Cette année les frères et soeurs de République Tchèque ont eu la grande joie de recevoir, à l’occasion de la Pentecôte, la visite du Père Laurent Fabre, le fondateur de la communauté du Chemin Neuf. Laurent était accompagné de Sr Marika, sa nouvelle secrétaire. Retour sur cette rencontre qui a eu lieu dans la maison de Tuchoměřice.

Laurent Fabre, bien qu’âgé, a eu à coeur de répondre aux nombreuses sollicitations durant ce temps de Pentecôte : notamment une rencontre vendredi soir avec 10 Jeunes du Chemin Neuf qui ont beaucoup apprécié de l’entendre donner son témoignage.

Samedi plusieurs rencontres ont eu lieu avec les frères et soeurs de la communauté et de la communion du Chemin Neuf (une centaine de personnes), où Laurent nous a parlé de différents sujets, en particulier cette vision qu’il avait pour l’Europe dès 1982, où, lors d’un rassemblement à Strasbourg, il avait eu cette phrase « Europe, Europe, si tu ne partages pas, tu mourras ». Laurent a également insisté sur la vocation oecuménique de la communauté, un aspect important en Tchéquie, qui compte, dans la communauté sur place, plusieurs membres d’autres Eglises. Laurent a aussi beaucoup parlé des débuts de la communauté, de son baptême dans l’Esprit Saint et des histoires de providences dans l’histoire de la communauté. L’unité était au coeur de tous cela.

Autre fait marquant : une célébration oecuménique a été célébrée le mercredi soir précédent Pentecôte dans une petite ville à 2h et demi de Prague. Pendant deux heures se sont succédés des intervenants et priants pour vivre une revisitation de l’histoire de cette ville avec des demandes de pardon réciproques : qu’il s’agisse de la guerre hussite au début du 15e siècle, de la guerre de trente ans entre catholiques et protestants, de la période de la Réforme, la contre-Réforme, la persécutions de juifs, l’expulsion des Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale ou encore la persécution des chrétiens pendant le communisme. C’est toute une histoire qui demande à être travaillée et guérie.

Le dimanche après-midi la paroisse et des amis extérieurs à la communauté étaient invités. Il y avait même un jésuite venu de Prague : un très beau moment, où Laurent a donné son témoignage personnel, autour du baptême dans Esprit Saint.

L’Esprit saint a donc soufflé en particulier lors de la vigile de Pentecôte avec un temps de louange accompagné de nombreuses demandes de prières.

Traduction par l’intelligence artificielle

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf de Somerset en Angleterre

Texte de méditation

L’unité dans la diversité
Extrait de “To Be One”, Fr Joseba Kamiruaga Mieza CMF – traduction ccn

Le chemin de l’unité commence par la redécouverte de la place centrale que tient le Christ Ressuscité dans nos vies. Ce chemin est à la fois profondément personnel et intrinsèquement collectif, tissant ensemble les expériences diverses de chacun pour en faire un canevas de la fraternité. Cette unité n’efface pas la diversité mais l’embrasse, la transformant en un parcours commun.
Dans la vie chrétienne, l’unité n’est pas un espoir lointain mais l’expression de la volonté divine. Elle nécessite d’embrasser la diversité à l’intérieur du Corps du Christ et de transformer les blessures historiques en lieux propices à la guérison et à la réconciliation. Le chemin de l’œcuménisme, bien que semé d’embûches, témoigne de la foi commune en Jésus Ressuscité. 
La réconciliation entre les confessions chrétiennes commence par la reconnaissance de nos différences et la volonté de grandir ensemble. Il s’agit de tisser des liens d’unité, non pas en effaçant l’individualité, mais en adoptant un mode de vie fraternel qui reflète l’appel de l’Évangile à l’amour et à la communion. 

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

En Angleterre, la nouvelle archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, a été installée en Mars 2026. Nous prions pour elle et pour la communion anglicane, afin que son élection apporte bénédiction, unité ainsi qu’un nouvel élan à l’Eglise.



Nous prions pour l’Iran, l’Ukraine, le Liban, le Soudan et tous les lieux de part le monde où conflits, guerres et violence ont cours actuellement. Nous te demandons de donner force et espérance à tous ceux qui souffrent, de toucher les cœurs et les esprits de ceux qui sont en position de force et de responsabilité, afin qu’ils œuvrent en faveur d’un dialogue, de négociations et pour la paix.

Nous prions pour tous les gens de foi, spécialement ceux qui sont persécutés, opprimés et effrayés¹. Aide chacun d’entre nous à promouvoir le respect mutuel, la reconnaissance de nos différences, dans l’assurance que nous sommes tous tes enfants, appelés à grandir dans l’amour et la fraternité.

