de Dieu, qui l’interrogent sur ses larmes, précède la venue de Jésus. Lui aussi lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ?», mais il ajoute : « Qui cherches-tu ? ». Ne comprenant pas qui il est, Marie l’interroge à son tour, pensant qu’il est le jardinier.
Mais lorsque Jésus appelle Marie par son nom, elle le reconnaît et la relation personnelle qu’elle croyait définitivement perdue se rétablit. La surprise et la joie la bouleversent. Jésus ne veut pas qu’elle le possède ou s’accapare de lui, mais qu’elle vive de lui pour les autres. Il l’envoie comme apôtre des apôtres pour annoncer la bonne nouvelle que Dieu l’a relevé de la mort. La communion entre Jésus et son Père devient ainsi ouverte à celles et ceux qui l’aiment.
La paix revient chez Marie dans cette relation avec le Christ ressuscité. Le « Que cherchez-vous ? » du début de l’Évangile de saint Jean devient « Qui cherches-tu ? ». Et un peu plus tard, les premières paroles de Jésus à ses amis, encore enfermés dans leur peur, seront : « La paix soit avec vous ! ».
Même si, comme Marie de Magdala, nous ne reconnaissons pas le Christ, comme Ressuscité il se tient à nos côtés. Quand nous avons peur, il se fait proche et nous offre sa paix. Et il nous confie à tous une mission : non pas simplement garder cette paix pour nous-mêmes, mais poursuivre son œuvre de réconciliation, devenir des pèlerins de paix.
Serons-nous de celles et ceux qui feront tout pour vivre de la paix du Christ pour les autres ? C’est ainsi qu’une espérance renaîtra sur notre continent européen et dans le monde.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Le 21 janvier dernier, le métropolite Job de Pisidie (Patriarcat œcuménique) s’est entretenu avec le Cardinal Kurt Koch lors d’une conférence publique à Rome à l’occasion du 60ème anniversaire de la levée des excommunications mutuelles par le patriarche Athénagoras Iᵉʳ et le pape Paul VI.

Seigneur, nous te rendons grâces pour ces gestes prophétiques dans le sens de la réconciliation des Chrétiens. Donne-nous à notre échelle d’être des semences de paix et de réconciliation entre nos Églises

Les propositions de sessions d’été animées par la Communauté du Chemin Neuf sont en cours de présentation dans les différents lieux d’annonce. Des personnes de tous âges, célibataires ou mariés ou en famille vont vivre un temps spirituel fort cet été

Seigneur, nous te prions pour les équipes de préparation des sessions, pour tous ceux et celles qui vont s’inscrire. Ouvre le cœur de chacun pour qu’ils accueillent ta parole de Vie.

Du fait de l’arrivée de nombreux Anglais dans les Côtes-d’Armor, des initiatives œcuméniques se développent pour favoriser les rencontres : célébrations communes, formations communes, cafés théologiques…

Seigneur, nous te rendons grâces pour la créativité de ton Esprit qui sait utiliser les opportunités de rencontre pour apprendre aux hommes à tisser la fraternité. Viens bénir toutes ces démarches.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à la Melleray.

Texte de méditation

Père, qu’ils soient un
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.