Nous prions pour la Communité du Chemin Neuf au Royaume-Uni : que notre prière et nos échanges autour de notre mission et de nos maisons soient guidés par l’Esprit Saint et nous conduisent à discerner des chemins nouveaux, porteurs de fruit dans notre appel à vivre en frères et sœurs ainsi qu’en disciples du Christ.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Par Katrīna Reda, mariée, membre de la Communauté

Jésus-Christ est ressuscité ! Alléluia ! Cette année, pour la première fois, la communauté Chemin Neuf en Lettonie a invité ses frères et sœurs, les jeunes, les amis et tous ceux qui le souhaitaient à célébrer ensemble Pâques. Ce furent quatre jours pour s’arrêter ensemble et vivre l’événement pascal, expérimenter la communion fraternelle et se servir les uns les autres, consacrer du temps à la prière personnelle et méditer le chemin de Jésus vers la résurrection.

Le Jeudi Saint

Nous avons commencé ce temps particulier ensemble avec la Sainte Messe de la Cène du Seigneur, qui fut pour beaucoup un moment important pour entrer dans ce temps liturgique. Liene, en repensant à cette expérience, dit : « Cette année, j’ai eu la possibilité de vivre Pâques dans la communauté Chemin Neuf à Liepāja. C’était la première fois que nous célébrions ensemble, et dès le jeudi soir, cette expérience fut profonde et spirituellement riche. Dans la chapelle, une table avait été préparée, symbolisant la dernière Cène des disciples. Cela m’a aidée à entrer plus profondément dans la liturgie et à prendre conscience du début du mystère pascal. »

Le Vendredi Saint

Le vendredi a commencé par une introduction à la journée, un temps de prière personnelle, de silence et la célébration de la vénération de la Croix. Liene ajoute :

« Chaque matin, nous recevions un enseignement et des points pour la prière, ce qui aidait à s’arrêter, réfléchir et entrer plus profondément dans ces jours. La vénération de la Croix m’a particulièrement touchée. »

Ce jour-là, nous avons également participé au chemin de croix œcuménique de Liepāja et, le soir, nous avons regardé ensemble le film La Passion du Christ de Mel Gibson. C’est précisément le chemin de croix qui a permis à beaucoup de vivre une grande unité avec le Christ. Elīna souligne l’importance de cette journée : « Pâques a été un temps vraiment beau et riche — notamment la possibilité de vivre plus profondément la souffrance de Jésus, tant lors du chemin de croix qu’en regardant le film. » Gunta se souvient aussi du chemin de croix : « Nous pouvions presque physiquement ressentir avec Lui le chemin de la croix, en expérimentant le froid, le désespoir et la solitude, mais aussi une joie indescriptible en étant témoins et participants véritables de la victoire de son amour ! »

La Vigile pascale

Le Samedi saint a commencé par une prière commune, un enseignement et un temps de prière personnelle, suivis de la préparation commune de la Messe de la Vigile pascale et de la fête. Chacun avait sa tâche ou son service, pour se mettre au service des autres. Ce fut un temps vraiment beau et fraternel. « Pâques à Liepāja a dépassé mes attentes. La beauté particulière de ces Pâques résidait dans le fait que nous agissions et nous sentions comme les différents membres d’un seul corps, chacun avec sa fonction, mais chacun important et apportant sa contribution ! », écrit Gunta.

La richesse de cette fête résidait aussi dans la diversité des générations, des nationalités et des confessions chrétiennes présentes, ce qui a rendu ce temps particulièrement riche et profond. Valts souligne également son importance :

« L’environnement international et œcuménique nous a touchés, où des personnes si différentes étaient unies par une seule foi. La vigile nocturne et la messe de Pâques, avec leur liturgie belle et riche, ont été une expérience très spéciale et émouvante. »

Sarmīte, de l’Église luthérienne, se souvient : « Nous avons vécu une merveilleuse communion fraternelle et, pour la première fois, j’ai vécu une vigile nocturne. Je suis luthérienne depuis 20 ans, et c’était une première pour moi. Ce furent les meilleures Pâques. Nous avons expérimenté que lorsque nous rendons gloire à Dieu, Il nous élève, nous réjouit et nous surprend — Il a préparé pour nous tant de bonnes choses que nous ne pouvons même pas imaginer. »

Lors de la Messe de la Vigile, nous avons pu vivre la beauté de la liturgie, où certains passages des Écritures ont été mis en scène. Les lectures et les chants étaient en anglais, russe, allemand, français, lituanien et népalais. Anna dit : « J’ai aimé que les enfants soient très impliqués et combien ils étaient attentifs ! C’était super que les chants et les lectures soient dans différentes langues ! »

Les enfants présents nous ont permis de vivre d’une manière particulière le passage de la mer Rouge en le mettant en scène : « Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la Vigile pascale, où les Écritures ont été représentées en petites scènes. Cela a permis de vivre encore plus profondément la Parole de Dieu. »

Un moment inoubliable de cette nuit fut également celui des baptêmes, où deux nouveaux enfants de Dieu se sont joints à nous : « Lors de la vigile pascale, ce fut une joie de voir les baptêmes et d’entendre les témoignages des personnes sur leur chemin vers Dieu. » Pankaj, qui a été baptisé cette nuit-là et a reçu sa première communion, partage avec nous : « J’ai eu l’impression d’être réuni avec quelqu’un que je connaissais, qui me connaissait, et qui m’était cher. Je me suis senti complet. Lors de la très sainte communion, auparavant je croisais les bras sur la poitrine ; maintenant ils étaient ouverts. Ouverts à la lumière, à la grâce, prêts à participer à la très sainte communion. Même en écrivant cela, je ressens la paix de Dieu et sa miséricorde. »

La dimanche de Pâques

Le dimanche matin, nous nous sommes réjouis ensemble, avons loué Dieu et partagé sur ce que nous avions vécu. Pour beaucoup, ce fut une expérience nouvelle et inoubliable :

« Pour la première fois, nous avons vécu une vraie joie pascale avec nos frères et sœurs dans le Christ. Jusqu’à présent, ces fêtes consistaient généralement à assister à un office et à partager un repas en famille ou entre amis. Cette année, nous avons pu passer trois jours en communauté, à louer, prier et nous préparer ensemble à la fête. Nous avons traversé la mer, nous avons vu le tombeau vide, nous avons exulté avec les chœurs célestes, nous avons vécu la renaissance dans les baptêmes et nous nous sommes lancés dans la danse de la victoire de la vie ! Des personnes de différentes nations, âges et parcours de foi, mais pleinement unies dans la joie et dans la conscience que nous sommes choisis par Lui et que rien — ni puissances ni événements de ce monde — ne pourra nous séparer de l’amour du Dieu Trinité », partage Gunta.

Que la joie et la lumière de la résurrection du Christ accompagnent chacun de nous dans notre vie quotidienne.

Pankaj a été baptisé la nuit de Pâques à la maison communautaire en Lettonie. Il témoigne de son parcours de foi, de sa rencontre avec Dieu à son baptême.

Par Pankaj, Lettonie

« Je suis un enfant du seul Dieu le Père vivant, aimant et tout-puissant ». Une entrée en matière assez surprenante pour un témoignage, n’est-ce pas ? Eh bien, j’avais une perspective et une compréhension tout à fait différentes de moi-même, des gens et de Dieu avant de rencontrer le personnage principal de ma vie, le Seigneur Jésus.

Je viens d’un endroit appelé le Sikkim, une petite région située entre le Népal, le Bhoutan et la Chine. Depuis mai 1975, nous faisons partie de l’Inde. Ma langue maternelle est le népalais et je suis le fils unique de ma famille. Bien que ce soit un petit endroit, nous sommes accueillants et ouverts à la gentillesse, et nous avons un faible pour les bonnes discussions autour d’une tasse de thé ou de café, ou tout simplement pour la nourriture en général. Oh, comme nous aimons la bonne chère ! J’ai étudié dans une école catholique, l’école Don Bosco, à Malbasey, dans l’ouest du Sikkim, mais mes amis et moi avions l’habitude d’aller à la chapelle pour sécher les cours et jeter des fleurs dans les bras de notre Sainte Mère pendant nos examens, dans l’espoir qu’elle nous aide à les réussir. Je suis également très heureux et béni d’avoir des parents qui m’ont fait confiance et m’ont toujours soutenu, même si tout le monde me méprisait quand j’étais adolescent. Je suis heureux qu’ils aient été ouverts aux autres ; à Noël, les gens autour de nous nous envoyaient toujours de la bonne nourriture, et nous faisions de même lors de nos fêtes. Je suis également heureux que Dieu ait toujours veillé sur mes parents et moi depuis l’enfance, qu’il nous ait toujours comblés de paix et de tout ce que nous ne pouvons ni contenir ni comprendre. Mon parrain m’a dit que Dieu était nul en maths, et bien, c’était clair avant même qu’il ne me trouve. Peut-être savait-il déjà, qu’il y aurait un mouton noir parmi ceux qu’il sauve, ceux qu’il oint et ceux qu’il utilise pour partager la bonne nouvelle, pour partager sa gloire et pour lui rendre louange à travers le témoignage.

Mon témoignage a commencé lorsque j’étais de retour chez moi et que j’ai pris une décision peu judicieuse, à savoir me faire tatouer l’une des divinités hindoues. Il m’a clairement fait comprendre que ce n’était pas un bon choix, car la nuit même, j’ai fait l’un des deux seuls rêves très vivants de ma vie, dans lequel je me voyais avec mes parents, dans un endroit verdoyant et lumineux, avec un lac rempli de fleurs et de bâtons d’encens, clair comme du cristal, et j’ai vu un homme vêtu d’une robe blanche, les cheveux tombant jusqu’aux épaules, assis sur la première marche d’un escalier menant à un grand bâtiment blanc. L’homme ne me regardait pas, mais détournait le regard comme s’il était blessé.