Frère, si tu te soumets à une règle commune, tu le peux seulement à cause du Christ et de l’Évangile.
Ta louange et ton service sont désormais intégrés dans une communauté fraternelle, elle-même incorporée à l’Église. Tu n’es désormais plus seul.
Tu dois compter en tout avec tes frères.
Porter les fardeaux des autres, accepter les mesquines blessures de chaque jour, pour communier concrètement aux souffrances du Christ, voilà notre première ascèse.
Tu as peur qu’une règle commune n’étouffe ta personnalité, alors qu’elle doit te libérer d’entraves inutiles pour mieux porter les responsabilités, pour mieux user de toutes les audaces du ministère. Comme tout chrétien tu dois accepter la tension entre la liberté totale donnée par le Saint-Esprit et les impossibilités où te place la nature déchue, celle du prochain et la tienne.
Sois parmi les hommes un signe d’amour fraternel et de joie.
Ouvre-toi à ce qui est humain, et tu verras s’évanouir tout vain désir de fuite du monde. Sois présent à ton époque, adapte-toi aux conditions du moment.
O Père, je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.
Aime les déshérités, tous ceux qui, vivant dans l’injustice des hommes, ont soif de justice ; Jésus avait pour eux des égards particuliers ; ne redoute jamais d’être gêné par eux.
Apporte à tes parents une affection profonde ; qu’elle les aide à reconnaitre, par sa qualité même, l’absolu de ta vocation.
Aime ton prochain quel que soit son horizon religieux ou idéologique.
Ne prends jamais ton parti du scandale de la séparation des chrétiens confessant tous si facilement l’amour du prochain, mais demeurant divisés.
Aie la passion de l’unité du Corps du Christ.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Jésus, toi qui as envoyé les disciples deux par deux, donne-nous la grâce de marcher ensemble en nous laissant guider par l’Esprit Saint. Que nous cherchions à vivre vraiment la prière et la mission dans la dépendance les uns aux autres.

Seigneur Jésus, par notre vie ensemble, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as choisi des disciples humains et vulnérables, donne-nous la grâce d’accueillir ce qui est blessé ou faible en nous et dans les autres.  Apprends-nous à aimer notre humanité, et à espérer que tu agis en toute circonstance.  Aide-nous à nous souvenir que toi, tu nous as choisis et aimé en premier.

Seigneur Jésus, par l’accueil de nos faiblesses, fais grandir notre passion pour l’unité,  telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as aimé ton prochain de tout ton cœur, donne-nous la grâce de ce même amour concret pour ceux qui nous entourent. Que notre grand désir de donner notre vie pour l’unité trouve comme première réalisation concrète le soin de ceux qui ont besoin de nous : la famille qui nous entoure, la communauté chrétienne qui nous partage notre vie, les gens que nous croisons dans le quotidien.

Seigneur Jésus, par notre amour du prochain, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Jésus, toi qui as prié ardemment pour que tous soient un, donne-nous la grâce de ne jamais nous lasser de prier nous aussi pour cette unité profonde. Que nos célébrations et nos intercessions en ce sens nous aident à ne pas nous habituer à la division, en particulier la division particulièrement choquante entre les chrétiens. Que ton Esprit vienne réveiller en nos âmes la soif de former un seul corps en Toi.

Seigneur Jésus, par notre désir de communion, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à Montagnieu

Texte de méditation

Père, qu’ils soient un
Extrait de la préface du dernier livre du Groupe des Dombes, Père, qu’ils soient un. Depuis les déchirures, prier pour l’unité, Cerf, 2026.

Faites-vous partie des personnes qui se demandent à quoi bon prier pour l’unité des Églises chrétiennes, alors que tant d’autres soucis nous accablent en ces temps de transformations du monde, avec leur lot d’inquiétudes et de nouvelles divisions ? Dans le contexte politique de plus en plus dégradé ces trois dernières années, avec des situations gravissimes de morts innocentes, la prière ne semble-t-elle pas une échappatoire ?
Doutez-vous que les Églises puissent trouver suffisamment de courage pour se reconnaître mutuellement et développer des formes de communion ? Ou pensez-vous même que l’unité est suspecte d’uniformité et qu’il suffirait d’entretenir de simples liens de solidarité et de communication ?
Notre appel naît d’une conscience aiguë de devoir maintenir l’intercession, précisément ensemble : pour l’unité dans un monde si divisé, une unité qui est depuis plusieurs décennies affirmée comme une « communion respectueuse de la diversité interne. Unité « dans la diversité réconciliée, donc à vivre en commun, avec des accents polyphoniques, dans une résistance par la foi, l’espérance et l’amour aux tentations de division et d’inhumanité, en posant un horizon alternatif aux murs et frontières : réunir les personnes et communautés priantes du monde entier dans un « monastère invisible », selon l’image employée par l’un des pionniers du Groupe des Dombes, l’abbé Paul Couturier.
Volontairement bref et dense, notre plaidoyer fait suite à la longue étude qui précède, De toutes les nations… Pour la catholicité des Églises, appel à faire place à la vie commune en Christ « tout en tous ».