Puis, je suis arrivé en Lettonie, dans l’Union Européenne, venant d’un petit village mais avec de grands rêves et aussi des fardeaux sur les épaules. Je voulais offrir une belle vie à mes parents et à mon peuple, je voulais pouvoir les aider à financer les études de leurs enfants dans de bonnes universités, ou ouvrir une clinique, et réaliser d’autres rêves, comme m’acheter une Porsche 911 Turbo S. Je suis arrivé ici le 6 mars 2022, perdu et effrayé. C’est grâce à ma cousine népalaise, qui étudiait à l’université Stradiņš de Riga, que j’ai découvert la Lettonie.

C’est aussi grâce à elle que j’ai découvert la communauté-foyer où j’ai fini par rester trois ans et demi. J’éprouve une immense gratitude pour le soutien au sein de la communauté du Chemin Neuf. La communauté et ses membres ont joué un rôle énorme et je leur en suis reconnaissant.

En Lettonie, j’ai suivi le monde, tel un fils prodigue, j’ai cherché le bonheur dans des endroits qui m’ont rendu encore plus vide, avec des regrets aussi grands que l’océan, et ma jeunesse et mes péchés intérieurs se sont déversés comme de l’eau. Perdu en tout : l’amour, les relations, les études, la carrière, la foi… 2023 a été l’année la plus sombre de ma vie. Est-ce que j’aimerais revivre cette année ? Non, mais en même temps, bénis soient ces moments qui m’ont fait m’agenouiller devant Dieu. Tous les projets que j’avais faits étaient comme un château de cartes qui a pris feu en plein milieu de sa construction ; si Dieu voulait changer mes vêtements, il devait d’abord enlever mes vieux. Je sais que cela lui a brisé le cœur aussi. J’étais comme Barthélemy, sous le figuier, pleurant sans espoir. Puis ? La grâce s’est déversée, il a oint ma tête d’huile, ma coupe déborde.

J’ai fait un autre rêve où je tenais un vieux livre de sept pages ; à gauche de chaque page se trouvait le Notre Père et à droite, Jésus ; à la septième page, je pouvais voir directement son visage ; j’ai fermé mon livre et j’ai vu, au dos, une croix sculptée d’où rayonnait la lumière. Tous les rêves, tous les souhaits ont commencé à se réaliser, et rien n’avait de sens. Je pense que c’est ainsi que nous savons que c’était lui, car l’amour n’a pas de sens. Son amour m’a vu, et alors que toute la logique de mon esprit le rejetait, il a dit : « Non, celui-là est à moi. » Soixante-dix fois sept, c’est beaucoup de fois pour qu’un cœur soit brisé, mais son amour imprudent m’a trouvé, m’a pris sur ses épaules et m’a ramenée à la maison. Quand ? Eh bien, lorsque j’ai fait la rencontre d’un ange – j’appelle « ange » la femme que j’ai rencontré dans une église, la cathédrale Saint-Jacques, à Riga. J’ai vu une femme âgée, d’une cinquantaine d’années, qui est venue vers moi, connaissait tous les points douloureux de mon corps et a prié pour moi. Elle a également prophétisé à mon sujet et a dit qu’elle possédait l’un des neuf dons du Saint-Esprit. Je me suis sentie totalement et complètement brisée, un sentiment d’indignité m’envahissait. La sensation d’être électrocuté à l’arrière de la nuque était tout à fait nouvelle pour moi, tout comme la voix intérieure que j’ai entendue lorsque mon ange est entré dans l’église et toutes les autres choses.

Comme l’a dit saint Jean à la fin de son Évangile : « Jésus a fait bien d’autres choses encore. Si on les écrivait une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas à contenir les livres qu’on écrirait. » De même, beaucoup de choses se sont passées qui m’ont amené à lire la parole de Dieu, puis, en rentrant chez moi, lorsque j’ai confessé ma foi à mes parents et vu à quel point ils étaient brisés, et comment cela m’a brisé moi aussi, me faisant me sentir indigne de l’amour de Dieu, quand je suis revenu, une chose en a entraîné une autre et je suis venue à la maison communautaire de Liepaja pour une semaine et j’ai fini par y rester six mois.

Il m’a rapproché encore plus de lui, m’a préparé et m’a béni à travers les gens, mes relations et le prochain chapitre de ma vie. Je suis actuellement assis dans mon appartement, me remémorant ces souvenirs, et ce qui se passe actuellement dans ma vie, dans mes relations avec les gens et avec Dieu, n’est rien d’autre que la grâce, l’amour et la miséricorde. Que la paix de notre Seigneur Jésus soit avec vous tous. Que la paix soit avec vous tous et je vous souhaite le renouveau de votre corps, de votre âme, de votre esprit et de votre foi au nom de notre Seigneur et Sauveur, notre Dieu merveilleux Jésus.

La Mission CANA a démarré en 2021 au Sénégal et environ 30 couples y cheminent. La première retraite CANA a eu lieu l’été dernier. Le Sénégal fait partie des 11 pays pilotes pour l’année CANA donc j’avais à cœur de venir découvrir la réalité de la mission au Sénégal et de soutenir cette jeune et dynamique pousse.

Par Marie Bourbonnais, sœur consacrée CCN, responsable de la Mission CANA International

Week-end CANA à Keur Moussa

Nous avons vécu un beau week-end CANA à l’abbaye de Keur Moussa sur le thème « Tendresse et sexualité ». 17 couples étaient présents et plusieurs venaient pour la première fois : soit parce qu’ils avaient vécu quelques rencontres mensuelles CANA Welcome, soit parce qu’ils sont en année CANA sans avoir encore vécu la semaine CANA. Près de 25 enfants étaient présents.

Le week-end s’est très bien passé. J’ai admiré le travail de l’équipe sur place et leurs différentes prises de parole, très justes. Ils ont un fonctionnement assez remarquable pour permettre de lancer les couples plus nouveaux : à chaque événement, ils proposent à un nouveau couple d’être responsable et ils mettent un couple dans l’équipe d’animation pour les seconder. Isabelle & Fulgence étaient donc les responsables de ce week-end, appuyés par Chris & Nelly. Quant aux responsables nationaux CANA Antoine & Madeleine, ils étaient au service des enfants et ont donné un enseignement. Tous sont très au service, c’est édifiant.

La thématique du week-end a été très appréciée par les couples. Les enseignements et témoignages étaient pertinents pour les couples et le moment fort retenu fût le temps de réconciliation avec le temps de couple.

Nous avons profité de la messe à l’abbaye de Keur Moussa et j’ai eu la chance de prier différents offices avec la vingtaine de moines. J’ai pu échanger avec l’un ou l’autre qui avait bien en tête que la Communauté était présente également à l’abbaye de Hautecombe. J’ai aussi pris le temps de visiter les Bénédictines implantées à 5 mn de Keur Moussa, à l’abbaye de Keur Guilaye. Ces deux lieux partagent la même liturgie que nous connaissons, avec les coras et les tambours… c’est magnifique et très priant.

C’était donc un beau séjour, plein de perspectives pour CANA et pour la Communauté !

Andrew & Teresa, de CANA Hong Kong, nous partagent leur expérience lors de la session Semaine Vie Fraternelle avec Cana Hong Kong

Du 29 avril au 4 mai 2026, nous avons eu la grâce de participer à la semaine Vie Fraternelle CANA, organisée à la maison de retraite salésienne de Cheung Chau, à Hong Kong. Ce fût une expérience profondément enrichissante et pleine de sens pour nous deux, non seulement en tant que mari et femme, mais aussi en tant que membres de la grande famille CANA.

Tout au long de la retraite, nous avons été touchés par le partage sincère et le service aimant de nombreux couples de CANA. Leur ouverture, leur humilité et leur foi nous ont rappelé que le mariage n’est pas simplement un cheminement personnel mais une vocation vécue au sein d’une communauté. Écouter différents couples partager leurs joies, leurs difficultés, leurs échecs et leurs espoirs nous a aidé à réaliser que nous ne sommes jamais seuls face à nos propres défis. Dans chaque témoignage, nous pouvions voir Dieu à l’œuvre en silence dans la vie conjugale ordinaire.

L’un des plus beaux aspects de la semaine a été l’expérience de fraternité et de communion entre les couples. Chaque jour, nous avons prié ensemble, célébré l’Eucharistie ensemble, partagé des repas et des conversations, et nous nous sommes accompagnés les uns les autres dans un esprit de simplicité et de confiance. Il y avait un profond sentiment de paix et d’acceptation. Même dans le silence, nous nous sentions connectés.

Une autre expérience précieuse a été le partage de vie entre les couples. Ces échanges étaient sincères et venant du cœur. Ils nous ont encouragés à réfléchir plus profondément à notre propre mariage, à notre communication et à la manière dont nous nous accompagnons mutuellement dans la vie quotidienne. Nous avons fait l’expérience que la véritable fraternité ne se construit pas sur la perfection, mais sur l’écoute mutuelle, la vulnérabilité et l’amour.

Cette retraite nous a rappelé que CANA est véritablement une famille spirituelle. La chaleur, l’attention et la joie que nous avons ressenties nous ont aidés à redécouvrir la beauté de cheminer ensemble, en tant que couples à la recherche du Christ dans la vie conjugale.

Nous sommes rentrés chez nous le cœur rempli de gratitude, avec un espoir renouvelé et un désir plus profond de continuer à grandir dans l’amour, la prière et le service au sein de la mission CANA. Nous remercions sincèrement tous les couples et les organisateurs qui ont rendu cette retraite possible. Que le Seigneur continue de bénir toutes les familles CANA à travers le monde.