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Seigneur nous te rendons grâce pour le travail du Groupe des Dombes, dont les membres, théologiens de différentes Églises, se retrouvent chaque année depuis près de 90 ans pour réfléchir et prier ensemble. Nous te bénissons pour leur dernier livre, plaidoyer pour la prière pour l’unité des chrétiens qui nous pousse à nous laisser renouveler et interpeller dans notre appel.

Nous te confions le travail de ce groupe et te demandons une grâce de réception dans toutes nos Églises et communautés locales pour une conversion en profondeur et un vrai renouvellement de notre engagement aujourd’hui.

Le centre Siloé à Montagnieu (France, Isère) continue d’accueillir chaque année des personnes en recherche de restauration et d’unité intérieure pour un temps variable. Le Parcours Siloé accueille également cette année une trentaine de retraitants.

Seigneur nous te confions toutes ces personnes dans leur chemin de vie et nous te confions la mission Siloé dans tous nos pays.




Les 13 et 14 décembre derniers, le centre Siloé de Montagnieu a accueilli le WE Délié avec des frères et sœurs de la Communauté et de la Communion du Chemin Neuf. Seigneur nous te bénissons pour ton œuvre dans nos vies, et pour la vérité de ton amour qui nous rend libres.

Seigneur, que le fruit de liberté dans la vie de chacun rayonne toujours plus dans nos vies engagées ensemble à ta suite comme disciples missionnaires, pour continuer d’annoncer ensemble la bonne nouvelle de ton Royaume.

Comme chaque année, l’ONG « Portes ouvertes » a publié en janvier son rapport concernant les chrétiens persécutés dans le monde. 388 millions de chrétiens sont aujourd’hui exposés à des fortes persécutions et discriminations en raison de leur foi, soit 1 chrétien sur 7 dans le monde.

Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui chaque jour risquent leur vie en ton nom, pour plus de liberté, de justice et de paix. Nous te prions spécialement pour l’Église catholique au Mexique, où plusieurs prêtres ont récemment été assassinés.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Par Paula Costa, soeur consacrée de la Communauté

En janvier dernier a eu lieu notre festival des 14-18 ans, le Summer Camp 2026.

Près d’une centaine de jeunes, venus de Divinópolis et de Belo Horizonte, se sont rassemblés pour vivre cinq jours de vacances avec Dieu, avec les autres et avec eux-mêmes. Au programme : enseignements, louange, partage, réconciliation, grands jeux, fraternité et beaucoup de joie.

Le thème de cette année était celui de la sainteté. À la lumière de la béatification de Carlo Acutis, nous avons voulu montrer aux jeunes que la sainteté est possible aujourd’hui. À travers la vie de Carlo Acutis, Guido Schäffer, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Chiara Luce Badano et Giorgio Frassati, ils ont découvert qu’une jeunesse donnée à Dieu est une aventure concrète et joyeuse.

Ce Summer Camp a été marqué par une forte dimension œcuménique. Pour la deuxième fois, nous avons accueilli six missionnaires de la Bethel Church. Dans un pays aussi polarisé que le Brésil, cette expérience d’unité a été une véritable grâce. Nous avons prié, adoré, joué, mangé et partagé ensemble, vivant concrètement cet appel cher à notre communauté : « Faisons ensemble tout ce que nous pouvons faire ensemble. »

Dans le même mouvement, nous avons pu inculturer davantage notre manière de vivre la foi au Brésil, où de nombreux jeunes aspirent aussi à une spiritualité plus traditionnelle et mariale. Ainsi, tout en vivant de beaux moments œcuméniques, nous avons proposé la prière du chapelet vécue tous ensemble, y compris avec nos frères et sœurs de la Bethel Church.
Une fois de plus, il est apparu clairement que Marie n’est pas la cause de nos divisions, mais bien souvent leur victime : elle est la Mère qui souffre de voir ses enfants séparés.

Ce Summer Camp restera comme un temps fort d’unité, de foi et de joie pour toute la communauté.