L’amour doit être sincère. Haïssez le mal ; attachez-vous au bien. Soyez dévoués les uns aux autres dans l’amour. Honorez-vous les uns les autres plus que vous-mêmes. (Romains 12, 9-10)

Depuis plusieurs mois, la Communauté du Chemin Neuf est engagée dans la préparation de ces JMJ et l’organisation du festival Welcome to Paradise en Corée du Sud à l’été 2027.

Dans un peu plus d’un an les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) se tiendront à Séoul, en Corée du Sud. Cela sera la deuxième édition des JMJ en Asie, après Manille en 1995, dans un pays où le contexte religieux est différent par rapport aux précédents pays hôtes, majoritairement chrétiens. En effet, seuls 13% de la population sud-coréenne est catholique. Le thème de cette édition sera : « Prenez courage ! Moi, j’ai vaincu le monde » (Jn 16,33). Une invitation à puiser force et espoir en Christ face aux défis de notre époque.

La Communauté du Chemin Neuf organisera en Corée un festival Welcome to Paradise en amont des JMJ comme ce fut l’occasion à Lisbonne en 2023 ou à Cracovie en 2016. La Communauté souhaite notamment mobiliser les jeunes asiatiques à venir au festival. C’est pourquoi les pères Luciano et Timothée, de la Mission Jeunes, ont effectué plusieurs voyages dans différents pays d’Asie pour rencontrer localement les pastorales des jeunes et préparer le festival.

A Manille, aux Philippines, le QG de la prépa JMJ

Tout d’abord un passage par les Philippines afin d’organiser les derniers préparatifs pour le démarrage de l’année missionnaire JMJ et l’établissement du QG à la maison communautaire du Chemin Neuf à Manille.

A partir de septembre 2026 une quinzaine de jeunes de 9 pays (France, Pologne, Belgique, Maurice, Philippines, Vietnam, Taïwan, Corée du Sud…) travailleront pendant plusieurs mois sur la préparation des JMJ, en effectuant également des actions dans la mission sociale auprès des enfants des rues. La Communauté du Chemin Neuf cherche activement des partenaires et des donateurs afin de financer l’année missionnaire avec un coût de 150.000€ pour l’année. Les dons peuvent être faits sur https://dons.chemin-neuf.fr/don/ en signalant le projet « JMJ 2027 ».

Un festival Welcome to Paradise en Corée du Sud

Le voyage s’est ensuite poursuivi au Vietnam, à Taïwan, en Corée du Sud et à Hong Kong afin de tisser des liens et détailler localement le projet auprès des pastorales des jeunes, afin de proposer le festival Welcome to Paradise à plusieurs centaines de jeunes asiatiques.

Le festival Welcome to Paradise sera accueilli dans la ville de Gyeongju, à environ 250 km de Séoul, la Communauté du Chemin Neuf ayant confirmé la collaboration avec l’archidiocèse de Daegu. Des contacts avaient été établis grâce à Father Peter, prêtre sud-coréen, qui avait vécu pendant deux ans à la maison communautaire de Manille lors de son master en théologie.

La participation du Chemin Neuf à l’animation des JMJ à Séoul

Enfin un passage par Séoul, la capitale sud-coréenne où auront lieu les JMJ. La rencontre avec le COL (Comité d’organisation local) des JMJ a confirmé l’attente de l’Eglise catholique pour la Communauté du Chemin Neuf. Le projet consistera en l’animation d’une catéchèse en anglais, des animations pastorales dans la même Église dans les après-midi ainsi qu’un concert de louange sur une des scènes du Festival de la Jeunesse. Il est aussi très probable que la Communauté du Chemin Neuf anime une soirée de prière pour l’unité et la paix (comme à Lisbonne en 2023) en collaboration avec Taizé, MAGIS et d’autres mouvements à la Cathédrale anglicane de Séoul.

Plus qu’un an avant le début de l’édition asiatique des JMJ et du festival Welcome to Paradise. Nous pouvons confier dans nos prières toutes les personnes impliquées dans la préparation. Que cette édition asiatique puisse confirmer l’élan missionnaire de l’Eglise catholique en Asie !

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf en Allemagne

Texte de méditation

Laisse ton lion reposer avec ton agneau
Extrait de « La voix intérieure de l’amour » d’Henri J.M. Nouwen, traduction effectuée par des membres de la communauté.

Il y a en toi un agneau et un lion. La maturité spirituelle te permet de laisser l’agneau et le lion cohabiter. Ton lion, c’est ton moi adulte, autonome et combatif. C’est ton moi qui prend des initiatives et qui prend des décisions. Mais il y a aussi un agneau timide et vulnérable, c’est-à-dire la partie de toi qui a besoin d’affection, de soutien, de reconnaissance, d’attention et de nourriture.
Si tu ne t’occupes que de ton lion, tu te surmèneras et tu seras bientôt épuisé. Et si tu ne t’occupes que de ton agneau, tu seras bientôt victime de ton besoin de plaire aux autres et de les impressionner. L’art de la vie spirituelle consiste à tenir compte sans réserve des deux : de ton lion et de ton agneau. Ainsi, tu peux agir avec assurance et détermination sans mettre tes propres besoins de côté. Et ainsi, tu peux demander de l’affection et de l’attention sans sacrifier ton talent de leader.
Développer ton identité d’enfant de Dieu ne signifie en aucun cas renoncer à tes responsabilités. De même, le fait d’assumer ton moi adulte et autonome ne signifie pas que tu ne puisses pas devenir de plus en plus profondément un enfant de Dieu. Plus tu te sentiras en sécurité et en paix en tant qu’enfant de Dieu, plus tu seras libre d’accomplir ta mission dans ce monde en tant qu’être humain responsable. Et plus tu affirmes que Dieu t’a confié une mission qui t’appartient et que tu dois accomplir, plus tu seras ouvert et libre de réaliser ce désir profond. Le royaume de Dieu et de paix que Jésus est venu établir commence lorsque ton lion et ton agneau reposent ensemble, sans crainte et en toute liberté.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Depuis des années, le festival de Pâques, qui rassemble plus de 80 jeunes venus de toute l’Allemagne à la paroisse universitaire de Bonn, est un lieu de communion et de fraternité. Il fortifie dans la foi la génération Z, déstabilisée par les crises mondiales, et l’encourage à oser faire des pas concrets à la suite du Christ.

Seigneur, nous te rendons grâce pour les nombreux baptêmes et confirmations qui, ici et dans le monde entier, témoignent en cette fête de Pâques du désir que tu inspires aux jeunes comme aux personnes plus âgées.
Nous te prions de continuer à accompagner chacun et chacune à travers ton Église et de leur montrer une place au sein de celle-ci où ils pourront grandir et rendre témoignage de ta miséricorde.

Les 5 et 6 juin 2026, le diocèse de Cologne organise à nouveau un grand congrès de la foi appelé « Kommt und seht », « Venez et Voyez ». Le congrès débutera par la procession de la Fête du Saint-Sacrement à la cathédrale de Cologne.

Nous te demandons d’ouvrir les cœurs et les oreilles dans le dialogue, tant entre serviteurs qu’avec les participants au congrès, au stand de notre Communauté, afin de donner un signe visible de ta prière : « Que tous soient un, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21).




Les guerres et les crises à travers le monde ont contraint de nombreuses personnes d’autres cultures, langues et religions à fuir vers l’Allemagne. Elles vivent souvent dans des conditions très précaires, au cœur même de ce pays riche.

Nous te prions pour tous les gouvernements, afin qu’ils aient la volonté d’intégrer les personnes en quête d’asile et le courage d’emprunter de nouvelles voies de cohabitation. Fais que tous contribuent à bâtir un avenir où la richesse des peuples te rende gloire, toi, le Créateur.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf en Pologne

Texte de méditation

Cardinal Grzegorz Ryś, extrait de l’ouvrage intitulé « Mandatum : faites ceci en mémoire de moi »

Le Christ nous donne le Saint-Esprit au prix de sa mort. Lors de la Cène, il a dit : « Si je ne m’en vais pas, l’Esprit ne vous sera pas envoyé » (Jn 16,7). Le Christ nous donne aussi la lumière de la foi afin que nous comprenions la réalité. Il a dit à ses disciples : « Vous ne comprenez pas maintenant, mais plus tard, vous le comprendrez » (Jn 13, 7). Plus tard – au prix de sa mort.
Et le troisième don : le Christ nous rassemble. Dans l’Évangile dont il est question, les paroles prophétiques de Caïphe sont extraordinaires. Il a en effet annoncé que Jésus mourrait non seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un seul corps les enfants de Dieu dispersés (Jn 11, 52).
Nous pouvons donc être ensemble au prix de la mort de Jésus. Nous pouvons vivre dans l’Esprit Saint au prix de la mort de Jésus. Nous pouvons être des croyants, voir et comprendre correctement la réalité au prix de la mort de Jésus.
Il faut garder ce prix à l’esprit pour ne pas renoncer trop facilement à ces dons – par exemple au don de l’unité. C’est justement celui-là que nous abandonnons le plus facilement. (…) Ce n’est pas seulement l’attachement aux coutumes ou aux traditions ecclésiales qui peut nous diviser ; toute discussion politique y parvient tout aussi facilement.
… Le Christ est mort pour que nous soyons un.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Des combats font rage à la frontière orientale de la Pologne, et de nombreux Ukrainiens sont contraints de quitter leur pays.

Seigneur, nous te prions d’accomplir le miracle de mettre fin aux combats dans les pays en proie à des conflits. Accorde la grâce de la réconciliation aux nations en conflit.

À Mistów, le Centre Siloe ouvre ses portes.

Seigneur, nous te confions ce lieu, les sœurs et les frères qui y travaillent, ainsi que les personnes accueillies pour un séjour temporaire. Donne-nous de construire une maison selon ton cœur.

Les paroisses animées par les sœurs et les frères de la Communauté du Chemin Neuf à Wesoła et à Mistów sont des lieux de rencontre pour des personnes issues de divers contextes ecclésiaux et sociaux.

Seigneur, nous te prions de faire en sorte que toutes les paroisses confiées à la communauté du Chemin Neuf soient des lieux où l’on témoigne de ton amour et où l’on construit l’unité.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté du Chemin Neuf à Val de Paix au Canada

Texte de méditation

La paix soit avec vous tous, vers une paix désarmée et désarmante
Message de sa sainteté le pape Léon XIV
pour la 59e Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/peace/documents/20251208-messaggio-pace.html

« La paix soit avec vous ! ».
Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. « La paix soit avec vous » (Jn 20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. […]
C’est le Bon Pasteur qui a vaincu la mort et abattu les murs de séparation entre les êtres humains (cf. Ep 2, 14) ; c’est Lui qui donne sa vie pour son troupeau et qui a beaucoup de brebis en dehors de la clôture de la bergerie (cf. Jn 10, 11.16) : le Christ, notre paix. Sa présence, son offrande, sa victoire rejaillissent sur la persévérance de nombreux témoins grâce auxquels l’œuvre de Dieu se poursuit dans le monde, devenant même davantage perceptible et lumineuse dans l’obscurité des temps.
La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte. La paix a le souffle de l’éternel. […] Que nous ayons le don de la foi ou qu’il nous semble ne pas l’avoir, chers frères et sœurs, ouvrons-nous à la paix ! Accueillons-la et reconnaissons-la, plutôt que de la considérer comme lointaine et impossible.
[…] Avec l’action, il est plus que jamais nécessaire de cultiver la prière, la spiritualité, le dialogue œcuménique et interreligieux comme voies de paix et langages de rencontre entre traditions et cultures. Partout dans le monde, il est à souhaiter que « chaque communauté devienne une « maison de paix », où l’on apprend à désamorcer l’hostilité par le dialogue, où l’on pratique la justice et cultive le pardon ». Aujourd’hui plus que jamais, en effet, il faut montrer que la paix n’est pas une utopie, grâce à une créativité pastorale attentive et fructueuse.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

En ces jours douloureux, nos cœurs se tournent vers le Moyen-Orient, cette terre millénaire où le souffle de l’histoire rencontre la douleur du présent. Que la lumière de la sagesse éclaire l’esprit de ceux qui décident, pour qu’ils choisissent le dialogue plutôt que la force et la main tendue plutôt que le poing fermé.

Seigneur, source de toute paix et de toute vie, nous déposons devant Toi nos espoirs pour tous les peuples qui l’habitent, afin que le fracas des armes s’efface devant le murmure de la paix. Sèche les larmes des familles, protège l’innocence des enfants et transforme ces terres de conflit en jardins de rencontre. Que chaque mur de division devienne un pont, et que chaque peur se transforme en une volonté sincère de bâtir un avenir commun.

Du 11 au 13 juin, aura lieu à Val de Paix, une rencontre régionale JC2033 (Jesus Celebration 2033) USA–Canada qui rassemblera des leaders de diverses confessions chrétiennes pour partager la vision, s’encourager mutuellement et se mobiliser autour du message central de l’Évangile : Christ est ressuscité !

Seigneur Jésus, Toi le Ressuscité, nous Te prions avec un cœur rempli d’espérance pour chaque participant venant du Canada, des États-Unis et d’ailleurs. Que notre maison de val de Paix devienne le jardin d’une nouvelle Pentecôte, afin que, dans notre diversité œcuménique, nous ne soyons qu’un seul corps. Que Ta joie rayonne sur nos visages et que notre unité soit un témoignage vivant pour le monde.

Le Canada est reconnu mondialement comme une terre d’accueil qui s’appuie sur une tradition humanitaire et une forte immigration pour sa croissance. Cependant, dans un monde en crise, il n’est pas à l’abri des troubles mondiaux, subissant des impacts directs sur plusieurs plans.

Seigneur, Source de toute Vie et de toute Paix, nous Te rendons grâce pour la beauté de cette terre de liberté où chaque personne peut s’épanouir et vivre en sécurité. Fais que ce pays demeure une terre d’accueil, où le cœur reste ouvert à l’étranger. Inspire-nous le courage de chérir nos différences et apprends-nous à écouter avec bienveillance, à reconnaître la richesse de l’autre et à bâtir des ponts là où certains voudraient élever des murs.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)